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Musée virtuel du Canada La mise en place du Traité 8 dans le Nord-Ouest du Canada
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Les peuples et leur territoire

Moostoos "Le Bison"Moostoos

c. 1850-1918
Cri des bois; leader, chasseur, trappeur et porte parole pour la Nation crie durant les négociations du Traité 8

   
Né en, ou aux environs de 1850 à l'ouest du Petit lac des Esclaves, Alberta Moostoos est l'ainé de 10 enfants nés de Masinigoneb et de Marie Kowikkiu, et il devient un spécialiste de la chasse, de la pêche, ainsi qu'un orateur de renom et un meneur des Cris des bois. 

Camp Cri En 1899, le gouvernement fédéral, tout en songeant à ouvrir l'Ouest canadien à la colonisation, entreprend de négocier le traité 8 avec les Indiens du Nord-Ouest. La négociation du traité est extrêmement importante pour le gouvernement fédéral et les peuples négociateurs. Une superficie énorme de terre est en jeu; des belles terres grasses propice à l'agriculture qui pouvaient apporter des avantages économiques énormes au nouveau pays étaient aussi les terres ancestrales de nombreux cris des bois, castors, dené, montagnais et autres peuples. En tant que chef reconnu des gens qui habitaient dans la région Keenooshayoo (Kinosew, Kinoosayo) lui et son frère Moostoos, étant l'homme de tête le plus connu, sont nommés comme les principaux porte-parole pour leur peuple, les Cris, à des pourparlers en juin 1899 à la pointe-des-Saules, sur le Petit lac des Esclaves. S'ils se ressemblent peu physiquement, les deux hommes tiennent à leur désir en commun de conserver le mode de vie traditionnel de leurs peuples et ils espèrent pouvoir obtenir des garanties pour la protection des générations à venir.

Les négociations à la pointe-des-Saules n'ont duré que deux jours. Lorsque le commissaire élabore sur les termes et conditions du traité, en insistant que les modes de vie indiennes seraient conservés Keenooshayoo pousse les commissaires à négocier d'autres termes en faveur de son peuple. Moostoos appuie son frère mais il est nettement plus ouvert aux concessions. Lorsqu'il se lève pour s'adresser aux commissaires et son peuple, il parle clairement et sincèrement de sa conviction qu'il est essentiel que son peuple entretienne une relation paisible et productive avec les hommes blancs. En conséquence les Cris des bois de la pointe-des-Saules acceptent le traité avec le gouvernement fédéral le 22 juin 1899. Dans les années suivantes, Keenooshayoo et Moostoos ont tous les deux travaillé fort pour assurer que leurs peuples reçoivent ce qui leur a été promis. En 1900, ils approchent le gouvernement avec d'autres leaders locaux pour obtenir une réserve à l'est de la rivière Driftpile sur le Petit lac des Esclaves mais en 1910 il est clair qu'une réserve ne suffit pas puisque Moostoos et Keenooshayoo ont chacun leur propre entourage. Des réserves séparées sont donc établies pour eux - une à Driftpile pour Keenooshayoo et une autre à Sucker Creek pour Moostoos.

Quoique on réfère à Moostoos comme étant un homme de tête, les gens de Sucker Creek le considèrent comme leur chef. Ils le révèrent comme un sage homme de la médecine et un guérisseur qui s'est dévoué à son peuple en oeuvrant comme leader pour le restant de ses jours. Sa plus grande qualité, sans doute, a été sa capacité à anticiper et à accepter le changement sans jamais compromettre les droits et le mode de vie de son peuple.