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Colonisation 

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Des homesteaders avec un wagon chargé.  Archives Glenbow La force finale qui a eu pour effet le démantèlement de la société de la traite des fourrures et de changer le rôle des femmes autochtones et métisses de l'Ouest canadien a été la colonisation. En 1869, la CBH a vendu la Terre de Rupert au gouvernement canadien, signifiant le déclin de la traite de fourrures. Ce déclin était pour une grande part à la chute de la demande pour des fourrures sur les marchés nord-américain et européen, et il en a résulté la fermeture de beaucoup de forts. Le gouvernement canadien a commencé à diviser sa nouvelle terre, réservant la plupart des sections pour la colonisation. Il a commencé aussi à signer des traités avec les tribus autochtones afin de les placer dans des sections de terres fermées appelées réserves. Dans les années 1870 et 1880, une campagne pour recruter de colons dans l'Ouest canadien, venant de l'Est canadien, des États-Unis et de l'Europe a été initiée.

 

Cette campagne visait plus particulièrement les femmes - c'est à dire les femmes blanches - puisque l'on a vite réalisé que les hommes dominaient en nombre les femmes. Cette campagne a été un changement significatif par rapport à l'époque de la traite de fourrures quand on décourageait les femmes blanches à immigrer dans l'Ouest, ou parfois même en le leur interdisant, car l'on croyait que leur nature était trop délicate pour la rudesse de la nature sauvage du canada et interférerait donc avec le entreprise. Bien sûr, certaines femmes blanches s'étaient déjà aventurées dans l'Ouest avant l'époque de la colonisation; cependant elles étaient considérées comme des exceptions aventureuses. Ce n'est qu'à partir de l'époque de la colonisation que les femmes ont réellement commencé à arriver en grand nombre, et avec leur arrivée, les perceptions et les rôles des femmes autochtones et métisses ont changé d'une manière encore plus significative.

Comme on en a discuté plus haut, les homme britanniques de la classe moyenne qui étaient employés comme officiers par la CBH ont emmené avec eux leurs idéaux victoriens de l'amour et du mariage. La plupart de ces idéaux se centralisaient sur la femme blanche et les qualités qui étaient supposées en faire une femme et mère idéales. La majorité des femmes n'entraient même pas dans ce moule idéal; par contre avec leur arrivée, l'idéal devint encore plus renforcé dans l'Ouest canadien, et les femmes autochtones et métisses étaient de plus en plus considérées être en marge de cet idéal. Sylvia Van Kirk et aussi Sarah Carter affirment qu'il y a une corrélation directe entre l'arrivée des femmes blanches et l'augmentation de racisme envers les femmes de descendance autochtone. Des termes dérogatoires, tels que "squaw" et autres qui référaient fréquemment à la couleur de peau étaient de plus en plus utilisés pour décrire les femmes autochtones. Ces termes avaient tendance à suggérer la panade, la promiscuité, le déshonneur et la fainéantise. De plus, des rapports sur les femmes des réserves, conduits par des agents des sauvages du nouveau ministère des affaires indiennes, tendaient à dépeindre les femmes comme de pauvres ménagères et mauvaises mères - qualités en totale opposition à les perception de la féminité idéale.

Une femme des Premières Nations à St. Albert.  Archives Glenbow La plupart du racisme venait des femmes colons. Dans un monde où le lot d'une femme dépendait du succès de son mariage, la femme autochtone ou métisse, qui avait été précédemment la femme idéale dans l'Ouest canadien, était considérée comme une menace. La majorité des femmes blanches se considéraient être, du point de vue racial et moral, supérieures aux femmes de descendance autochtone, et le fait que celles-ci avaient épousé des personnalités haut-placées de la société de la traite des fourrures était inacceptable. Par le biais de commérages et d'accusations publiques, certaines femmes blanches ont oeuvré pour aliéner socialement les femmes autochtones et métisses, particulièrement celles qui avaient acquis un statut social plus élevé. [Van Kirk 175-196] Par contre, les femmes n'étaient pas les seules à exprimer de l'hostilité, beaucoup de personnalités haut-placées de la CBH, telles que le gouverneur Simpson, ont oeuvré pour supprimer les femmes autochtones de la société "blanche". De plus, Van Kirk affirme aussi qu'avec l'arrivée des femmes blanches, des préjugés se sont réveillés pour les traiteurs de fourrures, préjugés qui étaient jusque là endormis. [Van Kirk 174] En particulier, une croyance s'est développée stipulant qu'il était nécessaire de tenir les femmes blanches à l'écart des autochtones parce que leur nature délicate pourrait être corrompue. Cette raison était encore une autre raison qui servait à motiver la ségrégation des autochtones et des métisses venant de la société de classe moyenne dominante émergeant.

Précédemment, dans la société de la traite des fourrures, ces femmes étaient considérées comme femmes idéales. Elles fournissaient un lien économique essentiel avec les tribus autochtones, elles étaient des travailleuses de qualités construisant l'équipement nécessaire à la survie dans la nature sauvage du Canada, et elles étaient des épouses et des mères charmantes dans un monde qui était caractérisé par sa dureté et sa solitude. Cependant, les changements intervenus au 19e siècle ont renversé leurs rôles, l'exploitation sexuelle et le racisme ont servi à les aliéner de plus en plus de la nouvelle société qui se développait dans l'Ouest canadien.

 

Sources:

  • Carter, Sarah.  "Categories and Terrains of Exclusion: Constructing the 'Indian Woman' in the Early Settlement Era in Western Canada."  Telling Tales.  Eds. Catherine Cavanaugh and Randi Warne.  Vancouver: University of British Columbia Press, 2000.
      

  • Van Kirk, Sylvia.  Many Tender Ties: Women in Fur Trade Society, 1670-1870. Canada: Watson & Dwyer Publishing, 1980.

 

  
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