hide You are viewing an archived web page, collected at the request of University of Alberta using Archive-It. This page was captured on 16:48:56 Dec 08, 2010, and is part of the HCF Alberta Online Encyclopedia collection. The information on this web page may be out of date. See All versions of this archived page.
Heritage Community Foundation Presents
Alberta Online Encyclopedia

"Isidore Cassemottes" de Saint-Vincent, Alexandre Mahé (1880 – 1968) et la survivance canadienne-française en Alberta

par Dr Juliette Champagne

Alexandre Mahé arrive dans la région du lac Saint-Vincent le dernier jour d'avril 1909, et note que le seul magasin venait de fermer. 48 Étant un des premiers à s'installer, Louis Maillet avait presque complété ses trois ans de résidence sur son homestead. En 1910, lorsqu'il obtient le titre de propriété, officiellement, il disait encore tenir un magasin en août 1909. 49 Mais, il est probable qu'en perdant sa bonne situation auprès de l'église, il se désintéressa de ce projet. Quoiqu'il en soit, en décembre 1909. il cède sa charge du bureau de poste. L'année suivante, le Courrier de l'Ouest mentionne qu'il est de passage dans la région avec l'abbé J.-A. Ouellette, prêtre colonisateur, et qu'il accompagne des agronomes Anglophones venus donner des conférences dans les localités canadiennes-françaises.50 Il conserve pour un certain temps sa propriété, mais, à la longue, il la vend. Le cas de Maillet illustre comment, en se mettant à l'agriculture, tous visaient à obtenir le titre de leur homestead. Une fois qu'on l'avait en main, on pouvait continuer à cultiver la terre, ou la vendre, comme on le voulait. L'argent de la vente permettait de se relancer dans d'autres activités économiques.

En attendant de pouvoir profiter de la vente de ses récoltes, tenir un petit magasin, pour celui qui avait les ressources financières pour le faire, était une excellente façon de s'en sortir. À ce sujet Alexandre Mahé écrit :

Quand un maître de poste-un colon comme les autres-disposait d'un petit capital-disons une centaine de dollars-ce qui était rare, ou-ce qui était plus rare encore-était avantageusement connu d'un marchand de gros, il vendait généralement quelques articles d'épicerie et de ménage: autrement pour se procurer du tabac et des allumettes, par exemple, il fallait aller à la ville. 51

En se plaçant chez Limoges, il est sans doute influencé par les rumeurs selon lesquelles une voie du chemin de fer serait bientôt construite dans la région; la gare devait être située sur le terrain de David Gervais, sur le quart sud-ouest de la section dix, à l'est de la propriété de Limoges, non loin d'où Alexandre Mahé place son premier magasin. 52 A cette date, Gervais devait aussi espérer que le chef-lieu paroissial se place sur sa terre.

Source:

  • Champagne, Juliette Marthe. "Isidore Cassemottes" De Saint - Vincent Alexandre Mahe (1880 – 1968) Et La Survivance Canadienne-Francaise En Alberta. Ann Arbor, Michigan: 2001. Reprinted with permission from Dr. Juliette Champagne and UMI Dissertation Services.

 
English / Français
The Heritage Community Foundation created the content of this site


Albertasource.ca | Contact Us | Partnerships
            For more on the towns of St. Vincent and St. Paul, visit Peel’s Prairie Provinces.
Copyright © Heritage Community Foundation All Rights Reserved