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Immigration mennonite en Alberta

Les mennonites sont des membres d’une secte anabaptiste qui croit au pacifisme et à la vie simple. Ils s’abstiennent traditionnellement de ce qu’ils nomment les plaisirs de la société tels que la danse, la cigarette, ou l’absorption de boissons alcoolisées, préférant s’adonner à l’agriculture. Bien que la secte mennonite soit originaire de Hollande, ses membres se séparent rapidement en de groupes divers alors qu’ils sont forcés de fuir la persécution religieuse. Beaucoup de mennonites s’établissent en Allemagne et ensuite en Russie. Durant leur passage en Allemagne, la plupart des mennonites commencent à parler le bas-allemand, un mélange de langue allemande et hollandaise. Ils continuent de le parler en Russie, bien que certains apprennent aussi le russe.

En 1872, le tsar de Russie déclare aux mennonites qu’ils ne seront plus dispensés de service militaire obligatoire. Par conséquent, plus d’un tiers des mennonites de Russie se déplacent aux États-Unis ou au Manitoba. Les gens de ces colonies commencent à se déplacer vers l’Alberta quand le gouvernement commence à encourager la migration vers l’Ouest. La première colonie mennonite s’établit à High River en 1891. En 1892, une colonie voit le jour à Didsbury et, plus tard, des colonies s’établissent à Tofield et Duchess. En 1911, il y a quelques 1 500 mennonites en Alberta, et en 1920, l’on compte quinze colonies mennonites. Ces colons mennonites ne vivent pas en grands groupes de colonisation. Parmi les mennonites, l’on trouve de nombreux groupes adhérant à des degrés de conservatisme variés. Les mennonites Holdeman vivant près de Linden ne désirent pas changer leurs habitudes et maintiennent leur séparatisme social et leur code vestimentaire conservateur. Les mennonites Brethren in Christ, par contre, adoptent quelques pratiques albertaines.

Les mennonites connaissent la persécution lors de la Première Guerre mondiale parce qu’ils continuent de parler le bas-allemand et sont objecteurs de conscience. Ils renoncent volontairement à leur droit de vote sous la Loi sur les élections en temps de guerre de 1917 dans l’espoir de pacifier leurs persécuteurs. Cependant, en 1919, un décret est passé qui interdit l’entrée des mennonites au Canada parce que le sentiment général est que ces derniers ne s’assimilent pas assez vite.

En 1917, la révolution bolchévique éclate en Russie. Le tsar est renversé et le pays plonge dans la guerre civile. Une grande part des combats a lieu sur les terres mennonites. Ces mennonites désespèrent d’immigrer pour échapper aux troubles de leur pays. En 1923, le premier ministre William Lyon Mackenzie King accepte de les laisser entrer au pays à la condition qu’ils deviennent agriculteurs. Ils ne sont plus aussi exemptés de service militaire. En 1925, le Railways Act est passé et deux mille mennonites sont envoyés en Alberta. Le CPR met aussi en place des prêts pour ces immigrants et leur vend des terres appartenant à la compagnie de chemin de fer. Beaucoup de ces mennonites s’installent à Coaldale, où ils établissent une église, une école de samedi allemande, une bibliothèque, une fromagerie et un hôpital. L’ajustement au nouveau pays est rendu particulièrement difficile pour de nombreux mennonites à cause de la Crise de 1929. Ils ont de pauvres récoltes et, par conséquent, ont des problèmes pour payer leurs dettes.

La Deuxième Guerre mondiale pose un problème pour beaucoup de mennonites. Ils doivent en effet décider s’ils doivent s’attacher à leurs croyances pacifistes ou aller se battre pour leur pays adoptif et prouver ainsi leur loyauté au Canada. Plus de 50 pour cent des mennonites éligibles de l’Alberta servaient dans l’armée. Les objecteurs consciencieux sont envoyés afinde travailler dans les parcs nationaux et quelques uns sont emprisonnés. D’autres mennonites participaient activement aux programmes de secours et à la campagne des titres d’emprunt de guerre.

La fin de la guerre laisse l’Europe dans un état d’agitations et beaucoup de gens sont déplacés de leur domicile et pays. Entre 1947 et 1961, 1 348 mennonites immigrent en Alberta. Beaucoup des personnes déplacées vont dans les villes de l’Alberta, Calgary spécialement. Avec l’afflux continu de mennonites, de nombreuses communautés continuent à parler le bas-allemand.

Alors que beaucoup d’immigrants se sont totalement ajustés à la vie albertaine et ont adopté les progrès technologiques modernes, certains ont continué de vivre un style de vie traditionnel. C’est le cas des Old Colony Mennonites, groupe vivant à La Crete, près de Fort Vermilion. Les membres de ce groupe continuent de porter des vêtements traditionnels et demeurent des ouvriers agricoles. Ils n’ont pas de télévisions, radios ou ordinateurs et ne lisent pas les journaux. Ces mennonites continuent aussi d’enseigner le bas-allemand à leurs enfants. D’autres mennonites ont commencé à se marier fréquemment avec des membres d’autres groupes, et très peu continuent de parler le bas-allemand. D’après le recensement de 2001, il y avait 22 785 mennonites vivant en Alberta et dix-sept églises mennonites. Beaucoup de gens sont aussi impliqués dans le domaine du bénévolat et oeuvrent avec le Comité central mennonite, organisme caritatif qui œuvre pour aider les gens souffrant d’oppression, de conflits, de pauvreté et de désastres naturels. Beaucoup travaillent aussi pour le Centre mennonite pour les nouveaux arrivants qui aident les nouveaux immigrants à s’adapter au Canada.

Audio
As part of the CKUA's “Heritage Trails” radio series, host Cheryl Croucher discusses the Mennonite people and their immigration to Canada based on European persecution. (Running Time: 2:54 minutes) For more information on the CKUA Heritage Trails, see the Audio section. LISTEN

Sources:
http://www.albertasource.ca/lawcases/criminal/reginawiebe/reginawiebe_
significance.htm

http://www.abheritage.ca/abarts/database/artist_bio.php?artist_id=37&
section_id=2

http://www.mennonitechurch.ab.ca/churches.htm
http://www.ualberta.ca/~german/PAA/Mennonites.htm
http://www.gameo.org/index.asp?content=http://www.gameo.org/encyclopedia/
contents/A434.html

Palmer, Howard. Land of the Second Chance: A History of Ethnic Groups in Southern Alberta. Lethbridge: The Lethbridge Herald, 1972.

Palmer, Howard, and Tamara Palmer, eds. Peoples of Alberta: Portraits of Cultural Diversity. Saskatoon: Western Producer Prairie Books, 1985.

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