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Liban

Le Liban est situé au Moyen-Orient, niché entre la mer méditerranéenne à l’ouest, Israël au sud et la Syrie au nord et à l’est. Sa situation, en tant que point clé des voyages entre l’Europe et le Moyen-Orient, le place historiquement sur les anciennes voies de commerce internationales. Sa position sur ces voies commerciales en fait aussi la cible d’invasion par diverses civilisations, et le pays tombe sous le contrôle d’Alexandre le Grand, des arabes, des ottomans, et des Français au cours des siècles. Depuis son indépendance en 1943, le Liban a été incapable de se débarrasser d’interférences et d’occupation par les étrangers.

Le commerce et les conquêtes ont créé une nation religieusement diverse faite d’une population musulmane majoritaire et d’une minorité chrétienne. Ces trois facteurs ont formé une histoire tumultueuse, faite à la fois de prospérité et de dévastation. À leur tour, ces trois périodes ont affecté l’immigration libanaise au Canada; en temps de prospérité l’immigration a chuté, tandis qu’en temps de luttes les gens ont quitté le pays dans l’espoir de se bâtir un avenir meilleur dans un nouveau pays.

Les premiers immigrants commencent à arriver au Canada au début des années 1880. La majorité de ces immigrants sont des jeunes hommes célibataires et chrétiens. Ils s’installent principalement à Montréal et établissent des petites entreprises. Avec le temps, les immigrants libanais commencent à déménager dans l’Ouest. Ils font leur chemin à travers le pays comme colporteurs, vendant des marchandises pendant leur voyage. En Alberta, certains continuent ce style de vie ou établissent des magasins permanents, tandis que d’autres, plus aventureux, se lancent dans la traite de fourrures. Les premiers Libanais à s’établir en Alberta élisent les villes de Calgary, Edmonton, et Lac la Biche pour domicile.

Tandis que 5 400 Libanais immigrent au Canada entre 1902 et 1913, seulement 2600 y viennent entre 1913 et 1955. L’éruption de la Première Guerre mondiale met fin à l’immigration presque totalement. Dans la période d’entre les deux guerres, la politique sur l’immigration restrictive empêche beaucoup d’immigrants potentiels de venir au Canada. Les Libanais déjà établis au Canada continuent de s’élargir et de survivre en tant que communauté. En 1938, la mosquée Al Rashid est construite à Edmonton, ce qui en fait la première mosquée du Canada.

Alors que l’immigration s’accroît légèrement dans les années 1950, elle ne décolle pas vraiment avant les années 1970. Ce fait est le résultat de deux facteurs : l’un de marque canadienne et l’autre à cause du résultat des luttes domestiques libanaises. En 1967, le Canada change sa politique sur l’immigration qui juge les gens selon un système de mérite à points. La nouvelle politique sur l’immigration autorise aussi trois catégories d’immigrants : la famille, les immigrants indépendants et les réfugiés. Cela signifie que les premiers immigrants peuvent parrainer les membres de leur famille pour qu’ils immigrent tandis que les Libanais spécialistes peuvent arriver de leurs propres moyens.

Au début des années 1970, des facteurs domestiques commencent à pousser les gens hors du Liban. Une économie résurgente qui a prospéré depuis le milieu des années 1950 commence à crépiter et la tension avec Israël est forte. Des groupes de guérilla palestinienne commencent à utiliser le sud Liban comme base d’attaque contre Israël, menant Israël à contre-attaquer le Liban et aussi à combattre les milices palestiniennes et libanaises. En 1975, la situation détériore en guerre civile entre les libanais musulmans et chrétiens.

La guerre civile dure seize ans, finissant en 1991. Pendant ce temps, l’immigration au Canada varie, augmentant durant le temps de violence extrême et diminuant en temps de paix relative. Une clause spéciale est incluse dans la politique sur l’immigration du Canada pour les Libanais fuyant la violence qui ne satisfont pas aux définitions du statut de réfugié. La clause, appelée le Programme spécial libanais, rend plus facile l’accès au Canada pour les Libanais. Depuis la fin de la guerre civile, le Liban est demeuré instable, incluant l’occupation par les troupes israéliennes et syriennes, mais l’immigration au Canada a diminué.

Beaucoup des premiers immigrants au Canada ont connu peu de problèmes pour s’ajuster à la vie canadienne. En général, ils parlent l’une, sinon les deux, des langues officielles, et leur formation et éducation leur a facilité la tâche pour trouver du travail ou pour créer leur propre entreprise. Par contre, ceux qui ont fui les troubles de la guerre civile ont connu plus de difficultés. Alors que beaucoup sont à l’aise dans l’une des deux langues officielles, beaucoup n’ont pas reçu l’éducation ou la formation pour trouver des emplois professionnels et ont dû prendre quelconques emplois qu’ils ont pu trouver.

La cellule familiale est importante pour les Canadiens libanais. Beaucoup d’entre eux sont arrivés grâce à ce qui est connu comme étant l’immigration de chaîne, où les premiers immigrants parrainent les membres de leur famille qui, à leur tour, parrainent des membres additionnels. Cependant, le parrainage a mené à certains problèmes au Canada parce que les cultures libanaise et canadienne peuvent être différentes. Un de ces problèmes vise les femmes libanaises qui, suivant les rôles traditionnels libanais, ont moins de libertés que leurs compatriotes canadiennes.

Un autre problème rencontré par les Canadiens libanais est celui du racisme, spécialement depuis les attaques du 11 septembre 2001. Depuis ce jour, beaucoup de Libanais ont été stéréotypés et victimes de discrimination parce qu’ils sont musulmans. Beaucoup sentent que leur religion a été caricaturée négativement et que les gens les prennent pour des terroristes. Bien que la majorité des immigrants libanais se considèrent comme étant des Canadiens libanais, cette nouvelle discrimination fait qu’ils se sentent comme des étrangers dans leur pays d’adoption.

Sources:
Awid, Richard Asmet. Through the Eyes of the Son: A Factual History About Canadian Arabs. Edmonton: Accent Printing, 2000.
Khouri, Raja G. Arabs in Canada: Post 9/11. Toronto: G7 Books, 2006.
http://multiculturalcanada.ca/ecp/content/lebanese.html
http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/country_profiles/791071.stm
http://lcweb2.loc.gov/frd/cs/lbtoc.html


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