hide You are viewing an archived web page, collected at the request of University of Alberta using Archive-It. This page was captured on 17:47:35 Dec 08, 2010, and is part of the HCF Alberta Online Encyclopedia collection. The information on this web page may be out of date. See All versions of this archived page.
Heritage Community Foundation Presents
Alberta Online Encyclopedia
Musée virtuel du Canada La mise en place du Traité 8 dans le Nord-Ouest du Canada
AccueilPlan du siteChercherNous rejoindreLe projetLa gallerieAide
Les peuples et leur territoire

Le bassin du Mackenzie: le traité au Petit lac des Esclaves

   
Through The Mackenzie Basin«Keenooshayo: «Les termes sont-ils pour toujours? Aussi longtemps que le soleil brillera sur nous? Parce qu'il y a les orphelins que nous devons prendre en considération, afin qu'après notre peuple n'aura pas à nous reprocher. Nous voulons un traité écrit, une copie qui nous soit donnée pour que nous sachions ce que nous signons. Êtes vous d'accord de nous donner les moyens d'éduquer nos enfants aussi longtemps que le soleil brillera et que l'eau coulera, pour que nos enfants en grandissant puissent obtenir une bonne éducation?»

M. Laird: «Le gouvernement va choisir des instituteurs d'après la religion de la bande. Si la bande est païenne, le gouvernement va nommer des instituteurs qui, s'ils ne sont pas acceptables, seront remplacés par d'autres. En ce qui concerne les traités durant pour toujours, je vais seulement dire qu'il y a des Indiens qui ont voulu vivre comme les blancs et qui ont vendu leurs terres et ont divisé l'argent entre-eux. Mais ceci n'arrive que quand les Indiens le demandent. Les traités durent pour toujours, tels que signés, à moins que les Indiens désirent faire du changement. Je comprend que vous êtes tous d'accord avec les termes du traité. Ai-je raison? Si oui, je vais faire préparer le traité, et demain nous le signerons. Parlez, tous ceux qui ne sont pas d'accord!»

«À trois heures de l'après-midi, mercredi, le 21, M. Laird poursuivait la discussion, et après quelques remarques préliminaires fit la lecture du traité, qui avait été préparé le soir précédent. Chef Keenooshayo se leva et fit un discours, suivit de Moostoos, les deux étant d'accord avec les termes, lorsque tout à coup, à la grande surprise de tous, le chef, qui avait recommencé à s'adresser aux Indiens, s'arrêta tout court et s'assit. Ceci était inquiétant, mais, après une discussion passablement prolongée, tout fut réglé, et le chef et les dirigeants entrèrent dans la tente et signèrent le traité après les commissionnaires, confirmant ainsi pour cette partie du pays, le grand traité qui doit comprendre la grande région du Nord jusqu'au soixantième parallèle de latitude. La résolution satisfaisante du traité au Petit lac des Esclaves, pensait-on, aurait une influence bénéfique ailleurs, et qu'en entendant parler aux divers points de ralliement du traité à l'ouest et au nord, les Indiens seraient plus enclins à accélérer les choses et à accepter les propositions du commissionnaire.»

Tiré de Through the Mackenzie Basin: An Account of the Signing of the Treaty No.8 and the Scrip Commission, 1899 par Charles Mair.