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Musée virtuel du Canada La mise en place du Traité 8 dans le Nord-Ouest du Canada
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Les peuples et leur territoire

Le bassin du Mackenzie: la commission du traité

   
Femme Crie«L'orignal, le castor et l'ours étaient en déclin depuis des années, et tous les autres gibiers à poil s'amenuisaient aussi. Les indigènes n'étaient pas ignorants de ce fait, tout comme les autres changements auxquels ils étaient assujettis et auxquels ils n'avaient jamais eu aucune expérience. Des événements récents les avaient éveillés au fait que leur pays était un énorme entrepôt de richesses minérales et autres, qui pourraient bien les compenser pour le manque sensible de ce qui leur était jadis une ressource inépuisable. Ces événements étaient, bien sûr, les forages du gouvernement pour du pétrole, l'établissement d'équipes de prospection, dans le but de développer les minéraux du Grand lac des Esclaves, mais avant tout, le passage des chercheurs d'or par Edmonton. Cette dernière avance était considérée avec grande méfiance par les Indiens, les outrages qu'ils avaient connus leur démontraient, comme des fétus dans un tourbillon, l'inévitable déroulement Through The Mackenzie Basin des choses si les traités étaient retardés. De fait, ces tribus pacifiques, aigries par ces agressions illégales, et abritées dans leurs grandes forêts, auraient pu facilement se venger de la façon indienne, et ainsi gêner, sinon déranger la colonisation paisible pour de nombreuses années à venir. Alors le gouvernement décida de traiter avec eux immédiatement en termes équitables, et de satisfaire leurs congénères, les métis aussi, en leur donnant des certificats en argent ou en terre, tout comme ceux que leurs confrères avaient déjà reçus au Manitoba et dans les territoires organisés. C'est dans ce but que durant l'hiver de 1898-1899 des ajustements sont faits par l'honorable Clifford Sifton, alors ministre de l'intérieur et surintendant-général des affaires indiennes, et un plan de procédure et de mode de traitement fut adopté, sa mise en marche prise en main par une double commission, une pour encadrer et effectuer le traité et obtenir l'adhésion de différentes tribus, et l'autre pour résoudre et éteindreDavid Laird le droit métis. À la tête de la première commission était placé l'honorable David Laird, un gentilhomme de longue expérience des débuts des Territoires du Nord-Ouest, dont son traité réussi avec les Pieds-Noirs réfractaires et leurs alliés faisait preuve de son tact et de sa sagesse.

Commissaires au traité Les autres commissaires du traité étaient l'honorable James Ross, ministre des affaires publiques du gouvernement territorial, et M. J.A. McKenna, alors secrétaire privé du surintendant-général des affaires indiennes, et qui était depuis plusieurs années un officier bien apprécié du département des affaires indiennes. Avec eux étaient associés, en capacité de conseillés, le révérend père Lacombe, vicaire-général de Saint-Albert, Alberta, dont l'histoire était associée depuis cinquante ans avec le Nord-Ouest canadien, et dont la carrière avait touché les courants de la vie primitive à tous les points. Voyageant avec la commission, sans y être associé,.il y avait le révérend E. Grouard, o.m.i., l'évêque catholique des districts des rivières Athabasca et Mackenzie. Il revenait d'une visite dans l'Est du pays et se rendait à son quartier-général à fort Chipewyan, où son influence et sa connaissance de la langue, croyait-on, rendrait grand service lorsqu'il serait temps de faire le traité là. Les secrétaires de la commission étaient »M. Harrison Young, le gendre du révérend George McDougall, le missionnaire distingué qui a périt si tragiquement sur les plaines durant l'hiver de 1876, et M. J. W. Martin, un jeune homme aimable de Goderich, Ontario. Associé à l'équipe en qualité de conseillé comme le père Lacombe, et comme interprète, il y avait M. Pierre d'Eschambault qui avait trente ans de service en capacité d'officier avec laCommissaire au traité Compagnie de la baie d'Hudson. Le gérant du camp était M. Henry McKay d'une ancienne famille du Nord-Ouest très estimée et respectée. Tel était le personnel, officiel et non officiel de la commission du traité, auquel était aussi associé le comptable M. H. A. Conroy, robuste et serviable, et bien adapté à ce travail.» 

Tiré de Through the Mackenzie Basin: An Account of the Signing of the Treaty No.8 and the Scrip Commission, 1899 par Charles Mair.