hide You are viewing an archived web page, collected at the request of University of Alberta using Archive-It. This page was captured on 18:12:53 Dec 08, 2010, and is part of the HCF Alberta Online Encyclopedia collection. The information on this web page may be out of date. See All versions of this archived page.
Heritage Community Foundation Presents
Alberta Online Encyclopedia
Les Femmes de la Tremblaie: Images du Centre de l'Alberta Pour voir davantage du Musée virtuel du Canada
anglais / FrançaisAccueilLe ProjetRecherchePlan du SiteNous RejoindreCréditsEdukits

Les Femmes
Paysage Social
La Région

Recherchez les artefacts de la Tremblaie
 
Visite Alberta Source!

Heritage Community Foundation.


Ecrits

Liens Rapide

 

Les femmes ont un rôle important en ce qui concerne l'histoire d'Alberta. Par leurs lettres, leurs livres, leurs poésies et leurs articles, elles donnent un grand nombre de renseignements sur la vie quotidienne en Alberta depuis l'époque du commerce de fourrure jusqu'à nos jours. Dans la section des Femmes de ce site, on constate que beaucoup de femmes dans le centre de l'Alberta étaient des auteurs: certaines étaient professionnelles et employées comme journalistes, mais la majorité étaient des écrivains amateurs ou des volontaires. Bien qu'elles écrivent dans un certain nombre de genres et de formats, le fil commun qui les relie tous est qu'elles ont écrit l'histoire de leur communauté.

 

Les premières femmes à écrire au sujet de l'Alberta sont les épouses des missionnaires et les femmes colonisatrices. Il arrive souvent que leurs récits de la vie sur la frontière de l'Ouest soient les premiers à être diffusés et, ainsi, suscitent un grand intérêt dans l'Est du Canada et en Europe. Un sujet populaire parmi des épouses des missionnaires est les indigènes, et ces écrits ont souvent un message moralisant. Par exemple, Elizabeth Boyd McDougall, épouse du missionnaire John McDougall, un méthodiste, écrit un bref article intitulé "Juste quelques phrases au sujet de l'Indien," qui est édité en 1905. Dans cet article, elle essaye d'inciter le lecteur à comprendre ce qu'elle perçoit comme la mentalité de l'indigène et réclame la compassion des "blancs" qui s'occupent des réclamations des terres des Indiens. Annie McDougall, belle-soeur d'Elizabeth McDougall, a également décrit les Autochtones des plaines de l'Ouest (dans un discours qui a été transcrit), détaillant la façon dont ils préparaient la nourriture:


En automne, les Indiens et tous les membres de leurs familles migraient à la prairie. Les hommes tuaient les bisons, les femmes écorchaient les peaux, découpaient la viande en de longues bandes, qu'elles accrochaient sur des poteaux pour sécher au-dessus d'un petit feu. Quand la viande était sèche d'un côté, elles la tournait de l'autre côté. Lorsque la viande était complètement sèche, elle était conservée pour un futur usage. 1 Ces détails concernant les corvées quotidiennes des Amérindiennes sont précieux pour les historiens, car ils sont très rares.

 

Les femmes qui entreprennent la vie de pionnier donnent également des comptes détaillés de leur vie quotidienne. Le livre de Susan Jackel, A Flannel Shirt and Liberty: British Emigrant Gentlewomen in the Canadian West, 1800-1914 contient une collection de lettres, d'essais et d'articles écrits par des femmes sur leur vie sur la frontière de l'Ouest canadien. Une femme sur un ranch en Alberta, Agnes Skrine, commente dans une lettre à la presse britannique comment elle passe ses jours, écrivant: J'aime le travail et les loisirs ici, le temps passé à l'extérieur et le temps de rentrer à la maison. J'aime l'été et l'hiver, la monotonie et le changement. En outre, j'aime porter une chemise de flanelle, et la liberté." Sa lettre est typique de beaucoup des écrits de l'Ouest qui sont dirigés à des lecteurs au pays d'origine, dans le cas d'Agnes Skrine, l'Angleterre. Leurs écrits ont souvent mené à de grands débats concernant le niveau la vie des femmes dans l'Ouest.

