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Violations internationales des droits de la personne

Adolf Hitler et le Troisième Reich

En 1933, Adolf Hitler arrive au pouvoir en Allemagne. Il est le chef du parti national-socialiste des travailleurs allemands, ou parti nazi, et son régime est connu comme étant le Troisième Reich. Non seulement Hitler envahit et occupe une grande partie de l’Europe, mais il mène aussi une campagne de meurtres en masse, ou génocide, contre des millions de gens soi-disant «indésirables» qui vivent en Allemagne et en territoires occupés. Ce génocide est connu comme étant l’Holocauste. Les nazis veulent que tous les Allemands vivent ensemble dans une région démunie de personnes d’origine ethnique différente de la leur vivant aux alentours. Pour ce faire, ils suivent une politique de purification raciale. Les personnes qui vont contaminer la super race qu’Hitler et les nazis essayent de créer, sont persécutées et tuées. Bien qu’Hitler lui-même prend pour cible particulièrement les Juifs, de nombreux officiels nazis persécutent aussi et tuent les Roms (tsiganes), les homosexuels, les Afro-Allemands, les Polonais, les Slaves et les personnes à déficiences physiques ou mentales. Bien que les nazis soient un groupe extrémiste, leurs idées racistes atteignent un champ fertile et ils sont en moyen de construire sur les préjudices des gens déjà existants. Les groupes visés par les nazis sont victimes de discrimination depuis des années, et les nazis entament leur persécution en intensifiant simplement la législation discriminatoire existante.

Graduellement, la persécution s’intensifie durant les années du Troisième Reich. Les nazis commencent par passer des lois qui restreignent le déplacement des gens ou les empêchent d’accéder à certains emplois. Puis ils commencent à passer des lois qui mandatent la stérilisation, des personnes handicapées spécialement. Alors que les années d’avant guerre passent, les lois deviennent de plus en plus extrêmes et les personnes indésirables sont placées dans des camps de travail. Les conditions dans ces camps sont horribles et beaucoup de gens meurent de faim ou de maladies. Les personnes handicapées sont exterminées sous un programme d’euthanasie. Des années de propagande raciste combinée avec les effets d’une guerre majeure, font que beaucoup d’Allemands commencent à banaliser la vie humaine. Beaucoup cessent de considérer les personnes indésirables comme des êtres humains, et commencent simplement à les voir comme une peste dont on doit se débarrasser. Par conséquent, la persécution nazie s’intensifie graduellement. En 1942, des escadrons de la mort mobiles sont formés tout comme des camps de la mort où des milliers de Juifs et autres sont gazés à mort quotidiennement. D’ici la fin de la guerre, plus de six millions de Juifs ont été tués de même que des millions de Polonais, de Slaves, de Roms (tsiganes), d’Afro-Allemands, de personnes à déficiences mentales ou physiques, et autres étrangers. (Trad. YLG) (Bergen, Doris L. War and Genocide: A Concise History of the Holocaust. Rowman and Littlechild, 2003.)

Le 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations Unies proclame la Déclaration universelle des droits de l’homme. La déclaration stipule que tous les êtres humains sur la planète sont égaux et doivent avoir les mêmes droits de liberté, dignité, et droits regardant l’origine ethnique. Par contre, en dépit de cela, les génocides, ou l’extermination systématique de groupes de personnes appartenant à un groupe ethnique spécifique ont continué à se produire.

Les Balkans (anciennement la Yougoslavie)

Un récent génocide a eu lieu dans les Balkans. En 1980, Tito, Chef de la Yougoslavie depuis 1945, décède. Les groupes ethniques variés vivant en Yougoslavie commencent à lutter pour leur indépendance, et le 3 mars 1992, la Bosnie-Herzégovine déclare son indépendance. Initialement, elle désire préserver sa nature multiculturelle. Cependant, les Serbes dans le pays veulent faire partie d’une Serbie plus élargie et les Serbes et les Croates forment des groupes de miliciens. Le pays est bientôt plongé dans la guerre. Durant cette guerre, les groupes ennemis ne se limitent pas à combattre les armées ennemies, ils établissent aussi des camps de concentrations et suivent un processus de nettoyage ethnique. Chaque groupe persécute et tue toutes les personnes dans les territoires qu’il occupe qui ne sont pas membres de son groupe ethnique. Durant la guerre 200 000 personnes sont tuées et 200 000 autres personnes sont blessées. 60 pour cent des habitations en Bosnie-Herzégovine sont détruites, la moitié des écoles et un tiers des hôpitaux sont rasés par incendies. Une grande partie de la campagne est aussi détruite. Il y a des produits polluants toxiques dans les rivières et les champs sont parsemés de mines. L’ONU agit en envoyant une force d’action pour la paix, mais elle n’est pas assez forte pour mettre fin au conflit en premier lieu. Ce n’est pas avant 1995 qu’un traité de paix est finalement signé et deux républiques sont créées, la fédération de Bosnie et Herzégovine et la République serbe (Republika Srska). Les forces de la paix sont encore dans la région. En 2004, l’OTAN a retiré ses 60 000 soldats pour faire place à une Force d’union européenne. (Pour de plus amples renseignements, visiter le site West Balkans, un de plusieurs sites de la Heritage Community Foundation qui font partie de la série de Heritage Diversity Edukits.

En 1993, Le Tribunal criminel international pour l’ancienne Yougoslavie (TCIY) est créé pour poursuivre en justice les auteurs du génocide en Yougoslavie. Le TCIY est la première cour criminelle internationale à appliquer spécifiquement le corps de lois humanitaires internationales existant et poursuivre en justice les auteurs de crimes contre l’humanité et de génocide. Les victimes agissent comme témoins importants durant les procès et le TCIY tente de leur montrer que leurs souffrances ne sont pas oubliées. Le TCIY essaye aussi de personnaliser les crimes et de tenir responsables les chefs de leurs actions, plutôt que leur nation ou communautés. De cette façon, le TCIY espère que les groupes opposés seront dans la capacité de faire un arrangement plus vite que si leurs chefs leur étaient liés.

Pour en savoir plus…

ICTY at a Glance (en anglais)


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