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Travail à l'Extérieur

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Mme. Brown sur une moissonneuse-lieuse sur la ferme Delia.  Archives GlenbowLes exigences de la vie de colon rendaient souvent la division des sexes caduque. Souvent, les hommes participaient aux tâches domestiques les plus intenses, comme la lessive et la cueillette de bois de chauffage. Plus souvent qu'on le croit, les hommes participaient au travail domestique. Par contre, les femmes aidaient aussi leur mari au travail extérieur. Spécialement au printemps et à l'automne, les femmes participaient aux travaux de remaillage et de moissonnage sur les fermes, et de boucherie et de garde des troupeaux sur les ranches. Les femmes contribuaient au défrichement des terres, elles menaient les animaux de traite, participaient à la semence, au coupage, raclage et transport du grain au temps des récoltes. Elle aidaient à soigner les bêtes, et à mettre au monde les nouveaux veaux. Pour ce travail, beaucoup de femmes cessaient de porter une robe pour plutôt s'habiller comme un homme, en pantalons et chemises.

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Heritage Trails #253 - Le battage: la tâche de nourrir l'équipe de battage

Avant les jours de combines et de tracteurs, les fermiers de l'Alberta dépendaient sur des équipes itinérant de battage pour cultiver la récolte. Chaque ferme avait de besoin d'une équipe d'environ dix ou douze hommes pour battre le grain.

Et c'était les fermières qui avaient l'énorme tâche de nourrir ces hommes.

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Comme le proclame l'historienne Sheila McNamis, les sentiments étaient partagés quant à ce travail d'extérieur. Certaines femmes appréciaient le travail extérieur pour le grand air et qui les déchargeait des tâches ménagères. Une jeune femme déclarait à ce sujet: "J'aimais la terre et cela ne m'embêtait pas du tout de passer la semaine en salopette et casquette... le dimanche arrivé, j'étais vraiment inconfortable avec une robe." 1 Pour d'autres, travailler dehors voulait dire avoir double tâche, car on s'attendait à ce qu'elles complètent leurs tâches ménagères - comme son mari, la femme ne pouvait pas relaxer après une longue journée de travail dans les champs, mais elle devait plutôt s'occuper de faire la cuisine, faire le ménage et continuer ses travaux d'aiguille le soir. McManus mentionne aussi que la discussion portant sur le travail extérieur des femmes était souvent minimisé dans le discours publique parce que ce travail était considéré au-delà des limites de la respectabilité féminine. Bien que les femmes pionniers retroussaient leurs manches et participaient au travail intensif dans les champs, l'image de la femme bien rangée et tranquille à la maison perdurait. Les femmes, donc, étaient honorées pour leur ouvrage à la maison plutôt que pour leur travail à l'extérieur.

Cette contradiction entre la réalité et l'image du travail des femmes a eu un impact majeur sur l'activisme sociale des femmes. D'une part, les activistes sociales promouvaient la réalité du travail des femmes - arguant que puisqu'elles travaillaient aux côtés des hommes, contribuant à la fois au travail domestique et extérieur, elles devaient obtenir plus d'égalité de droits. Comme nous l'avons vu dans la section sur l'activisme social, les activistes militaient pour de plus grands droits de propriété car elles trouvaient que les femmes ne recevaient pas une part égale des profits découlant du travail de la ferme. D'autre part, les activistes féminines s'accrochaient encore aux images idéales du travail des femmes. Elles continuaient de justifier la participation des femmes dans la sphère politique en se basant sur le rôle traditionnel de celles-ci dans la sphère familiale - les femmes nettoieraient les maux de la société de la même façon qu'elles nettoyaient leur foyer et elles prendraient soins de la société comme elles prenaient soins de leurs enfants. Mc Manus argumente que les fermières activistes, en particulier, s'accrochaient à cette image parce qu'elle voulaient maintenir un front politique uni avec les fermiers. Le fait d'insister sur la sphère légitime féminine préservait la communauté agricole d'éclatement entre les sexes et permettait à ces deux derniers de lutter ensemble contre les menaces politiques et économiques envers leur communauté partagée. Par conséquent, le travail des femmes servait de base aux arguments pour obtenir plus de droits et de liberté dans la sphère politique. Les activistes prenaient avantage des deux perceptions, traditionnelles et non-traditionnelles, du travail des femmes pour manoeuvrer et négocier la place de la femme dans la politique.

Sources:

  • Dodd, Dianne.  "Women and Domestic Technology: Household Drudgery, 'Democratized Consumption,' and Patriarchy."  Framing Our Past.  Eds. Sharon Cook, et al.  Montreal: McGill University Press, 2001.
      

  • Gagnon, Anne.  "'Our Parents did not raise us to be independent:' The Work and Schooling of Young Franco-Albertan Women, 1890-1940." Prairie Forum 1994 19(2): 169-185.
      

  • McManus, Sheila.  "Gender(ed) Tensions in the Work and Politics of Alberta Farm Women, 1905-29."  Telling Tales.  Eds. Randi Warne and Catherine Cavanugh.  Vancouver: University of British Columbia Press, 2000.
      

  • Millar, Nancy.  Once Upon a Wedding.  Calgary: Bayeux Arts, 2000.
      

  • Wetherall, Donald and Irene Kmet.  Home in Alberta: Building, Trends, and Design 1870-1967.  University de l'Alberta Press, 1991.

 

 

  
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