 

Durant le 20e siècle, les femmes écrivains poursuivent cette tendance de détailler la vie quotidienne sur les Prairies de l'Ouest. Dans les communautés dans l'ensemble du centre de l'Alberta, c'est souvent les femmes qui écrivent les nouvelles et les histoires locales. Par exemple, dans notre section des Femmes, nous profilons la journaliste Marjorie Ludvigsson, correspondante pour The Lacombe Globe, The Stettler Independent et The Bashaw News, qui, lorsqu'elle se trouvait dans une foule, était apparemment toujours alerte à ce qui pouvait devenir un article, et Nancy Ward Samson, qui a aidé à créer le premier journal à Hobbema, The Beaver Hills Native-Voice. Nous examinons aussi des femmes comme Margaret Godkin, Vera Barritt, Jeane Thompson et Helen Benson. Pour la plupart, le travail de ces femmes a été en tant que bénévoles.

 

Pourquoi les femmes sont si intéressées à écrire au sujet de leur communauté locale? Une raison est que les femmes sont responsable d'une grande partie de la communication au sein de la communauté; elles visitent les aînés et recueillent leurs histoires, portent attention aux nouvelles intéressantes dans les conversations de tous les jours et notent les événements importants dans la vie des gens, tels les naissances, les décès et les mariages. Et, en plus que les hommes, elles ont tendance à maintenir les liens de communication entre les familles, les générations et les amis et, ainsi, à avoir une réserve d'information sur la vie locale. Les femmes, plus que les hommes, semblent aussi s'intéresser aux événements quotidiens (bien que ceci ne soit pas toujours visible dans leurs écrits) et perçoivent le besoin d'enregistrer ces détails.

 

Cependant, même si les femmes ont tendance à écrire sur l'histoire locale, cela ne veut pas dire qu'elles donnent des renseignements au sujet des femmes. L'historienne Nanci Langford, dans son article "Modesty and Meaning: Women in Alberta Local Histories," explique qui tandis que les femmes écrivent des informations très détaillées sur les activités et les accomplissements de leurs maris, leurs enfants et leurs autres parents, elles sont très peu disposées à écrire au sujet d'elles-mêmes. En outre, elles tendent à minimaliser leur rôle, qu'elles considèrent comme secondaire à celui de l'homme. Même si une femme avait une carrière réussie ou contribuait à la direction de la ferme, c'est surtout ses traits domestiques qui sont décrits et loués dans les écrits, soulignant généralement comment des femmes déterminées ont sacrifié d'elles-mêmes sans se plaindre pour améliorer la vie de leurs familles durant les temps durs et comment les femmes ont contribué à l'amélioration de la qualité de la vie des autres. Par exemple, la description de Catherine McManus dans The Tales and Trails of Millet:


Les temps étaient durs durant les années de 1920 et 1930 mais Mme McManus était une bonne gérante et une excellente ménagère. Elle était également en grande demande en tant que sage-femme et a assisté à la naissance d'un grand nombre de bébés de la région de Millet. Beaucoup d'amis et de voisins étaient reconnaissants à Mme McManus pour son aide chez eux lorsqu'ils étaient malades.
2

Cependant, malgré le fait que des informations concernant les femmes sont omises et qu'il s'agit souvent de stéréotypes des genres, ces histoires locales sont de grande valeur aux historiens de l'histoire de la femme au Canada. Tandis qu'elles ne parlent pas d'elles-mêmes personnellement, elles incluent des informations abondantes sur les organisations féminines, les activités communautaires des femmes et des femmes en tant que des personnages importants dans la communauté, tel que des institutrices et des infirmières. Leur ton et leur envergure donnent un aperçu du caractère et des valeurs des femmes et souvent ce qu'elles ne disent pas en dit long sur les pressions et les contraintes sur les femmes. En conséquence, elles donnent aux historiens un rare aperçu de la culture des femmes dans le centre de l'Alberta.

 

Sources:

  • Dempsey, Hugh.  "Women Journalists as Historians."  Alberta History 45(4) 1997: 2-8.
     

  • Jackal, Susan, ed.  A Flannel Shirt and Liberty.  Vancouver: University of British Columbia Press, 1982.
     

  • Langford, Nanci.  "Modesty and Meaning: Women in Alberta Local Histories."
     

  • McDougall, Annie.  "Pioneer Life in the 1870s."  Alberta History 1998 46(3): 25-27.
     

  • Millet and District Société Historique.  Tales and Trails of Millet. 1978.
     

  • Stiles, Joanna.  "Descended from Heroes: The Frontier Myth in Rural Alberta."

 

  
Précédent
Haut

Droit d'auteur © 2002 Heritage Community Foundation tous droits réservés


Albertasource.ca | Contact Us | Partnerships
            For more on women and Western settlement, visit Peel’s Prairie Provinces.
Copyright © Heritage Communty Foundation All Rights Reserved