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Arts et Artisanat

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Avant les années 1930, il était particulièrement difficile pour quelqu'un, à plus forte raison pour les femmes, de devenir un artiste professionnel en Alberta. Pendant longtemps, les écoles des beaux-arts et la communauté artistique n'existaient simplement pas, et les personnes désirant poursuivre une carrière artistique devaient quitter la province, et même quelques fois le Canada, pour faire des études. Progressivement, les choses ont changé dans les années 1920 et 1930 avec l'émergence d'écoles et de lieux d'exposition pour les artistes: en 1924, le Edmonton Museum of Art (qui devint plus tard le Edmonton Art Gallery, lien en anglais seulement) fut fondé à Calgary, et en 1927 le Provincial Institute of Technology and Art (plus tard Alberta College of Art) à Calgary commença à offrir des cours. À la fin des années 1930, l'Université de l'Alberta commença à développer un programme de beaux-arts et le Banff School of Beaux-Arts était inauguré. Par contre, cela restait encore difficile pour les albertains de recevoir une formation en art et de vivre en tant qu'artiste.

Elsie Park-Gowan

Elsie Park Gowan

Elsie Park Gowan (nee Young) est née in Helensburgh, et a immigré à Edmonton, Alberta en 1912. Elle a grandi à Bawlf, Alberta et est allée à l'école normale à Camrose. Gowan a enseigné à Rocky Mountain House et à l'âge de 22 ans, elle a pris des cours à l'Université de l'Alberta.

Une fois fini ses études, elle a enseigné l'école secondaire à Lacombe où elle a commencé sa carrière de théâtre en produisant Homestead et The Hungry Spirit. La première production est basée sur ses expériences l'Alberta rurale et la deuxième championne le droit d'une femme à une éducation et une carrière. Elle était aussi une pionnière dans l'écriture de pièces pour des émissions de radio pour CKUA et la SRC.

Lisez-en davantage! (en anglais seulement)

Classe d'artisanat à Fort MacCleod enseigné par Annora Brown (troisième personne à la droite de la corde à linge). Glenbow ArchivesMalgré les risques, certaines femmes ont poursuivi une carrière artistique. Annora Brown est un exemple. Elle est née en 1899 dans les environs de Red Deer, et a grandi à Fort MacCleod. Sa mère, Elizabeth Brown, enseignante qui avait suivi des cours d'art en Ontario quand elle était jeune, l'a encouragée à faire de la peinture et du dessin. Annora Brown a suivi les conseils de sa mère et est allée au Ontario College of Art, où elle a pris des cours avec des artistes canadiens bien connus tels que Arthur Lismer, Lawrence Harris, et J.E.H. Mac Donald qui encourageait l'intérêt à représenter le Canada dans toutes ses différentes régions. Quand elle est retournée chez elle, Annora Brown s'est engagée à développer des écoles de beaux-arts en Alberta. Elle a enseigné au Mount Royal College à Calgary, mais cependant elle a été obligée de retourner chez elle pour s'occuper de ses parents malades. En dépit de ses obligations d'infirmière, elle a conservé un studio et a continué d'enseigner les arts; travaillant au Department of Extension de l'Université de l'Alberta, elle s'est rendue à Lethbridge, Medecine Hat, Brooks, High River and Crowsnest Pass, pour enseigner les premiers cours d'art dans ces régions. Plus tard, elle a travaillé à Banff School of Beaux-Arts, et en 1971, elle a reçu un doctorat honorifique de l'Université de Lethbridge. Tout au long de sa carrière, elle est restée fidèle à la peinture de panoramas de sud de l'Alberta, d'autochtones de la région de Fort MacCleod, et des fleurs sauvages de l'Alberta. Sa carrière illustre comment les artistes albertains ont dû être des pionniers dans leur genre: ouvrant leurs propres écoles, développant leurs propres réseaux de soutien, et dégager la voie pour les futures générations d'artistes.

