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Alberta Online Encyclopedia

Alberta : Internements

Loi sur les mesures de guerre

En 1914, la Loi sur les mesures de guerre est passée par le gouvernement canadien. Le Premier ministre et le Cabinet sont autorisés à déclarer active cette loi si le Canada est menacé d’une insurrection ou émeute «réelle» ou «redoutée». La loi donne au Cabinet fédéral le pouvoir de censurer les medias, d’emprisonner les gens sans procès et, d’une manière générale, d’agir comme un état dictatorial. Le Cabinet a aussi l’autorité d’arrêter, de détenir, de déporter et de saisir les biens des gens sans leur accorder un procès. Le Premier ministre et le Cabinet sont aussi autorisés à agir sans l’approbation du Parlement. En 1960, la Déclaration canadienne des droits est passée. Elle amende (change), la Loi sur les mesures de guerre, stipulant que le gouvernement ne peut pas violer ou retirer aucun droit et liberté des citoyens qui sont reconnus par la Déclaration canadienne des droits. La Loi sur les mesures de guerre a été invoquée ou utilisée trois fois dans l’histoire du Canada: durant la Première Guerre mondiale, la Deuxième Guerre mondiale et en 1970 durant la crise intérieure au Québec.

La Loi sur les mesures de guerre est finalement annulée, ou retirée, quand la Loi sur les mesures d’urgence est passée en 1988. La Loi sur les mesures d’urgence stipule que le gouvernement est obligé de maintenir la sécurité des individus et les valeurs de l’État. Par contre, la loi stipule aussi qu’en temps d’urgences nationales, le gouvernement a le pouvoir temporaire de s’occuper de ces problèmes. Même durant ces temps d’urgences, le Premier ministre et le Cabinet doivent dépendre d’un suivi parlementaire et d’une approbation. La Loi sur les mesures d’urgence prépare le gouvernement pour les urgences de bien-être public, d’ordre public, internationales ou de guerre. Les gens qui ont souffert à cause de cette loi sont sensés être indemnisés par le gouvernement. Même quand ils traitent des problèmes d’urgence, le Premier ministre et le Cabinet ne sont pas autorisés de passer outre les droits de base des individus tels que :

  • le droit à la vie
  • le droit à la protection contre les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
  • le droit à la protection contre l'esclavage
  • le droit à la protection contre l'emprisonnement pour dettes
  • le droit à la protection contre la criminalisation rétroactive de certains actes
  • le droit de chacun à la reconnaissance de sa personnalité juridique
  • les libertés de pensée, de conscience et de religion.

Pour en savoir plus…

Loi sur les mesures de guerre, Canadian Encyclopedia (en anglais)

Loi sur les mesures de guerre, Canadian Youth Encyclopedia (en anglais)

Internement pendant la Première Guerre Mondiale

Lors de la Première Guerre mondiale, le Canada va en guerre contre l’Allemagne et ses alliés, c'est-à-dire les Empires austro-hongrois et turcs. Le Canada invoque aussi la Loi sur les mesures de guerre pour la première fois. S’il y a des soupçons que des immigrants des pays ennemis vivant au Canada travaillent contre les intérêts du Canada, alors ils doivent être internés. Peu de femmes et enfants sont internés, et celles qui le sont le font volontairement pour rejoindre leur mari ou père. À travers le Canada, 8 576 hommes sont internés dans vingt quatre camps. 5 954 sont des Austro-hongrois, 2009 sont Allemands, 205 sont Turcs et 99 sont Bulgares, Hongrois, Roumains, Ukrainiens, et d’autres personnes issues d’Europe de l’Est sont internées comme Austro-hongrois parce qu’ils ont vécu, une fois, dans l’Empire austro-hongrois. Les camps d’internement comprenaient principalement des mineurs démis ou des travailleurs urbains. Certaines communautés prennent aussi la guerre comme prétexte pour débarrasser la région de gens qu’elles ne veulent pas avoir et expédient les nouveaux immigrants dans les camps. Le gouvernement canadien ne peut pas se permettre d’interner les agriculteurs. Avec tant d’hommes combattant outre mer, il est nécessaire de garder autant d’hommes que possible à travailler pour produire de la nourriture. Cependant, même les agriculteurs doivent s’enregistrer à la police, avoir leurs empreintes digitales prises, porter une carte d’identité et remettre toutes leurs armes à feu. Le gouvernement ferme les écoles, églises, associations, et les journaux dirigés par les soi-disant ennemis étrangers. Beaucoup d’entreprises allemandes et austro-hongroises sont aussi forcées de fermer. Les camps d’internement ont généralement des conditions de vie très pauvres. Les bâtiments sont froids, humides et surpeuplés. Quand il y a des manques de main d’œuvre, les hommes des camps d’internement doivent s’occuper du travail physique pénible. Beaucoup d’internés ont été gardés dans les camps jusqu’en 1920, deux ans après la fin officielle de la guerre.

Pour de plus amples renseignments sur l’internement durant la Première Guerre Mondiale, visiter le site When Coal Was King, fruit de la Heritage Community Foundation intitulé : c’est là où se trouve l’extrait suivant.

Un polonais-canadien, dans le livre It's a Miner's Life de J. E. Russell (East Coulee, Alberta: Atlas Coal Mine Historical Society, 1995), décrit ainsi son expérience :

During World War One, I had to report to the police every month. All Austrian citizens had to do the same… Those who reported regularly had no problems. Those who failed to report were in trouble and were sent to the special labour camps in British Columbia. Once I failed to report to the difficulties authorities for three months. I was having at work. I remember as if it were today. I was coming home from work in the mine. It was midnight, the moon was shining brightly and the night was beautiful. I was thinking that the next morning I would walk the seven miles into town and report to the police. I stopped a moment, looked at the moon and sorrow welled up in me. I said to myself "Oh God, good God, is there anybody in the world who could talk to the angels on behalf of us Poles? Why am I supposed to go there? What for? I am not guilty of anything. I do not owe anyone anything. Austria is not my country.

