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Révérend Mr. John Nelson: Un Missionaire avec une Mission Impossible1

par Uta H. Fox

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De 1893 à 1919, L'École industrielle de Red Deer, située à quelques kilomètres à l'ouest de Red Deer, était opérée sous l'auspice de l'Église méthodiste du Canada. C'était l'une des nombreuses écoles industrielles du Canada fondées par le gouvernement fédéral mais dirigées par des dénominations religieuses, personnifiant ainsi la relation symbiotique entre l'Église et l'État établie pour réaliser les buts communs de "Christianiser, Civiliser, et Canadianiser" les Indiens dans les provinces des prairies. L'Église méthodiste et le gouvernement fédéral, l'un et l'autre, cherchaient à créer une société homogène dans l'Ouest canadien, basée sur les valeurs et la culture des Canadiens-européens. À la fin du 19e siècle et début 20e siècle, les politiciens et le public pensaient que les Indiens de l'Amérique du Nord étaient une "race en perdition" vouée à l'extinction. Le nomadisme n'étant plus un choix, un style de vie sédentaire se devait d'être institué. Avec l'éducation -considérée comme le remède miracle- , les Indiens étaient supposés acquérir des habiletés afin de devenir des membres auto-suffisants de la grande société. Un nombre de facteurs mitigea la tentative de Red Deer d'implanter le processus d'acculturation. Ces facteurs incluent l'intérêt déclinant de l'Église méthodiste pour le travail de missions indiennes et leur manque de ressources, des fonds gouvernementaux insuffisants, et de la résistance parentale. Cependant, malgré ces insuffisances, beaucoup d'étudiants acquirent les habiletés fondamentales nécessaires pour leur survie.

Le méthodisme évolua à partir de la prédication de John Wesley. Assisté de son frère et de leur disciples, John Wesley brûlait d'envie de revitaliser les aspects fondamentaux de la religion en Angleterre, et d'instiller une "passion issue d'une expérience intérieure du Christ." Au milieu du 18e siècle, ils établirent d'enthousiastes sociétés spirituelles et pratiquantes (réunions de classe) pour étudier la bible. Ces réunions complétaient la foi anglicane que Wesley estimait être trop formelle et froide dans sa pratique. Wesley n'avait jamais envisagé le méthodisme ou "méthodistes" - nommés à cause de leur "vie de prières ordonnée, d'adoration et de service pour les pauvres" - comme étant une entité séparée; par contre, il comptait sur l'évangélisme et le renouveau religieux pour revitaliser l'Église anglicane.2 Ce n'est seulement qu'après sa mort en 1791 que les méthodistes s'instituèrent comme dénomination religieuse séparée.

Le méthodisme signifiait le changement. Les pécheurs qui avaient trouvé la rédemption devaient changer leur mode de vie afin d'ambitionner la perfection chrétienne, et les méthodistes voyaient l'éducation comme étant le plus important moyen de transformation. De fait, ils avaient acquis une expérience considérable en exploitant une école industrielle, Mount Elgin Industrial School, à Munceytown, Ontario, qui avait ouvert ses portes en 1849. Puisque le gouvernement fédéral voyait l'éducation de la même manière que l'Église méthodiste, un journaliste-avocat, Nicholas Flood Davin, fut envoyé aux États-unis, pour visiter les écoles indiennes. Davin recommanda l'adoption d'écoles industrielles pour l'Ouest canadien. 3 À la différence des écoles du jour et des pensionnats, les écoles industrielles étaient situées loin des réserves, séparant ainsi les élèves de leur famille et de leur liens ancestraux. Le curriculum consistait d'une demi-journée d'étude académique et d'une demi-journée d'études professionnelles.

À Red Deer, le premier directeur, Révérend Mr John Nelson, assuma ce poste pendant environ deux ans, de 1893 à 1895. Nelson était né à Florence, Ontario, le 21 août 1848 et décéda à Woodbridge, Ontario, le 22 mars 1927. En tant que ministre méthodiste, il travailla dans des régions telles que Pigeon Lake, Wolf Creek, et White Whale Lake dans les Territoires du Nord-Ouest, de 1881 jusqu'à sa mutation à Red Deer en 1893. Après Red Deer, Nelson eut un poste au Manitoba et en Ontario. Pendant son séjour à Pigeon Lake et Wolf Creek, Nelson travailla avec les Cris et les Assiniboines, construisant une mission et une école. En recommandant Nelson au ministère des affaires indiennes, Dr Alexander Sutherland, sécrétaire général de la Missionary Society, énonça que "... son long (sic) service parmi les Cris du Nord-Ouest, lui a donné la connaissance du caractère des Indiens et de la langue, ce qui est un avantage considérable pour le poste qu'il occupe maintenant."4

Les efforts de Nelson pour réaliser les objectifs d'assimilation de l'Église méthodiste et du gouvernement fédéral, furent gênés car les ressources des méthodistes furent dépassées par le fait d'une ramification vers d'autres directions. Suivant le Traité 6 (1876) et le Traité 7 (1877) et l'arrivée des premiers colons, l'emphase du travail de la mission méthodiste se déplaça des Premières nations vers les nouveaux venus, à la fois les Canadiens de souche et les immigrants européens. L'ouverture de missions asiatiques, plus tard, déboucha sur une nouvelle orientation du travail des méthodistes, si bien qu'au tournant du siècle, l'Église dépensa plus d'argent pour son travail de missions chinoises et japonaises que pour ses missions nord-américaines. Comme l'a écrit l'historien du Méthodisme canadien, William Magney, à partir du moment où l'Église méthodiste s'impliqua dans le travail des missions outre-mer, "... l'intérêt pour le travail avec les Indiens... subsista tout juste assez."5 Ces missions ajoutées à celles que l'Église méthodiste exploitait à Montréal et Toronto, étaient toutes sous la direction de Alexander Sutherland.

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