Joueurs de "The Fruit of His Folly" à Olds.  Glenbow ArchivesBeaucoup de femmes se sont impliquées dans les arts de manière moins professionnelle. L'une des premières formes d'expression artistique les plus populaires a été le théâtre et les comédies musicales. Les collectivités, les groupes paroissiaux, et les organisations féminines, tous organisaient des spectacles dans lesquels la participation des femmes était très importante. Par exemple, le Wauneta Club, une association féminine de l'Université de l'Alberta, organisait fréquemment des pièces de théâtre avec leurs écoliers, notamment à l'époque de Noël. Les organisations féminines sponsorisaient des productions théâtrales ambulantes, tels que des opéras, pour qu'elles viennent dans les plus petites communautés albertaines. Les femmes participaient aussi souvent aux chorales d'église et à l'organisation de spectacles musicaux. Le Red Deer Quota Club, par exemple, organisait des concerts et des récitals pour les musiciens et étudiants locaux de l'Université de l'Alberta.

Un des moyens les plus communs par lesquels les femmes exprimaient leur créativité a été l'artisanat. Parce qu'ils avaient généralement une fonction utilitaire - faits pour être utilisés à la maison ou pour être vendus - les femmes se sentaient plus à l'aise pour prendre un peu de leur temps pour créer des objets d'artisanat. Cependant, ces derniers étaient créés suivant un standard plus élevé que le nécessitait leur nature utilitaire - souvent avec des détails et des décorations minutieux. Une des formes d'artisanat les plus communes était les travaux d'aiguille, souvent réalisés sur les vêtements, le linge de maison ou la literie. Tout cela pouvait être utilisé à la maison ou donné en cadeau, ou encore être vendu au marché. Il y avait souvent des concours de travaux d'aiguille dans les foires, et les femmes rivalisaient pour les premiers prix. D'autres formes d'artisanat étaient aussi pratiquées, incluant le tissage, la vannerie, le travail du cuir, et la broderie perlée, qui avaient tout d'abord été produites par les femmes autochtones de l'Ouest canadien. La fabrication de courtepointes était aussi une importante forme d'artisanat, spécialement parce qu'elle permettait aux femmes de travailler en groupe en corvée de piquage. En plus, les morceaux de tissus récupérés au cours de plusieurs générations, utilisés pour fabriquer les courtepointes avaient souvent la fonction symbolique d'être témoins de l'histoire de la famille de ces femmes. 

Exposition d'artisanat à l'Université de l'Alberta.
L'artisanat des femmes ne passait pas inaperçu dans la société. Dans leur livre Useful Pleasures, Donald Wetherall et Irene Kmet affirment que l'artisanat est devenu particulièrement populaire dans les années entre les deux Guerres parce qu'il représentait une "antidote à l'industrialisation et aux produits artificiels. En d'autres mots, pour une société qui commençait à découvrir et expérimenter une culture de la consommation avec ses produits artificiels faits en masse, l'existence d'objets dont la fabrication était manuelle et qui avait nécessité beaucoup de temps était rafraîchissante. Cette appréciation pour l'artisanat est devenue apparente en 1933 quand le bureau albertain de la Canadian Handicrafts Guild et Alberta Women's Institute ont sponsorisé une exposition d'artisanat à l'Université de l'Alberta, qui incluaient 250 items venant de partout dans la province.

En dépit des nombreux obstacles pour créer de l'art en Alberta, beaucoup de femmes ont trouvé la voie pour le faire. Certaines, comme Annora Brown, sont devenues des artistes pionniers: s'arrangeant pour recevoir une éducation artistique, développer une carrière et fonder des écoles et des programmes pour les futurs artistes. Beaucoup d'autres ont trouvé des moyens pour incorporer des formes d'expression créatives dans leur vie très active. La créativité projetée par le biais du théâtre et l'artisanat, a fourni aux femmes un débouché social et créatif, et leur a permis de gagner de la reconnaissance comme artistes pour leur propre compte.

Sources et lectures suggérées:

  • Evenden, Kirstin. "A Sense of Place in Alberta: The Art and Life of Annora Brown." Framing Our Past. Eds. Sharon Cook, et al. Montreal: McGill University Press, 2001.
     

  • Stuart, E. Ross. The History of Prairie Theatre: The Development of Theatre in Alberta, Manitoba and Saskatchewan 1833-1982. Toronto: Simon and Pierre, 1984.
     

  • Wetherell, Donald and Irene Kmet. Useful Pleasures: The Shaping of Leisure in Alberta 1896-1945. Edmonton and Regina: Alberta Culture and Multiculturalism/Canadian Plains Research Center, 1990.

 

  
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