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Assimilation et Conservation

En 1971, sous l’égide du premier ministre Pierre Elliott Trudeau, le Canada a adopté une politique officielle de multiculturalisme, devenant le premier pays au monde à le faire. Le site Web du département du Patrimoine canadien déclare que:

Le multiculturalisme canadien découle, à la base, de notre conviction que tous les citoyens sont égaux. Il permet à tous les citoyens de conserver leur identité, d'être fiers de leurs ancêtres et d'éprouver un sentiment d'appartenance. L'acceptation donne aux Canadiens un sentiment de sécurité et de confiance en soi qui les rend plus ouverts aux diverses cultures et plus tolérants envers celles-ci...
Muskrat Pelts

Le Canada accueille des gens de partout au monde et a l’un des plus hauts taux d’immigration de tous les pays par personne. Le Canada est considéré comme un pays d’immigrants. Une fois arrivés au Canada, beaucoup de gens célèbrent leur patrimoine en participant à des associations ou événements tels que des troupes de danse, des groupes religieux, des équipes sportives, et des festivités culturelles.

Cependant, peu importe la solidité de ces associations, pour beaucoup de gens, quitter leur terre natale pour venir au Canada implique un choc culturel. La vie au Canada n’est pas la même que celle de leur pays natal, même s’ils sont entourés d’amis, de familles et d’associations culturelles. Bien que le multiculturalisme officiel permette et encourage les immigrants à apporter leur culture au Canada s’ils le souhaitent, l’on attend des immigrants qu’ils adaptent leur style de vie à la vie canadienne. Quelque fois, ces adaptations sont pragmatiques, comme le fait de porter des vêtements d’hiver par dessus des vêtements traditionnels ou religieux. Mais, le plus souvent elles sont sociales ou légales. Les coutumes et lois sont différentes au Canada que dans d’autres pays et l’on attend des immigrants qu’ils respectent ces différences de la même manière que l’on attend des Canadiens qu’ils honorent les différentes cultures.

Dogrib men at Great Slave Lake

Au Canada, il y a des normes standardisées établies qui dirigent la conduite, tel que le fait d’accueillir une personne en lui serrant la main, qui peuvent être différentes dans les autres cultures; immigrer signifie s’ajuster à ces normes. De plus, quelques pratiques, telle la polygamie, étant légales dans d’autres pays sont illégales au Canada. Alors que beaucoup d’immigrants souhaitent conserver leur culture, leur langue et religion quand ils arrivent au Canada, ils réalisent qu’ils doivent faire des sacrifices à ce désir afin de s’intégrer dans la société. Choisir quels aspects de leur culture conserver et quelles coutumes canadiennes adopter est l’une des décisions les plus importantes que doivent prendre les immigrants.

Kainai (Blood) artist Gerald Tailfeathers

Rétention Culturelle

La décision de conserver sa culture comme étant séparée et distincte du reste de la société est connue comme étant la protection de la culture ou rétention culturelle. Le plus souvent, ce choix est collectif, telle que la décision de certains des premiers immigrants islandais d’établir une communauté connue comme étant la Nouvelle Islande au nord de Winnipeg. Ils cherchaient à établir une communauté où ils pourraient préserver leur langue, leurs techniques agricoles, leurs pratiques vestimentaires et leur religion des forces extérieures. De nos jours, les huttériens sont un exemple de groupe qui a conservé sa culture. Peut être que d’autres groupes n’appliquent pas cette forme d’isolation du reste de la société de la même façon que ces deux groupes, mais les immigrants sont encore attirés par les régions où des compatriotes se sont installés dans le passé. On peut le voir par le fait que la grande majorité des nouveaux arrivants choisissent de vivre à Montréal, Toronto et Vancouver. Vivre avec des personnes d’origine semblable permet aux nouveaux immigrants de continuer à parler leur langue maternelle, de manger de la nourriture dont ils sont habitués, de pratiquer leur religion choisie, de porter des vêtements traditionnels, et de participer à des événements culturels (tels le nouvel an chinois ou le ramadan). Des fois, le choix de conserver la culture est familial ou individuel. Ce qui peut être dû à des croyances particulières ou au fait qu’il y a une petite population de leur groupe ethnique à l’endroit où ils vivent.

L’Assimilation

Santa Maria Goretti Procession

Le contraire de la rétention culturelle est l’assimilation. L’assimilation arrive quand une personne ou un groupe adopte les caractéristiques dominantes d’un groupe plus grand, si bien qu’on ne peut plus vraiment les distinguer du plus grand groupe. Certaines personnes ne s’assimilent pas complètement mais, à la place, elles renoncent à certains aspects de leur culture pour adopter celle du groupe dominant tout en conservant d’autres aspects. L’assimilation se réalise plus facilement pour les groupes qui partagent des caractéristiques identiques.

Par exemple, les immigrants néerlandais en Alberta se sont assimilés plutôt rapidement à la société parce qu’ils partageaient la même profession (agriculture) religion (chrétienté) et histoire (venant de l’Europe du Nord). Les Néerlandais sont aussi un exemple de groupe qui voyait des avantages à s’adapter à la plus grande société et ont essayé de s’assimiler.

