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Traiteurs, missionnaires et explorateurs

Perles de coquillages et bouts de cuivre.

Les preuves archéologiques et les traditions orales des Premières nations démontrent que le commerce faisait partie intégrante de la vie en Alberta depuis le tout début. La plupart des articles de commerce ont disparu il y longtemps, néanmoins, les traces de quelques uns de ces articles peuvent facilement être repérées. Par exemple, certaines variétés de roches utilisées dans la fabrication d'outils et de pointes de flèches ont étés transportées à des centaines et même à des milliers de kilomètres. Différentes variétés d'obsidienne, un type de roche vitrée de source volcanique, ainsi que du silex provenant d'une région très spécifique du nord des États-Unis et de la Colombie-Britannique ont tous les deux été retrouvés dans des sites archéologiques à travers l'Alberta. De la même manière, du cuivre des Grands Lacs et des coquillages de la côte Pacifique ont aussi été retrouvés en Alberta. Ceci démontre que des systèmes commerciaux forts complexes existaient bien avant que le premier commerçant européen pose les pieds en Alberta.

Vers le début du 18e siècle les Premières nations à travers l'intérieur ouest de l'Amérique du Nord échangeaient entre eux des chevaux, des fourrures, des couvertures de bison, des approvisionnements et même des articles de commerce européens. Les archives de la traite des fourrures confirment que des regroupements de Cris et d'Assiniboines avaient mis sur pied des systèmes d'échange commercial bien profitables avec d'autres groupes d'indiens. Ils échangeaient des articles commerciaux qu'ils avaient obtenus de postes de traite français du sud du Manitoba ou de postes de traite anglais sur la Baie d'Hudson contre des fourrures et d'autres marchandises produites par ceux qui ne pouvaient ou ne désiraient pas parcourir ces grandes distances jusqu'aux postes de traite européens. Dans le nord, des tendances similaires se sont manifestées. Des traiteurs chipewyans/dénés ont apporté des fourrures à Churchill sur la Baie d'Hudson et ont ensuite échangé leurs surplus de marchandises pour encore d'autres fourrures au cours de leur voyage de retour à l'intérieur des terres. Cette traite dite « intermédiaire » a fait en sorte que les premières marchandises européennes on atteint l'Alberta plus de 50 ans avant la première visite documentée d'un commerçant européen.

Rencontre de chefs de la Confédération des Pieds Noirs. Quelques historiens et archéologues croient que des traiteurs venant du Québec ont atteint l'Alberta quelque temps avant 1754. Dans la langue pied-noir, les Européens étaient appelés « Napikawan » ou « Peuple-du-Vieil-Homme ». Les traiteurs francophones étaient alors appelés des vieux hommes « vrais» ou « originaux », insinuant qu'ils étaient les premiers Européens à rencontrer des membres des nations des Gens-du-sang, Peigans et Pieds-Noirs. Toutefois, la première visite documentée de la part d'un Européen aux terres de l'Alberta d'aujourd'hui a eu lieu en 1754-55 lorsqu' Anthony Henday rencontra un groupe qu'il appela « Archithinue ». La plupart des historiens croient que les « Archithinue » de Henday étaient membres de la Confédération des Pieds-Noirs, quoiqu'ils aient bien pu être membres d'un autre groupe d'indiens des Plaines.

.La première visite de Henday en Alberta illustre bien le rôle des traiteurs cris et assiniboines à l'intérieur des terres au milieu du 18e siècle. Henday a été guidé vers l'intérieur des terres à partir de York Factory par un groupe de traiteurs cris et assiniboine menés par un homme du nom de Attickasish ou Attikarish. Ce dernier voyageait vers l'intérieur des terres de sorte à échanger les marchandises que lui et ses compères avaient reçues de York Factory en échange de fourrures et d'autres articles produits par les « Archithinue ». Quand Henday essaya de convaincre ces indiens des Plaines de venir faire du troc à York, le chef des Archithinue refusa. Il remarqua que les indiens des Plaines pouvaient obtenir tous les biens européens qu'ils désiraient de traiteurs tels qu'Attickasish (Ateesh-ka-sees), en plus ils n'avaient ni le temps ni les canoës nécessaires pour ce long voyage jusqu'à la Baie d'Hudson pour faire commerce.

Les traiteurs de fourrures européens atteignent l'Alberta (1778 –1795)

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