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Roumanie

La Roumanie est située sur la mer noire, insérée entre la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie et la Moldavie. Son histoire avec ses voisins est une histoire d’occupation, de conflits et, plus récemment, de tentative de coopération. Sa localisation a fait que les empires de Roumanie et austro-hongrois ont revendiqué la terre comme étant la leur. Après la Deuxième Guerre mondiale, l’armée rouge de l’Union soviétique installe un gouvernement communiste dirigé par Nicolae Ceausescu. Son règne dure de 1947 à 1989 quand lui et sa femme sont exécutés à la fin d’un violent soulèvement. Sa dictature est une dictature de répression et de peur, dictature dont la Roumanie est encore à s’en remettre. Les années post-communistes ont été marquées par les changements de dirigeants politiques et une croissance économique lente. Cependant, le pays s’est joint à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en 2004 et pourrait devenir membre de l’Union européenne dès 2007.

Le passé turbulent de la Roumanie a fait que beaucoup de gens sont partis pour trouver une meilleure vie au Canada. Les premiers immigrants commencent à arriver à la fin des années 1890. Ces personnes, comme beaucoup d’autres de l’Europe de l’Est, partent parce qu’il y a trop de monde et pas assez de terres. Des années de transmission de terres de générations en générations font que celles-ci ont été divisées et re-divisées jusqu’à ce qu’il n’y ait plus assez de terre pour nourrir beaucoup de gens. Pour empirer les choses, il n’y a pas d’industries sur lesquelles les fermiers sans emploi peuvent se tourner comme alternative; alors ils immigrent au Canada. Certains de ces immigrants sont encouragés à le faire par l’Acte concernant les terres de la Puissance de 1872 qui stipule que la propriété de 160 acres de terre peut être acquise pour la somme de 10 $ et la construction d’une maison et la culture de la terre.

La première vague d’immigrants arrive d’une région connue comme étant Bukovina et établit des fermes dans l’est de l’Alberta, où de nombreuses colonies ukrainiennes existent (avec qui ils cohabitent de près). Une ville roumaine notable est Boivan. En plus de l’agriculture, quelques Roumains deviennent mineurs dans la région de Lethbridge. Les emplois dans les mines sont dangereux et les meilleurs emplois sont réservés aux anglo-saxons, mais beaucoup de Roumains choisissent de faire le travail à cause du salaire régulier et décent.

L’éruption de la Première Guerre mondiale signifie un arrêt temporaire de l’immigration roumaine. Cela veut aussi dire que les Roumains sont classés comme étant des ennemis étrangers sur lesquels on pose des restrictions; ils doivent rendre leurs armes et s’inscrire à la police. Alors que d’autres membres de l’Empire austro-hongrois sont internés durant cette époque, beaucoup de Roumains échappent à ce destin : en tant qu’agriculteurs, leur production d’aliments est crucial à l’effort de guerre. Cependant, sous la loi sur les élections en temps de guerre de 1918, les Roumains qui arrivent après 1902 sont privés de leurs droits.

L’immigration reprend en 1920 avec la seconde vague de Roumains arrivant au Canada. Cette vague est deux fois moins importante que la première vague et consiste principalement de membres de familles de la première vague. Les nouveaux arrivants sont absorbés par les Roumains déjà présents et rejoignent les communautés déjà établies. Beaucoup de célibataires épousent les filles des pionniers. La deuxième vague dure jusqu’au début de la Crise de 1929 quand le Canada met fin à toute immigration. Au début des années 1940, de nombreux Roumains commencent à déménager dans les villes, se joignant au mouvement important de l’urbanisation.

L’immigration roumaine reste lente jusqu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Là, comme d’autres pays européens de l’Est, les Roumains viennent au Canada en tant que personnes déplacées (Pd). Ces personnes tendent à être des spécialistes urbains plutôt que des agriculteurs, et s’installent non pas sur des fermes mais dans les grands centres urbains tels que Montréal et Toronto. Beaucoup d’entre eux sont partis à cause de la destruction causée par la guerre et aussi parce que la Roumanie est tombée sous le pouvoir du parti communiste.

Les années 1970 voient la vague d’immigrants roumains finale. C’est une petite vague consistant principalement de jeunes spécialistes venant au Canada en tant que réfugiés politiques, fuyant le régime brutal de Nicolae Ceausescu.

Les années 1970 voient aussi le renforcement de la culture roumaine en Alberta. On peut le voir par le biais de l’établissement d’organismes tels que l’Ensemble de danse folklorique roumaine, Balada, en 1975 et la fondation de la Société canadienne roumaine en 1978. Ces organismes, parmi d’autres, demeurent des grands supporters de la culture et patrimoine roumains en Alberta.

Sources:
http://www.balkanfolk.com/catalogue_BALADA_-_Romanian_Folk_Dance_
Ensemble,_Edmonton

Palmer, Howard, and Tamara Palmer, eds. Peoples of Alberta: Portraits of Cultural Diversity. Saskatoon: Western Producer Prairie Books, 1985.

Zawadiuk, Dorene (Kucheran), et al, eds. Romanians in Alberta. Edmonton: Canadian Romanian Society of Alberta, 1998.
http://multiculturalcanada.ca/ecp/content/romainians.html
http://collections.ic.gc.ca/heirloom_series/volume7/countries/romania.html


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