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Ces notions de sphères privée et publiques ressemblaient aux idées sur l'idéal des rôles assignés à chacun des sexes. La femme idéale était une bonne nourricière, directrice du foyer, il lui revenait d'inculquer des règles de moralité et de convenance, et sa propre conduite était sensée incarner ces règles. L'homme idéal était un bon fournisseur, il gagnait le pain de la famille, fournissant ainsi les moyens nécessaires pour une existence confortable, et il dirigeait aussi le foyer, prenant des décisions importantes et réprimandant ceux qui dépassaient les limites de bonne conduite. À bien des égards, ces idées concernant les sphères privée et publique et les rôles assignés aux deux sexes sont venus à dicter la vie des femmes dans l'Ouest canadien. Cependant, à bien des égards, leur vie contredisait aussi ces idées et ouvrait la voie pour une société où les femmes pourraient sortir de la sphère privée.

Beaucoup des écrits sur les femmes pionniers focalisent sur leurs rôles dans la sphère privée ou domestique. Lors de la campagne de recrutement de femmes pour l'Ouest canadien, des brochures claironnaient que les femmes célibataires trouveraient un mari convenable dès leur arrivée, et de fait, peu sont restées célibataires après un an ou deux suivant leur immigration. [Jackel xxiii] Ces brochures vantaient aussi la qualité des maris canadiens, les appelant des gentilhommes nés, et illustrant leur bonté avec des exemples décrivant comment le mari aidait sa femme aux tâches domestiques quand cela était nécessaire. [Jackel 71, 83] L'Ouest était aussi dépeint comme étant la place parfaite pour élever les enfants, l'air frais et les grands espaces étant, soit disant, idéaux pour leur santé mentale et physique. Beaucoup de brochures décrivaient aussi en détails le travail des femmes à la maison, soit comme épouses ou travailleuse domestique (sujet qui est examiné plus en détail dans la section Travail) et expliquaient pourquoi il était mieux apprécié et plus digne dans l'Ouest. Par exemple, dans un livre intitulé Ouest Nor'-Ouest, l'auteure anglaise Jessie Saxby, encourage les femmes à venir au Canada pour combler le besoin en travailleuses domestiques, mais ses commentaires semblent aussi s'adresser aux épouses potentielles et au travail domestique qu'elles effectueront: "Je désire qu'elles croient que les tâches ménagères, le service domestique, qu'elles ne peuvent pas ou ne veulent pas faire à la maison, ne sont ni dégradants ni épuisants; et que si elles rejettent le préjugé de caste, et se disent honnêtement et courageusement "Je veux gagner ma vie", elles trouveront des foyers heureux de les recevoir dans le Nord-Ouest du Canada." [Jackel 71] 

D'autres témoignages écrits sur la vie des femmes pionniers, tels que ceux de Elaine Silverman dans The Last Best Ouest, renforcent les notions traditionnelles de la place des femmes dans la société. En matière de cour, les femmes se devaient de rester timides et de se contrôler, et dans un cas, une jeune femme est grondée pour être allé trop loin avec un prétendant potentiel: 
   

Je ne savais pas que quand on vous présente un jeune homme, on ne se précipite pas pour lui serrer la main. Ce géologue, Leonard, dit "Vous n'êtes pas supposée faire cela. Quand vous êtes présentée à un homme, il faut dire seulement "Comment allez-vous?" Si vous vous précipitez et lui serrer la main, cela veut dire que vous êtes très intéressée à lui". J'ai dit que d'une manière ou d'une autre je sentais le besoin de lui serrer la main. "Oh," m'a-t-il dit, "Vous avez vraiment besoin d'être éduquée en matière de bienséance." [Silverman 44]

Silverman décrit aussi comment beaucoup de femmes sont arrivées avec leurs parents au Canada quand elles étaient enfants et que, d'après le récit de leur jeunesse, il est évident que l'éducation des enfants restait très conservatrice sur les bords. 

Joseph Hope et sa famille, Red Deer Lake.  Glenbow ArchivesLes familles étaient très hiérarchiques, et les enfants, spécialement les filles, étaient supposés apprendre à obéir. Une femme, par exemple, cite, "Je me rappelle de quelques bonnes fessées. Nous les filles, on trouvait toujours que notre frère s'en tirait toujours bien. C'est ce qui se passait car il était le plus jeune et était un garçon." [Silverman 27] Ainsi, il semble que la place de la femme pionnier dans la société suivait, dans une large mesure, les notions traditionnelles de la sphère domestique et de la féminité; on attendait d'elle qu'elle se marie, qu'elle aie des enfants, qu'elle travaille à la maison, et qu'elle soit tout le temps soumise à l'homme. Le rôle domestique des femmes, bien que non rémunéré, était vu comme étant nécessaire à la civilisation de l'Ouest canadien - comme le dit Jessie Saxby, "Le désir d'avoir une vie de famille est clairement ressenti comme une très grande tragédie par ces colons de l'Ouest... Le désir d'une influence féminine tend à rendre les hommes (donc ils en étaient conscients) agités, insatisfaits, impétueux, et sans foi."[Silverman 69]

 

Sources et Lectures Suggérées:

  • Cavanaugh, Catherine. "Irene Marryat Parlby: An 'Imperial Daughter' in the Canadian Ouest, 1896-1934." Telling Tales. Eds. Catherine Cavanaugh and Randi Warne. UBC Press, 2000. 
     

  • Jackel, Susan. Flannel Shirt and Liberty: British Emigrant Gentlewomen in the Canadian Ouest, 1880-1914. UBC Press, 1982.
      

  • Millar, Nancy.  Once Upon a Wedding.  Calgary: Bayeux Arts, 2000.
      

  • Silverman, Elaine Leslau. The Last Best Ouest: Women on the Alberta Frontier 1880-1930. Montreal: Eden Press, 1984.

 

  
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