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Musée virtuel du Canada La mise en place du Traité 8 dans le Nord-Ouest du Canada
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Les peuples et leur territoire

Northwind Dreaming: les peuples du fort Chipewyan 

   
Attelages, Fort Chipewyan, Alberta. 1899. Les Tchipewyans et les Cris devinrent les deux groupes Indiens dominants pour la Traité à Fort Chipewyan. Alexander Mackenzie (1970:125) exagèra un peu cette état de fait en 1801 quand il affirma:

"La question de savoir qui étaient les gens à l'origine, ayant été chassés de l'endroit lorsque les Cris en firent la conquête, n'est pas encore résolue car il ne subsiste aucune trace d'eux. Leurs successeurs et les Tchipewyans sont les seuls peuples qu'on a toujours connu ici; et il est évident que les derniers nommés se considèrent comme des étrangers, et restent rarement plus de trois ou quatre ans, sans rendre visite à leur famille et amis des terres stériles qu'ils identifient comme étant leur terre natale."

George Simpson, qui opéra à fort Wedderburn en 1820-21, élabore, dans son rapport, sur les difficultés que les traiteurs avaient à se sécuriser sur la fiabilité des Indiens tchipewyans à être de bons traiteurs et fournisseurs de provisions.

"Les Tchipewyans ne considèrent pas cette partie du pays comme étant leur territoire légitime; ils viennent en grandes bandes de leur propres terres stériles situées au nord de ce lac, et s'étendant à l'extrémité est du Grand lac des Esclaves et comprenant une grande parcelle de pays en direction de Churchill. Les traiteurs de la Compagnie, à ce dernier établissement, les ont accoutumés à l'utilité et la valeur des commodités européennes, et dotés naturellement d'une nature vagabonde, et ces articles devenant nécessaires pour leur confort, ils se sont défaits de leurs habitudes indolentes et sont devenus d'experts chasseurs de castor, et maintenant ils pénètrent sur les territoires de chasse des Indiens cris et castors, à la recherche de cet animal précieux, créant un itinéraire vers l'est par le lac Caribou; vers le sud par l'Île-à-la-Crosse; et vers l'ouest par les rives de la rivière de la Paix... La plus grande majorité, par contre, restent sur leur propres terres stériles, où ils se procurent des vivres sans effort car le pays abonde de rennes (Simpson: 1938:355-6)."

Bien que les Cris occupaient encore la région, Simpson (1938: 362-3) nota que leur nombre avait été décimé par "la variole, la rougeole et autres maladies contagieuses...". De plus, certains Cris avaient quitté la région pour le Petit lac des Esclaves.

Joe Bourke chasé l'orignal, 1986.Historiquement, les Tchippewyans et les Cris étaient ennemis, et distincts culturellement et socialement. Jusqu'à la moitié du 20e siècle, les Cris étaient en minorité. À partir des années 1850, les cris ont commencé à marier des tchipewyannes, créant ainsi des alliances entres leurs bandes. Non seulement de telles alliances facilitaient l'accès aux territoires de chasse et de trappe des parties, mais elles fondaient aussi la base pour le développement des cultures tchipewyanne et crie qui étaient plus similaires que distinctes.

Les premiers journaux rendent compte de la venue de divers indiens qui venaient faire la traite. Les traiteurs désignaient quelques uns d'entre eux comme capitaines, tels que le chef Anglais, un indien tchipewyan qui avait voyagé avec Matonabbee et Samuel Hearne au début des années 1770, et qui plus tard avait voyagé avec Alexander Mackenzie. D'autres noms qui apparaissent dans les articles de journaux s'apparentent aux noms de personnes qui apparaissent dans les registres d'église des années ultérieures. La continuité de la population, à travers le temps, est fortement évidente à Fort Chipewyan. D'autres Indiens séjournaient au fort Chipewyan de manière occasionnelle, spécialement des Iroquois et des Ojibways. Ceux qui restaient dans la région se mariaient localement et étaient assimilés à la culture tchipewyanne ou crie.

Tiré de Northwind Dreaming: Kiwetin Pawatmowin Tthisi Niltsi Nats ete avec la permission du Musée provincial de l'Alberta et de Dr. Patricia McCormack.