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La rencontre d'Emily: Les réponses des Albertaines au juge Murphy 

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Mme. Emily Murphy, v. 1915. Première femme juge dans l'Empire britanniqueDans les années vingt, l'Alberta pouvait se vanter d'avoir une caste truculente de puissantes femmes au franc parler maniant les qualités légales et le pouvoir politique. Lord Sankey, du Judicial Committee of the Privy Council in England, a débuté le jugement de l'Affaire personne en faisant le compte rendu des références civiques des cinq Abertaines faisant appel. Il a écrit:

Parmi les appelantes, Henrietta Muir Edwards est vice-présidente pour la province de l'Alberta du Conseil national des femmes du Canada, Nellie L. McClung et Louise C. McKinney ont été, pendant plusieurs années, membres de l'assemblée législative de la province citée, et Emily F. Murphy est magistrat de police de l'Alberta, et Irene Parlby est membre de l'assemblée législatice de la province ci nommée et membre du Conseil exécutif de la dite province.1

Avec cette première phrase de son jugement, il était clair qu'il allait continuer à renverser la décision précédente de la Cour suprême du Canada dans le cas2 et trouverait que les femmes étaient en effet inclues dans la définition de "personnes" du s.24 de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, 1867. Parmi ces "fameuses cinq", Emily Murphy est peut-être la personne qui ressort comme étant la plus convaincante des premiers mouvements pour les droits des femmes, non seulement en Alberta, mais aussi au Canada et au-delà.

Pour beaucoup de femmes des prairies, Murphy a inspiré l'espoir et un optimisme grisant pour la potentialité d'un changement de la loi. Les idées que Murphy défendaient ont fait naître de grandes espérances et inspiré un enthousiasme énergique. Une femme de Chauvin, Alberta, exprimait ce sentiment dans la lettre suivante:

Chauvin Déc. 27-24 

Mme E Murphy 
Juge de tribunal de la jeunesse
Edmonton 

Vous ne pouvez pas concevoir la joie et la bénédiction et l'encouragement du coeur et de l'esprit cela donne et donnera aux femmes de voir certaines des vieilles lois concernant notre sexe mises en pièces, et de voir des lois justes les remplacer, et nous pouvons remercier nos braves Albertaines qui sont entrées dans la vie publique, qui il y a quelque temps encore était réservée aux hommes seulement, pour renverser les lois égoïstes faites par les hommes.

Mon coeur me fait mal quand je pense à certaines pauvres épouses rudoyées. Je vais vous le dire, si ces pauvres créatures avaient autant de droits légaux au partage des biens que leur mari, ces derniers montreraient beaucoup plus de considération pour leur femme, et ces pauvres femmes ne sembleraient pas avoir l'âge d'être leur mère ou leur grand-mère.

Que Dieu soutienne votre bonne oeuvre,

Sincèrement.
Mme L.A. Cayford 
Chauvin Alberta 3

Murphy a inspiré la croyance que les changements dans l'admissibilité des femmes aux partages des biens du mariage altéreraient la relation de domination et de soumission entre un mari et sa femme. Cet espoir se fait entendre dans la lettre suivante adressée à Emily Murphy et écrite par une femme des prairies.

Chère madame,

En voyant la notice dans le Free Press re Dower Law for Alberta, je pense qu'il temps que nous ayons une telle loi. Je ne comprends pas tout à fait ce que cette Loi Dower est. Mais je pense que c'est une loi donnant aux femmes le droit légal à la moitié, ou tous, des biens de son mari, terres, maisons et bien meuble de tous genres, est-ce cela?

Mon mari est toujours en train de me reprocher de ne pas l'aider assez, et pourtant j'élève des poulets, des canards et des dindes pour qu'il les vende, et je n'en tire aucun profit. Je n'ai jamais 5 sous à dépenser à ma guise. Je dois rendre compte de chaque sou qu'il me donne pour mes provisions, etc.

Je pense que si une femme pouvait avoir droit à la moitié des biens de son mari ou à tout ce qu'il possède, ce serait son dû normal. Si l'autre moitié revenaient aux enfants, ils l'auraient seulement quand ils deviennent majeurs, et beaucoup de jeunes gens ne la dépenseraient pas de manière irraisonnée au lieu de la dépenser pour leur éducation qui les aiderait grandement... Je pense vraiment que si les femmes avaient une loi stipulant que les hommes doivent partager les biens de manière égale, il y aurait plus de foyers confortables et heureux, moins de célibataires, moins de suicide, parce que les épouses ne craindraient pas de pouvoir et fournir l'éducation de leurs enfants si elles étaient laissées seules avec une grande famille. Honte aux fermiers de l'Ouest canadien. Ils pleurnichent pour des associations d'équité, le bien et l'honnêteté. Mais combien d'entre eux oseraient même penser être égaux avec leur épouse.

Une épouse canadienne de l'Ouest4

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