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Le contexte

Un regard sur le passé d'avant 1899

   
Femme Crie Lors de l'arrivée des premiers explorateurs et colons en Amériques, leurs relations avec les autochtones, qu'ils appellent «Indiens», sont passablement amicales. Les contacts des Premières nations avec les explorateurs européens varient de région en région; généralement, les Premières nations guident les nouveaux venus au travers des forêts et le long des rivières, et des postes de traite s'établissent partout. Par contre, en arrivant, les colons ont besoin de terres; et venant d'un monde où l'ordre du jour est d'accumuler des biens, partager celles-ci avec les Indiens n'est pas une option envisageable. Malgré leurs différences avec les peuples des Premières nations, les nouveaux venus sont obligés de coexister avec eux pour obtenir les terres et les ressources naturelles qu'ils désirent. Avec le temps, dans la colonie de la Nouvelle-France, les traités sont la solution légale à l'empiétement incessant des colons sur des terres que les indigènes occupent depuis longtemps. Quant aux peuples des Premières nations, ces cessions de territoires sont sans grande importance, le concept de possession du sol leur étant inconnu et incompréhensible.

Au 18e siècle, les traiteurs de fourrure britanniques et français commencent à pénétrer dans ces régions, et petit à petit ils transforment le mode de vie des PremièresFamille Métis nations. En épousant les femmes du pays, les traiteurs créent des alliances avec ces peuples, et de ce métissage est issu le peuple des métis (half-breed en anglais). Depuis le début de la traite des fourrures, les Européens et leurs homologues indigènes consolident des liens tenaces, parce que les traiteurs de fourrures doivent s'adapter au mode de vie des indigènes, tout comme les peuples des Premières nations doivent s'adapter à la traite des fourrures. Mais bien avant que les traiteurs de fourrures européens arrivent sur scène, les peuples des Premières nations oeuvrent déjà comme d'intermédiaires et, de cette façon, se familiarisent tranquillement avec les objets de traite et les services des européens, particulièrement leur culture matérielle. Cependant, en dépit des changements que la traite des fourrures apporte à la culture des Premières nations, leur indépendance et la continuité de leur culture ne sont pas menacés. Les traditions européennes ne sont adoptées que de façon sélective et, de plus, ne servent qu'à développer de bonnes relations de travail entre les deux peuples.

Tiré de Vision Quest: "Oti nekan", Treaty 8 Centennial Commemorative Magazine avec la permission de Tanner Young Marketing Ltd., Traduction de Juliette Champagne.