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Musée virtuel du Canada La mise en place du Traité 8 dans le Nord-Ouest du Canada
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Les peuples et leur territoire

James A. McKenna


1862-1919

Fonctionnaire, membre de la commission du traité 8 

G-D: James Ross, 
A. E. Snyder, et James A. McKenna.

   
Né et élevé à Charlottetown, Île du Prince Édouard, James McKenna est le fils d'un marchand et de sa femme, James et Rose McKenna. Avant de prendre un poste à Ottawa comme commis de la troisième classe, il conserve un poste avec le chemin de fer de Île du Prince Édouard et est journaliste, contribuant de temps à autre à des journaux locaux.

À Ottawa, il est avantagé par son talent pour la politique et sa capacité pour le travail, et après seulement un an, il est assigné au département des affaires indiennes où il devient le secrétaire privé pour le surintendant général, Sir John A. Macdonald - un poste qu'il conservera pendant plus d'une décennie. Durant son temps comme secrétaire privé, McKenna commence à étudier le droit, initiative clé à son avenir avec le gouvernement canadien. En juillet 1888 McKenna est promu commis de deuxième classe et en 1897 il est choisi comme secrétaire privé de Clifford Sifton. Durant ce temps, Sifton ne fait que débuter comme surintendant-général, et choisit McKenna comme assistant pour l'aide qu'il peut apporter à l'initiative du gouvernement fédéral d'obtenir un accord avec le gouvernement de la Colombie Britannique en ce qui concerne l'administration des terres des compagnies de chemin de fer et de la région de la Rivière de la Paix - des terres que la province avait transmises à Ottawa afin d'aider à la construction d'un chemin de fer transcontinental.

Promu commis de première classe, en 1899, McKenna se prépare pour rejoindre le commissaire aux Indiens David Laird et James Hamilton Ross représentant du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest pour négocier le traité 8 avec les Indiens dans le district de l'Athabasca et le coin nord-est de la Colombie Britannique, un endroit dérangé par l'arrivée en masse des chercheurs d'or en route au Klondyke. Les termes du traité sont censés être semblables aux sept traités précédents avec les populations indigènes du Canada, mais avec une exception, proposée par McKenna, qu'une option de prendre des terres à part soit possible, au lieu de n'offrir que des réserves. James McKenna propose aussi que les Indiens ne reçoivent qu'une somme fixe au lieu des annuités, proposition rejetée par Sifton sur l'avis de David Laird. Le traité est négocié au cours de l'été, chaque commissaire poursuivant un itinéraire épuisant. McKenna visite Fort St. John en Colombie Britannique, fort Dunvegan, fort Chipewyan et fort McMurray pour obtenir des adhésions à l'accord de plusieurs bandes, endurant des réunions interminables et des négociations qui, parfois, ont été passablement intensives.

D'autres commissaires, les commissaires de certificats aux Métis, ou commissaires de scrip, s'occupent des réclamations territoriales de la population métisse de la région. Ces commissaires travaillent en conjonction avec l'expédition du traité 8. Mais il s'avère qu'entreprendre un accord si énorme est plus difficile que l'on avait anticipé. En 1900 beaucoup de réclamations ne sont pas réglées partout dans les Territoires du Nord-Ouest, et ainsi deux nouvelles commissions sont établies pour s'occuper de cette région. James McKenna et le majeur James Walker entreprennent celle pour les districts de l'Assiniboine et de l'Alberta. En 1901, McKenna, en raison de son expertise, est nommé assistant-commissaire aux Indiens et inspecteur-en-chef pour les agences du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest. Il poursuit son travail en Assiniboia et Alberta jusqu'en 1904. Après l'obtention du statut provincial de l'Alberta et la Saskatchewan en 1905, McKenna est nommé commissaire du traité et des certificats aux Métis pour le traité 10 qui doit formaliser les accords avec les Indiens des nouvelles provinces qui n'ont pas encore accepté le traité.

En 1909 le gouvernement fédéral ferme le bureau des commissaires, déménage David Laird à Ottawa et laisse James McKenna, supposé héritier du poste de Laird, sans fonction officielle. Toutefois, des arrangements sont faits pour que McKenna reste à Winnipeg comme inspecteur départemental des écoles catholiques des prairies où, même s'il est réputé être l'officier le mieux payé de la région, il est considérablement malheureux de son travail. En conséquence, en 1912 McKenna devient le représentant du Dominion pour les négociations avec la Colombie Britannique en ce qui concerne un nombre de griefs des autochtones. À ce poste, James McKenna rejoint le premier ministre de la Colombie Britannique Richard McBride dans les négociations de ce qui est connu comme l'accord McKenna-McBride qui permet à une commission royale d'examiner les réserves et d'ajuster leur superficie, avec le consentement des Indiens. 

McKenna prend sa retraite en 1917 et s'établit à Victoria en Colombie Britannique où il meurt d'une crise cardiaque en 1919. Fonctionnaire gouvernemental de talent, James A. McKenna est aussi un bureaucrate fin et modéré qui appui sans hésiter les politiques répressives de son département incluant l'institution des écoles résidentielles et les strictes mesures contre la danse traditionnelle et l'exposition d'Indiens dans des foires partout au pays. Toutefois, McKenna a été un personnage politique important qui est lié à beaucoup d'événements signifiants formatifs des provinces de l'Ouest et surtout des Nations membres du traité 8.