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Les peuples et leur territoire

Les Cris des Bois

[Profils de Cris des Bois]

   
Tipi's Même s'il y a des évidences qui nous indique que les Cris ont habité dans les régions de la tremblaie de l'Ouest depuis un certain temps, les Cris des plaines sont d'origine de l'est et se sont déplacés vers les Plaines par leur rôle dans la Traité des fourrures. Quoique le terme "cri" est probablement issu d'un nom français d'origine inconnue, "Kristeneaux", leur propre nom est Nehiyawak ou le "peuple exact". Il y a beaucoup de branches de la nation crie à l'étendue du pays et, typiquement, on les divise en Cris des plaines, Cris des bois et Cris de l'orignal.

Les Cris des bois ou les Cris des marécages sont le plus grand groupe amérindien du nord de l'Alberta. Ils sont de souche linguistique algonkienne. Avant le 18e siècle, leur territoire entourait la baie d'Hudson aussi loin vers le nord que Churchill et à l'est de la baie James jusqu'au lac Mistassini. Quoique les limites de leur expansion vers l'Ouest ne sont pas précisément connues, au 18e siècle ils s'aventurent en Saskatchewan et au Manitoba comme entremetteurs, et Traitént avec les tribus de l'Ouest. Après avoir acquis des fusils par la Traité, ils étendent leur territoire et chassent les autres tribus plus loin vers l'ouest et le nord. Un grand groupe de cris s'installent vers le sud des prairies de l'ouest et s'adaptent à un mode de vie des plaines, formant une alliance rapprochée avec la tribu assiniboines (stoney). 

Le matériel de leurs loges variait selon leurs locations. Dans les régions plus au sud, ils habitaient dans des wigwams faits d'écorce de bouleau, et plus au nord, où le bouleau est plus chétif, ils utilisaient des couvertures de branches de sapin et des peaux de cariboo sur des structures coniques. Il y avait une division nette en ce qui concerne le travail pour les hommes et les femmes. Les hommes chassaient, pêchaient, fabriquaient les canots, les traîneaux, les outils de chasse et les armes pour la guerre. Les femmes pratiquaient la cueillette, posaient les collets pour les lièvres et autres petits animaux, tannaient les peaux, coupaient le bois de chauffage, fabriquaient les raquettes, dressaient les tentes, allaient chercher le bois, tissaient les rets, et faisaient les vêtements décorés d'épines de porc-épic ou de perles. Les manteaux et les couvertures étaient fait de peaux de lièvre tissées ou de la douce fourrure du cariboo. Au printemps et à l'automne les Cris chassaient les canards et les oies, et les lagopèdes. Comme beaucoup d'autres tribus qui dépendaient sur les lièvres pour se nourrir et se faire des vêtements, ils subissaient les effets du déclin cyclique des populations de lièvres surtout durant les neuvièmes et dixièmes années du cycle lorsqu'ils disparaissaient presque complètement. L'hiver était un temps particulièrement difficile pour les Cris, comme en était le cas pour tous les groupes des bois, même jusqu'à très récemment. 


Les Cris des bois ont été une des premières nations à faire des échanges avec les Traitéurs de fourrure européens, aussi tôt que 1600. Ils se sont associés de très près avec la Traité des fourrures et ont adapté leurs vêtements et bien des aspects de leur mode de vie et de leur culture aux manières des Européens. Considérés comme d'excellents chasseurs et piégeurs, ils approvisionnaient les postes de Traité de viande et de pemmican, et de fourrure, soit directement ou indirectement de la Traité avec d'autres tribus. Les mariages ou les alliances entre les Cris et les Traitéurs de fourrure sont devenus un maillon essentiel dans les négociations de Traité de fourrure. Puisque les familles étaient presque toujours en déplacement, les femmes accouchaient souvent durant le trajet.

Les descendants de cette alliance ont formé la base du peuple d'une nouvelle nation, celle des Métis, ou des half-breeds, qui adoptent soit le mode de vie du peuple de leur mère, soit celui des européens et reçoivent une éducation qui leur permet de devenir des commis et des Traitéurs pour les compagnies du Nord-Ouest ou de la Baie d'Hudson. En 1800, les Cris sont bien établis en Alberta, du delta des rivières de l'Athabasca et de la Paix vers le nord, le long de la rivière de la Paix et vers le sud jusqu'à la rivière Saskatchewan. 

Reproduit de "A Sense of Peace", par Roberta Hursey avec la permission du Spirit of Peace Museums Association et de l'auteure