Pour d’autres groupes, par contre, même s’ils le souhaitent, s’assimiler est plus difficile. Tandis qu’elle devient de plus en plus diverse, la population canadienne demeure majoritairement chrétienne et caucasienne. Les immigrants qui n’entrent pas dans cette catégorie, tels que les Somaliens, trouvent que l’assimilation est rendue plus compliquée. Même si un Somalien adopte la langue, le code vestimentaire, la religion et les coutumes canadiennes, sa couleur de peau l’empêche de se couler dans la majorité.

Problématique et Décisions

Serving food at the Italian Pavilion

Comme il l’a été mentionné plus haut, pour les nouveaux arrivants, immigrer au Canada rend impossible la conservation de l’intégralité de leur culture et de leur style de vie. La problématique à laquelle de nombreux immigrants doivent faire face est de savoir quoi conserver et à quoi s’ajuster. La plupart des gens conservent leur religion et leurs célébrations culturelles, tandis que dans le même temps ils s’ajustent à la majorité en apprenant l’anglais ou le français, soit pour trouver du travail, soit en tant que partie du processus de devenir citoyens canadiens. Après avoir pris de telles décisions, beaucoup d’immigrants doivent faire face à des choix plus difficiles: est-ce que le costume traditionnel ou «canadien» devrait être porté? Est-ce que la nourriture ethnique ou «canadienne» devrait être mangée?

Calabrese handicrafts on display

Pour différents groupes et personnes, les réponses sont différentes. Une solution fréquente est de conserver sa culture à la maison, comme le font les Chinois qui parlent en mandarin aux membres de leur famille tout en adoptant des pratiques canadiennes en public.

Un thème commun touchant tous les groupes d’immigrants est que le désir de conserver une culture distincte diminue avec les générations successives (bien que de nouvelles vagues d’immigration puissent affecter ce fait). Les gens nés dans un pays étranger hésitent souvent à abandonner les coutumes et les normes dans lesquelles ils ont grandi et peuvent considérer la société canadienne comme étant étrange et étrangère. Cependant, les jeunes immigrants ou les enfants d’immigrants nés au Canada peuvent grandir en considérant le style de vie canadien comme étant normal et la terre natale de leurs parents étrangère. La plus jeune génération peut tout à fait ne pas se sentir obligée de se tenir à la culture traditionnelle et peut trouver plus facile d’adapter les traditions à leur nouveau style de vie.

Calabrese display at the Italian Pavilion

Cette différence peut mener à des tensions entre générations. La différence dans les rites de rencontres entre le Canada et autres pays, particulièrement pour les femmes, en est un exemple. Au Canada, l’interaction entre hommes et femmes est encouragée et la rencontre (quoique pas toujours) est un processus informel. Dans d’autres pays, tels que l’Inde, par contre, il existe des règles entourant l’interaction entre hommes et femmes, et la rencontre est considérée comme une étape vers le mariage qui doit être approuvée, sinon initiée, par les parents. Les parents immigrants de ces pays renforcent les règles culturelles conservatrices tandis que leurs filles, ayant grandi au Canada, sentent qu’elles devraient être autorisées à agir de la même façon que leurs amies. Cela peut causer des arguments car les parents sentent que leurs enfants ne les respectent pas, tandis que les enfants sentent que leurs parents leur dénient un droit de base dont d’autres personnes jouissent.

Tandis que ces ajustements nécessitent la prise de décisions de la part des immigrants, ces derniers n’ont pas d’autre choix que de faire ces ajustements nécessités par la loi.

L’égalité de sexes est une loi qui peut être différente au Canada que dans le pays natal. Au Canada, les hommes et femmes ont les mêmes droits d’égalité et sont traités de la même manière sous la loi. Par exemple, les deux genres peuvent voter, se présenter aux élections, porter les vêtements de leurs choix, ou travailler dans n’importe quel domaine. Dans des pays comme l’Iran, les femmes ne jouissent pas toujours de ces droits, souvent à cause des croyances religieuses. Cela affecte les familles qui immigrent au Canada parce que les rôles traditionnels sont altérés avec ce déplacement.

Les hommes s’ajustent aux nouveaux droits de leur épouse ou fiancée, de leurs filles ou sœurs tandis que les femmes s’ajustent à l’exercice de ces droits. Par exemple, quelques immigrantes entrent dans la population active pour la première fois après leur arrivée au Canada, souvent par nécessité économique. L’interdiction de la pratique de la polygamie au Canada est un autre exemple. Certaines sectes de différentes religions, telles que les mormons, suivent cette tradition. Quand ils viennent au Canada, par contre, ils doivent renoncer à cette tradition.

Bien que le Canada soit un pays multiculturel, en s’attendant à ce que les immigrants suivent les lois locales, il place des limites sur l’étendue du multiculturalisme pratiqué. L’objectif est de respecter et de pratiquer les cultures diverses au pays tout en établissant une société cohésive basée sur des normes et des valeurs identiques. Devenir Canadien signifie adopter ces valeurs en échange de jouir des droits et libertés accordés à tous les citoyens

Albertasource Website Resources

Nature's Law: Constitutional rights and responsibilities
Alberta Politics: Citizenship
Alberta Politics: Voting Rights
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