hide You are viewing an archived web page, collected at the request of University of Alberta using Archive-It. This page was captured on 17:40:02 Dec 08, 2010, and is part of the HCF Alberta Online Encyclopedia collection. The information on this web page may be out of date. See All versions of this archived page.
Heritage Community Foundation Presents
Alberta Online Encyclopedia
Musée virtuel du Canada La mise en place du Traité 8 dans le Nord-Ouest du Canada
AccueilPlan du siteChercherNous rejoindreLe projetLa gallerieAide
Visite Alberta Source!A production of the Heritage Community Foundation
Les peuples et leur territoire

Les Cris des Bois

[Profils de Cris des Bois]

   
Femme crie devant son foyer Contrairement à leurs congénères les Cris des plaines, les Cris des bois n'avaient pas de cérémonial élaboré ni de confrèrie avec des associations religieuses compliquées. Cela ne veut pas dire qu'ils n'étaient pas aussi profondément religieux. Leur isolation en était la grande cause. Des quêtes de vision pour les jeunes hommes ou l'isolement des femmes aux moments de leurs règles étaient pratiquées beaucoup comme pour les autres tribus des bois. Ils recherchaient de l'aide spirituelle et faisaient expiation envers les esprits des animaux autant que les autres groupes athapascans. Les chasseurs avaient des bourses sacrées pour les aider à prendre le gibier.

Famille Crie Entre la survie et la famine, la marge était mince, et des mauvais esprits pouvaient apporter de la malchance à un chasseur. Il y avait le Wittigo ou (Windigo), un monstre cannibale qui avait un coeur de glace. Ce monstre pouvait entrer dans le corps d'un individu, et le faire tuer et manger ses semblables. Le Pakakos, un spectre squelettique, volait dans les airs et attaquait les chasseurs. 

Chez les Cris des bois il y avait des sorciers dotés de pouvoirs surnaturels capables de tuer l'ennemi, faire tomber en amour une femme ou rendre quelqu'un fou. Ils pouvaient aussi fournir des amulettes pour protéger les gens des sorts jetés par d'autres sorciers. 

Les Cris des bois utilisaient les plantes pour de nombreuses choses en plus de la nourriture ou comme matériel. Le bouleau était utilisé pour faire du sirop et du thé ainsi que pour la fabrication des canots et de paniers. Le gadellier noir, le thé du Labrador, le pimbina, la rose aciculaire, la menthe des champs et l'achillée mille-feuille étaient utilisés pour faire des infusions rafraîchissantes. La salsepareille pouvait guérir des coupures et des blessures; mâcher des pommes granivores de l'épinette blanche calmait les maux de gorge. Le saule, remède pour soulager toutes sortes de douleurs, était utilisé comme purifiant durant des cérémonies religieuses. L'amélanchier et les cerises de Virgine étaient des ingrédients importants dans la préparation du pemmican, et on fabriquait des tiges de flèches et de pipes avec des branches d'amélanchier. Du sphaigne, la mousse des tourbières, on avait l'idéale couche jetable, et les racines du gaillet boréal mélangées avec des canneberges donnaient une teinture rouge. Le kinnickinick (raisin d'ours) et le cornouiller stolonifère servaient de tabac. La médecine moderne n'a pas complètement remplacée ces plantes traditionnelles, qui servent toujours de nourriture, de médicaments et pour des usages religieux. 

Un grand nombre des Cris des bois ont succombé aux maladies européennes. En 1780, ils sont dévastés par une épidémie de variole. Ceci favorisa les Castors dans leurs luttes contre les Cris autant que l'acquisition des armes à feu en 1782. Plus tard, la tuberculose, la rougeole et l'influenza ont décimé leurs nombres. Aussi dévastateur que les maladies des blancs sont pour les Cris, l'introduction de la boisson dans la Traité des fourrures, eut pour résultat un taux de mortalité élevé pour ceux qui en développèrent une dépendance. 


Au milieu du 18e siècle, des missionnaires tels que Robert Rundle, le père Lacombe, Henry Steinhauer et l'évêque Bompas visitaient les Cris des bois à leur lieux de rencontres importants, fort Vermilion, lac Sainte-Anne, lac du Poisson-blanc, lac la Biche, Petit lac des Esclaves. Un missionnaire méthodiste, James Evans invente le système syllabique cri en 1841. Cette langue écrite se répand partout dans le Nord, et à la fin du 19e siècle le taux d'alphabétisme des Cris compte comme un des plus élevés au monde. Le Christianisme a alors une très grande influence chez les Cris, qui ont adopté nombreux de ses aspects à leurs propres croyances. 

Reproduit de "A Sense of Peace", par Roberta Hursey avec la permission du Spirit of Peace Museums Association et de l'auteure