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Glossaire

Vue vers l'ouest à partir des battures sur Fort Edmonton en hiver. Une barge d'York et un chariot de la rivière Rouge au premier plan.Barge d'York: Grand bateau utilisé durant la traite des fourrures, basé sur un vieux design des Orkney (Écosse) dérivant des longs bateaux vikings. La barge d'York a été construit pour la première fois au Fort Albany et était à fond plat avec une proue en flèche et une voile carrée à l'angle de 45 degrés, le rendant facile à accoster et s'éloigner des bancs de sable. Fait généralement d'épinette ou de mélèze qui pouvaient résister aux rapides bouillonnants et aux plageages répétés, la barge d'York était conduite par six à huit hommes à rames. Bien que plus grande que le canoë et capable de transporter plus d'hommes et de marchandises à travers le pays, la barge d'York était difficile à porter quand cela était nécessaire lors de portages, dû à sa taille et son poids encombrants.

Illustration artistique de traiteurs naviguant sur les nombreuses voies navigables (les Canoë: Petite embarcation construite d'écorces de bouleau et de cèdre tenus ensemble par des racines et du goudron. Bien qu'il ait été tout d'abord conçu et utilisé par les populations autochtones de l'Amérique du Nord, le canoë est devenu un moyen de transport très important pour les premiers traiteurs de fourrures et aussi pour les explorateurs. Le canoë n'a pas de taille standard et, durant l'époque de la traite des fourrures, pouvait varié en taille de navire de charge de 40 pieds à des versions plus petites à 2 ou 4 passagers qui étaient beaucoup plus efficaces et manoeuvrables.

Castor: Le plus grand rongeur du Canada, pesant entre 15 et 35 kg, il a eu une grande influence sur l'exploration, le développement et l'histoire de la nation canadienne. Dû à la demande pour les pelleteries de castor comme matériaux textiles en Europe, débutant au 18ème siècle, le castor a déclenché l'exploration extensive de l'Amérique du Nord, et a causé l'établissement de l'économie lucrative de la traite des fourrures qui est devenue la base de la nation canadienne. Par conséquence, le castor est devenu un symbole national canadien.

Ceintures Flechées: Une bande d'étoffe ou ceinture tissée à la main portée autour de la taille, typiquement faite de couleurs vives telles que le rouge, jaune, bleu, blanc et noir. Elle est aussi connu sous le nom ceinture de Métis ou de voyageur. L'art du tissage de la ceinture a été transmis aux voyageurs par les Canadiens français qui le transmirent à leur tour aux Métis. Valorisée pour son côté pratique et versatile, les voyageurs l'enroulaient généralement autour de la taille pour supporter davantage le dos quand ils faisaient des portages ou hissaient leurs bagages sur des pentes escarpée. Elle pouvait aussi être utilisée comme corde de tirage d'objets. De nos jours, la ceinture fléchée est portée par les membres de la nation métisse comme symbole de fierté et de nationalité.

Chariot de la rivière Rouge.Chariot de la rivière Rouge: Système de transport et livraison inventé par les Métis. Similaire au travois, mais mieux dessiné pour s'adapter aux conditions de voyages dans les plaines. Chariot rudimentaire à deux roues désigné à être attaché à un cheval. Les roues avaient des rayons en arc et étaient «désaxées» pour donner à l'axe du chariot une piste plus large et pour absorber les chocs reçus par le chariot lors des lourdes charges. Le chariot de la rivière Rouge permettait aux Métis de transporter de grandes quantités de marchandises sans avoir à entretenir de grands troupeaux de chevaux.

Commis: L'officier le plus bas dans la hiérarchie de la Compagnie de la Baie d'Hudson et de l'industrie de la traite. Après cinq ans d'apprentissage, la plupart des commis étaient placés en charge de plus petits postes de traite avancés pour gérer les tâches quotidiennes de la traite avec les autochtones et diriger le poste. Les commis de la Compagnie de la Baie d'Hudson formaient la main d'oeuvre dans laquelle les futurs leaders, ou facteurs, allaient recruté.

Poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson à Grouard (années 1920).Compagnie de la Baie d'Hudson (CBH): Incorporée en Angleterre en 1670 pour rechercher un passage dans le Nord-Ouest vers le Pacifique et faire le commerce et le troc dans ces régions, la Compagnie de la Baie d'Hudson (CBH) devint ultérieurement la plus puissante compagnie du Canada, contribuant de manière significative à la structure politique et économique de la nation. Lors des deux premiers siècles de son existence, la CBH étai engagée principalement dans la traite des fourrures, établissant des postes de traite avancés sur toutes les voies navigables majeures du pays afin de faire la traite avec les populations autochtones, et s'accaparant le monopole de cette industrie après 1821. En 1870, la CBH a vendu ses terres, qui, à cette époque, comprenaient virtuellement tout l'Ouest canadien, au gouvernement du Canada. Lors du vingtième siècle, la compagnie s'est tournée de plus en plus vers les marchandises au détail mais a continué ses opérations de traite des fourrures dans le nord jusqu'en 1990. La CBH est de nos jours un grand magasin majeur canadien et a la distinction d'être la corporation canadienne en activité la plus ancienne.

Compagnie du Nord-Ouest: Compagnie canadienne de traite des fourrures qui a opéré en compétition avec la Compagnie de la Baie d'Hudson entre 1783 et 1821, année de sa fusion avec cette dernière. La compétition entre les deux compagnies a été très féroce et résultait occasionnellement en conflits ouverts. Le personnel de Compagnie du Nord-Ouest comprenait principalement des Canadiens, ou marchands basés à Montréal, les Nord-Ouest qui ont rassemblé leurs ressources dans l'espoir de réduire la compétition entre eux et supplanter le monopole de la Compagnie de la Baie d'Hudson. En conséquence de leurs conflits continuels, le gouvernement britannique a poussé les deux rivales à s'associer, et, en 1821, elles ont fusionné sous le nom et la chartre de la Compagnie de la Baie d'Hudson.

Facteur en chef: Position officielle, au sein de la Compagnie de la Baie d'Hudson, la plus haute dans la hiérarchie dans l'industrie de la traite des fourrures. Responsable de la gestion de plusieurs postes avancés, seul les traiteurs en chef pouvaient accéder à cette position.

Mission St-Charles à DunveganMissions: Quand les traiteurs et explorateurs européens ont commencer à venir en Amérique du Nord, comme cela fut le cas durant la colonisation de l'Europe et de l'Asie, il y avait un grand désir de christianiser les populations autochtones pour les «civiliser» et leur faire adopter un mode de vie plus européen. Les jésuites ont été les premiers à arriver et ont généralement établi leurs missions autour des colonies françaises. La conquête britannique de 1760 a emmené avec elle des méthodistes, des anglicans et des moravians. Dans l'Ouest canadien, les plus actifs ont été les méthodistes wesleyens, les prêtres oblats (catholiques), les presbytériens après 1860 et, plus tard l'Église unie.

Intérieur d'un entrepôt du poste de traite au Fort Whoop-Up.Objets de commerce: Items entreposés à chaque poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson et utilisés par les hommes de la compagnie pour traiter avec les populations autochtones locales en échange de leurs fourrures. Des objets de traites typiques de l'époque de la traite des fourrures incluaient des balles de mousquet, des fusils, des perles colorées, des couteaux, des pipes, du tabac, de l'alcool, des pots et ustensiles de cuisine, des pièges, des vêtements, des textiles, des fils de laine et des articles de mercerie. L'un des objets de troc les plus populaires était la couverture de la Baie d'Hudson qui fut développé spécifiquement pour encourager les autochtones à échanger leurs anoraks (vestes), faits de peaux de castors tant recherchées, sans craindre de geler à en mourir durant les hivers rudes. La couverture de la Baie d'Hudson demeure un objet de marchandise populaire dans les magasins La Baie, même de nos jours, et porte encore un jeu de petites lignes noires au bord d'un côté qui représentent combien de peaux de castors sa taille et son épaisseur sa valeur représente.