Waslaw Fridel - Retired Alberta coal miner.
First appearing in Polish Settlers in Alberta (Toronto) 1979. p. 328

According to Howard Palmer, author of Patterns of Prejudice, A History of Nativism in Alberta, coal miners working in Alberta's Drumheller Valley — individuals deemed "enemy aliens" — faced not only possible imprisonment because of their birthplace, but those naturalized after 1902 were also suddenly disenfranchised under the Wartime Elections Act. The Act passed by Prime Minister Robert Borden's conscriptionist Union government was legislated under the belief that the "foreigners" traditionally voted Liberal and thus, could threaten the victory of Borden's government.

To make conditions even more difficult for any immigrant eastern European coal miner, the passing of the War Measures Act enabled the federal government to take any actions it determine necessary in a time of war. The Drumheller Valley coal miner never posed any actual threat to national security and the passing of such legislation was not done in answer to any "enemy aliens" posing a real threat. It was done mainly as a response to public pressure.

Pour en savoir plus…

Internment, Canadian Encyclopedia (en anglais)

Palmer, Howard, et Tamara Palmer, eds. Peoples of Alberta: Portraits of Cultural Diversity. Saskatoon: Western Producer Prairie Books, 1985. pp. 8, 23, 225, 251, 304

Albertans — Who Do They Think They Are: Germans

Internement pendant la Deuxième Guerre Mondiale

La Deuxième Guerre mondiale éclate en 1939. Le 10 juin 1940, l’Italie déclare la guerre contre le Canada. La GRC agit rapidement pour restreindre les actions des Italiens vivant au Canada. Durant la guerre, plus de sept cent Canadiens italiens sont internés. La plupart de ces internés viennent de villes de l’Ontario et du Québec, bien que certains viennent de l’Ouest canadien. Les Italiens de l’Alberta sont obligés de s’enregistrer et de se présenter à la GRC mensuellement et de porter des cartes d’identités. Aussi, ils ne sont pas autorisés à se déplacer librement et toutes les associations italiennes sont forcées de fermer.

Bien qu’étant en guerre une nouvelle fois contre l’Allemagne et l’Autriche, les Allemands et Autrichiens du Canada ne souffrent pas autant de discrimination que lors de la Première Guerre mondiale. À la place, la haine et la discrimination sont dirigées contre les Canadiens japonais. Le 7 décembre 1941, le Japon bombarde la base navale de Pearl Harbor. Une frénésie de sentiments anti-japonais surgit chez les Canadiens. La GRC commencent à arrêter les Canadiens japonais de la Colombie-Britannique qu’elle soupçonne. En février 1942, toute personne d’origine japonaise dans un rayon de cent milles de la côte pacifique est arrêtée. Au début, ces personnes sont envoyées au parc Hasting dans le centre ville de Vancouver.

Les conditions sont horribles et beaucoup de femmes et enfants ont pour abris ce qui était utilisé comme étables à bestiaux. Tous les 20 000 Japonais retirés de la côte ne sont pas tous internés. Cependant, même ceux qui sont envoyés dans des petits établissements à l’intérieur de la Colombie-Britannique ou ailleurs au Canada sont forcés de porter sur eux une carte d’identité, de se présenter à la GRC et d’éviter de se rendre dans les villes. Beaucoup de Canadiens japonais sont envoyés dans des camps d’internements où les hommes sont forcés de faire le travail physique pénible de la construction des routes. Certaines personnes sont envoyées en Alberta pour faire le travail épuisant dans les champs de betteraves à sucre. Les Japonais déplacés vivent dans de pauvres conditions physiques. Ils ont souvent froids et ont faim et doivent faire des travaux éreintants. Il y a aussi des problèmes éducatifs avec les écoliers japonais dans les camps d’internement. Aucun niveau de gouvernement ne désire payer pour l’éducation et les Japonais sont forcés de payer eux-mêmes. Par conséquent, de nombreux enfants japonais qui sont internés ne peuvent pas finir l’école secondaire. Ce n’est pas avant 1949 que tous les camps d’internement sont fermés, les restrictions visant les Canadiens japonais sont levées et que ces derniers peuvent voter de nouveau et vivre en Colombie-Britannique. Par contre, quand les Japonais ont été forcés de quitter leurs maisons, le gouvernement avait saisi beaucoup de leurs biens, incluant les bateaux de pêche, maisons et voitures. Il avait mit aux enchères ces possessions pour tenter d’empêcher les Japonais de retourner en Colombie-Britannique. C’est ainsi que, en 1949, beaucoup de Japonais se retrouvent sans foyer ou possessions. Soixante-dix pour cent des Japonais internés ou enregistrés étaient des citoyens canadiens.

Le gouvernement canadien fait des excuses pour ses actions passées

Après avoir adopté une politique sur le multiculturalisme, le gouvernement canadien a commencé à considérer de faire des excuses pour ses actions passées. Le Premier ministre Brian Mulroney s’est officiellement excusé pour l’internement des Japonais, la saisie de leurs propriétés, et pour leur avoir retiré leurs droits de citoyens. Le gouvernement a aussi indemnisé les personnes directement impliquées dans les événements des années de guerre.

Pour en savoir plus…

Internement japonais

Albertans — Who Do They Think They Are: Japanese (en anglais)

Japanese-Canadian History: The War Years (en anglais)

Internement italien

Celebrating Alberta’s Italian Community: Internment (en anglais)


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