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Les maisons des sentiers de trappe et les camps traditionnels

   
moto-neigeLes voyages par les moyens de transport moderne par motoneige, véhicules à chenille ou véhicule tout terrain prennent beaucoup moins de temps qu'avant, et ceci influence le choix du local pour la maison centrale. Si le nombre des maisons centrales reste le même, le nombre de cabanes de sentier sont réduites même si les distances pour les voyages quotidiens ont grandement augmentées. 

L'ameublement des camps des maisons centrales et des cabanes de sentiers était minimal. Les gens s'accroupissaient par terre pour préparer leurs fourrures et leur nourriture, pour manger et pour leurs loisirs. On n'utilisaient ni des chaises ni des tables. Même aussi récemment que 1960 il y avait, dans des communautés, des aînés qui ne s'assoyaient jamais dans une chaise. Ils préféraient être assis sur le plancher dans un lieu public, comme dans une église, au lieu de prendre une chaise ou un banc. Les gens plus âgés s'assoient encore par terre à leur camp dans la brousse pour manger. On dort toujours par terre. 

TentPendant que quelques maisons des camps de sentier de trappe étaient en rondins, d'autres étaient des tentes en toile de canevas. Les tentes étaient des logis pratiques et portatifs pour les habitations des sentiers de trappe, puisqu'elles pouvaient être facilement transportées d'un lieu à l'autre. Les tentes servaient généralement au printemps et à l'été pour les camps de pêche et pour la chasse au rats musqués. Par exemple, durant les années cinquante, la plupart des chasseurs et des trappeurs plats-côtés habitaient dans des tentes lorsqu'ils devaient s'éloigner de leurs maisons en rondins dans la communauté centrale. Les tentes variaient en taille, mais normalement elles étaient de 3 à 4 mètres de long, avec la parois des "murs" de côté d'un mètre de haut. Durant l'hiver les parois extérieures étaient bordées de neige. Avant que la tente soit montée, on enlevait la neige du sol, et l'endroit était recouvert de branches de sapin. Généralement, les branches étaient ensuite recouvertes d'une toile de canevas, de couvertures ou de peaux. Pour dormir, un sac de couchage était étendu sur un matelas de branches de sapin. Typiquement la couverture du matelas était une peau d'animal, avec la fourrure ou le poil toujours en place. Un seul poêle chauffait très bien la tente, même durant le temps des plus grands froids. Une tente était un abri à court terme confortable si on avait suffisamment de bois de chauffage à portée de main. Les voyageurs qui avaient une petite tente s'arrangeaient pour dormir auprès du bois des copeaux et du poêle afin de pouvoir allumer le feu sans sortit du lit, puisque la tente se refroidissait très vite quand le feu s'éteignait.

Dans le temps avant les allumettes, le feu était "entreposé" et porté avec soi en allumant une substance qui brûlait très lentement. Ceci était souvent une sorte de champignon, un parasite, que l'on trouve sur les arbres vivants et morts. Ces masses végétales de 300 à 400 mm en diamètre et de 200 à 250 mm en épaisseur, sont une excellente façon de faire brûler un feu doucement. Lorsqu'on allume le champignon, le feu s'atténue mais persiste, et il est facile de l'attiser en soufflant avant ou en l'exposant au vent. Avec une telle flamme on pouvait allumer des brindilles de bois et dans peu de temps avoir un bon feu de camp en marche. Ce végétal pouvait être transporté d'un camp à l'autre pour allumer le feu du prochain camp. Le mouiller en l'immergeant dans l'eau, ou en coupant la source d'oxygène suffisait pour éteindre le feu qui couvait dans le champignon. Les plus anciens trappeurs et chasseurs indigènes connaissent bien la fonction traditionnelle de cette excroissance parasitique.

La fumée d'un tel champignon était aussi une façon très efficace d'éloigner les insectes. Il est toujours possible de le recueillir et de s'en servir de la même façon.

champignonIl y avait trois façons traditionnelles d'allumer le champignon: (1) en l'allumant en battant un briquet sur un caillou ou un morceau de métal pour en tirer des étincelles pour allumer des brindilles de bois; (2) en frictionnant deux morceaux de bois pour créer de la chaleur intense qui fait éclater le feu dans les morceaux de bois; (3) en allumant le champignon dans des incendies de forêts causées par l'éclair durant les mois d'été. Ces méthodes de "créer" un feu portatif avec un champignon ont depuis longtemps été remplacé par les allumettes et les combustibles liquides.

Une des activités principales au camp de base était la préparation (l'écharnage) des peaux d'animaux comme celles des peaux d'orignaux. Premièrement une peau d'original était trempée dans une bassine d'eau pour l'amollir. On la montait ensuite sur un cadrage plat fait de gaules minces d'environ 75-100 mm en diamètre et de 3 à 4 mètres de long. On faisait un cadrage carré autour de la peau, pour que la mesure intérieure du cadre soit d'environ 2.5 à 3 m., passablement plus large que la peau qui allait être écharnée. On perçait des petits trous tout autour de la peau à tous les 75 à 100 mm. Ensuite on étirait la peau trempée en la plaçant à l'intérieur du cadre en passant une lanière solide de peau au travers des trous et autour du cadre en alternance. La peau s'étirait, et la lanière était resserrée consécutivement pour plusieurs jours jusqu'au moment où elle était vraiment étirée au maximum. 

Grattoir C'est dans cette position étirée, que le poil et les morceaux de chair qui restaient attachés à la peau étaient grattés de la peau en utilisant un écharnoir, un outil en os qui était utilisé pour gratter la peau d'orignal, de chevreuil, de caribou et tout autre membre de la famille des cervidés. Gratter la chair et le poil était la première étape dans la transformation de la peau pour en faire une matière convenable pour la fabrication de vêtements, chaussures (mocassins, mukluks), mitaines, sacs, étuis à fusil, des harnais de chien, des lanières et des lacets, etc. L'écharnoir traditionnel était fait de la plus grosse partie des deux os en dessous de l'articulation du genou de la patte avant de l'orignal. Le bout étroit était coupé à biseau pour en faire une surface large, plate et tranchante. Une surface râpeuse, en dent de scie, était taillée dans le bout à gratter. 

À l'autre bout, celui de l'articulation, un trou était percé pour y passer une lanière solide de peau d'orignal. Cette lanière était attachée pour former un anneau assez grand pour entourer le bras de la personne qui grattait la peau du coude jusqu'à la main. Un bout entourait le haut du bras et l'autre était attaché le haut du bras de la personne. Le grattoir, la lanière, et le haut du bras devenaient un seul instrument, avec l'épaule et l'articulation du bras comme le point du pivot. Écharner à la main donnait un résultat efficace mais le travail était assez dur.

Repris de Bush Land People avec la permission de l'auteur. Copyright Terry Garvin 1992-2002.

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