Peau de castor: Une peau de première qualité, dépecé de sa chair, proprement tanné et prête pour la traite. Une pelleterie de castor préparée ainsi servait de monnaie d'échange durant l'époque de la traite des fourrures. Afin d'établir un système de commerce de style européen avec les populations autochtones de l'Amérique du Nord, la Compagnie de la Baie d'Hudson imagina la peau de castor comme une monnaie d'échange qui pouvaient être échangée, ou traitée, dans leurs postes pour des objets européens variés. Le prix de tous les objets était établi selon la valeur des peaux de castor, par exemple 2 pelleteries de loutre équivalaient à 1 peau de castor. Vers la fin de la traite des fourrures, la Compagnie de la Baie d'Hudson a commencé à émettre des jetons en cuivre comme coupures de pelleterie de castor.

Caserne de la Police montée du Nord-Ouest à Grouard.Police à cheval du Nord-Ouest (PCNO): Précurseur de la Gendarmerie royale du Canada, (Police montée) la Police à cheval du Nord-Ouest est formée en 1873 pour aider à restaurer l'ordre dans les territoires de l'Ouest canadien nouvellement acquis. Après que le gouvernement canadien ait racheté la terre de Rupert de la Compagnie de la baie d'Hudson, en 1869, les territoires non contrôlés sont vite infiltrés par des trafiquants de whisky américains qui causent de grandes perturbations en échangeant de l'alcool pas cher pour des fourrures avec les autochtones. À l'origine, la force comprend 300 hommes qui viennent dans l'Ouest du Manitoba et installe son premier fort à Fort Macleod dans la région qui est aujourd'hui le Sud albertain. Une fois l'ordre restauré, la force patrouille la frontière, maintient la paix dans la région, supervise l'extension ouest du Canadien pacifique et aident les vagues de colons à s'ajuster à leurs nouvelles terres dans l'Ouest. En 1920, la force devient nationale et son nom devient la Gendarmerie royale du Canada.

Portage, région de Baie James, Ontario ca. 1907.Portage: Un moyen de passage sur la terre lors d'interruption de voie navigable. À l'époque de la traite des fourrures, et jusqu'au début du 20ème siècle, les explorateurs, traiteurs de fourrures, voyageurs et autochtones voyageaient tous sur des voies navigables à travers l'Amérique du Nord. Lorsqu'il y avait un blocage de terre entre deux voies d'eau, ces voyageurs pionniers devaient porter leur navire de charge ou canoë à pieds à travers les terres jusqu'à la voie navigable suivante. Lors des longs portages, les voyageurs utilisaient des chevaux de bât pour transporter les marchandises plus lourdes.

Terre de Rupert: Territoire comprenant le nord du Québec et de l'Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta, et ce qui est maintenant le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut, qui fut accordé à la Compagnie de la Baie d'Hudson en 1670 par Charles II d'Angleterre. Nommée en l'honneur du Prince Rupert, cousin du roi et premier gouverneur de la Compagnie de la Baie d'Hudson, on accorde à la compagnie le monopole sur les fourrures et le contrôle total du territoire. La Compagnie de la Baie d'Hudson avait déjà construit près de 100 postes de traite des fourrures vers 1869, lorsque le gouvernement canadien racheta la Terre de Rupert de la compagnie pour une valeur de 300 000 livres anglaises.

Traite en chef: Officier de la Compagnie de la Baie d'Hudson responsable du troc des fourrures. Les Traiteurs en chef étaient généralement promus à cette position après avoir exercé leurs qualités de commis au service de la compagnie pendant au moins 15 à 20 ans.

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