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Immigration allemande en Alberta

Au dix-neuvième siècle, la carte européenne subit plusieurs changements, les frontières ne sont pas alors ce quelles sont de nos jours. Par conséquent, beaucoup des immigrants parlant allemand qui viennent au Canada ne sont pas spécifiquement issus de l’Allemagne. Ils viennent de différents pays comme l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, la Tchécoslovaquie, la Hongrie et autres nations de l’Europe de l’Est. Bien que ces groupes soient culturellement uniques, les profils de leur immigration sont quasiment identiques.

Beaucoup de gens parlant allemand commencent à venir au Canada dans les années 1880 et sont encouragés à s’établir en Alberta. En 1883, la première colonie allemande voit le jour à Pincher Creek et, six ans plus tard, cent familles allemandes s’installent à Medecine Hat. En 1892, la ligne de chemin de fer Calgary-Edmonton est achevée et de nombreux germanophones commencent à s’établir dans la région autour d’Edmonton, créant de petites communautés telles que Leduc et Stony Plain. Les germanophones sont au top de la liste d’immigrants désirés de Sifton, d’une part à cause de leur nature de travailleurs besogneux, et d’autre part parce que leur culture est assez identique à la culture anglo-saxonne dominante. Les immigrants allemands ne forment pas un groupe homogène. Ils viennent de différents pays et sont membres d’une large variété d’Églises incluant les Églises protestante, luthérienne et Catholique. La plupart de ces premiers colons allemands sont voués à la vie rurale et à l’église, bien que l’on trouve aussi quelques travailleurs germanophones citadins. Beaucoup de germanophones des Alpes suisses s’installent dans les montagnes Rocheuses et trouvent du travail comme guides de montagnes.

Avant la Première Guerre mondiale, une personne sur dix en Alberta est germanophone, et les communautés de ces personnes tendent à être bien acceptées par les autres Albertains. Cependant, quand le Canada entre en guerre contre l’Allemagne en 1914, la discrimination contre les germanophones de l’Alberta se répand à large échelle. Beaucoup de travailleurs sont renvoyés, des Allemands dénaturalisés sont placés dans des camps d’internement, et les écoles et églises germanophones sont fermées. De nombreuses villes changent aussi leur nom en un nom qui sonne plus anglais. Calstadt devient Alderson et Düsseldorf devient Freedom.

En 1923, le gouvernement canadien, qui a mis fin à toute immigration allemande pendant la guerre, autorise de nouveau les germanophones à venir au pays. En 1925, l’Accord sur les chemins de fer est signé et, d’ici la fin des années 1920, les compagnies de chemins de fer amènent plus de douze mille personnes de langue allemande en Alberta. Ces immigrants sont majoritairement des fermiers qui s’installent dans la région centre nord de la province. Beaucoup d’entre eux sont issus de l’Autriche qui souffre de problèmes économiques après la Première Guerre mondiale. Parmi eux, il se trouve des artisans talentueux qui vont dans les centres urbains pour trouver du travail. En 1938, la «Anschluss», l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne, se réalise et des réfugiés politiques autrichiens entrent en masse au Canada. Ce sont principalement des personnes éduquées issues des villes.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, le sentiment anti-allemand n’est pas aussi sévère qu’il l’a été durant la guerre précédente, bien que ce n’est que cinq ans après la fin de la guerre, en 1950, que les germanophones d’Allemagne sont autorisés à venir au Canada de nouveau. Les immigrants de langue allemande qui immigrent dans les années 1940, sont envoyés pour travailler dans les champs de betteraves à sucre dans le sud de l’Alberta. Les immigrants d’après guerre tendent à être des gens bien éduqués issus de centres urbains et, par conséquent, ils s’installent principalement dans les villes albertaines. L’immigration allemande au Canada commence à décliner dans les années 1950, et dans les années 1960 environ 1 pour cent de tous les immigrants sont germanophones.

Les immigrants de langue allemande tendent à s’assimiler rapidement dans la culture générale albertaine et commencent à épouser des membres d’autres groupes ethniques assez tôt dans l’histoire de leur immigration. De nos jours, il y a plus de 500 000 germanophones en Alberta, constituant ainsi le deuxième plus grand groupe ethnique.

Audio
As part of the CKUA's “Heritage Trails” radio series, host Cheryl Croucher discusses German immigration to Alberta and the shame many of these immigrants felt after WWII. (Running Time: 2:47 minutes) For more information on the CKUA Heritage Trails, see the Audio section. LISTEN

Sources:
http://www.abheritage.ca/albertans/people/german.html
http://www.abheritage.ca/albertans/people/swiss.html
http://www.abheritage.ca/albertans/people/austrian.html
http://www40.statcan.ca/l01/cst01/demo26j.htm

Palmer, Howard. Land of the Second Chance: A History of Ethnic Groups in Southern Alberta. Lethbridge: The Lethbridge Herald, 1972.

Palmer, Howard, and Tamara Palmer, eds. Peoples of Alberta: Portraits of Cultural Diversity. Saskatoon: Western Producer Prairie Books, 1985.


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