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Le poisson et la pêche

   
Soloman Shortman pêchant dans son yoleLes gens du Nord vivent de poisson à l'année longue. Typiquement, on fait la pêche avec des filets, été comme hiver. Très peu d'indigènes du Nord font la pêche à la ligne, comme le font les sportifs. Le filet est beaucoup plus efficace.

On retrouve plusieurs variétés de poisson dans les lacs et les rivières du Nord. La truite abonde dans certains lacs, tandis que d'autres sont reconnus pour le doré ou le corégone. Peu d'indigènes mangent le brochet du nord. Même s'il est préféré par des mangeurs de poisson issus d'autres cultures, les gens du Nord le considèrent comme inférieur - propre aux chiens. Par contre, le corégone, la truite grise et le doré sont bien aimés par les gens du Nord. 

Certaines variétés de poisson sont appréciées à cause de leur disponibilité. Si ce poisson est abondant dans une région, on tend à préférer cette sorte. Par exemple, ceux qui habitent près d'un lac qui a beaucoup de corégone ont un goût prononcé pour ce genre de poisson. Ainsi, d'autres apprécient la truite par le simple fait que la truite est abondante dans leur région. Tout simplement, l'on vient à préférer les vivres qui sont disponibles dans la région.

On conserve aussi le poisson pour nourrir les chiens. Le poisson est accroché à l'extérieur dans un endroit ensoleillé, et il se déshydrate sans fumée ou autre source de chaleur, sur une poisson étant fumée étagère de longues gaules hors de portée des chiens et des prédateurs1 . En perçant la queue d'un premier poisson avec une fine branche de saule (25mm par 1 m de long) on en ajoutant 7 à 11 autres, on compose un «bâton» d'environ 10 kg que l'on suspend à l'étagère. Il arrive qu'un trappeur chasseur conserve plus de poisson que nécessaire. Ce surplus est marchandé à d'autres chasseurs et trappeurs, en échange de marchandises ou pour de l'argent. Le poisson embroché peut aussi faire effet de dette qui sera remise dans l'avenir, ce qui veut dire: «Quand je serai à ton camp, tu me fourniras suffisamment de bâtons de poisson pour terminer mon voyage; lorsque tu viendras à mon camp je te repayerai du même montant que tu m'as donné.» Cet échange réduit le besoin de transporter une pleine charge de nourriture pour les gens et les animaux d'un camp à l'autre. 

Un chien moyen, de 30 à 35 kg, a besoin d'environ un kg de nourriture de poisson sec ou 3 poissons frais par jour. Dans les régions où l'on fait du piégeage l'échange de vivres à plus de valeur que l'échange d'argent.