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Histoire


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Bien longtemps avant que Saint Vincent deviendrait l’établissement d’une petite communauté de Franco-Albertains, la région de la tremblaie canadienne était le domaine des Cris et des Métis. Par contre, l’expansion de la traite de la fourrure lucrative au Canada, ainsi que des rumeurs de la terre fertiles de la région, ont attiré plusieurs Européens vers l’Ouest. Le premier à visiter cette région fut William Pink, un employé de la Compagnie de la baie d’Hudson qui a exploré la rivière Castor à sa source en 1766-67. Le nombre de castors et de bisons ont attiré encore plus de voyageurs après Pink. La région, qui se trouve environ 210 kilomètres au nord-est d’Edmonton, fut arpentée en 1884 par A.F. Cotton. Originalement appelé « le derrière du chien » (ou pire) en cri, il a nommé le lac « Vincent » d’après son fils. Les missionnaires l’ont rapidement renommé Lac Saint Vincent.

Les missionnaires sont venus peu longtemps après les commerçants de la fourrure. Par les 1850, les prêtres Oblats ont débuté leurs efforts missionnaires et voyageaient à travers la région vers la mission de Lac La Biche. Quelques cinquante ans plus tard, le père Albert Lacombe a aidé à établir la colonie de Saint-Paul-des-Métis; la colonie a fait faillite en 1905, et le territoire fut ouvert à l’établissement par loi parlementaire en 1909. Là, les Canadiens-français ont réussi à s’établir dans une parcelle de terre. Attirés par les Oblats, les immigrants francophones ont commencé à peupler Saint Vincent vers 1906, cherchant à cultiver la grande nature de l’Ouest canadien. Six ans plus tard, le 13 mars 1912, la vie de la communauté comme paroisse catholique a officiellement débutée, et la colonie fut nommée Saint-Vincent-de-Denisville.

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Comme la plupart des établissements franco-albertains de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle, Saint Vincent gardait des liens proches avec l’Eglise Catholique romaine. La colonie a reçu son premier curé en 1907, lorsque le père Eugene Bonny fut nommé par l’évêque Grandin. Cette même année, les paroissiens ont décidé de construire une église en utilisant 10 âcres de terres obtenues par le père Simonin en 1906.

En 1909, une tempête de grêle a dévasté la moisson à Saint-Paul-des-Métis. Plusieurs homesteaders ont déplacé leur bétail aux pâtures autour de Saint Vincent, qui a auparavant été utilisé par la colonie. Cette même année, Saint-Paul-des-Métis fut ouvert à l’établissement de l’extérieur, et plusieurs autres pionniers furent attirés vers la région fertile.

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1918 était très difficile pour les habitants de Saint Vincent. La région entière fut frappée par une crise fatale de la Grippe espagnole, et le chemin de fer qu’on espérait passerait par Saint Vincent n’arriverait pas. De plus, sous la direction du père Ouellette, la paroisse avait commencé la construction d’une nouvelle église; malheureusement, le feu a détruit l’édifice peu longtemps avant que la construction soit terminée. La paroisse fut compensée par la compagnie d’assurances à cause de la nature accidentelle du feu. En 1925, la paroisse a commencé à construire une troisième église, mais elle n’était pas suffisante pour répondre aux besoins de la communauté. Peu longtemps après, en 1929, les Sœurs de l’Assomption sont arrivées pour offrir de l’instruction religieuse et francophone. Dans cette période, de petites entreprises se sont établies à Saint Vincent. Une nouvelle école à deux salles fut ouverte pour accommoder les étudiants. Malgré cette croissance, Saint Vincent n’a pas atteint le statut de village, et la perte du chemin de fer a chassé les marchands qui ont ouvert des magasins dans cet hameau.

La Crise des années trente a testé la province entière. Plusieurs fermiers sur le seuil de la pauvreté se sont battus pour survive lorsque leurs récoltes faisaient faillite et les prix tombaient. Malgré cela, les liens communautaires qui furent forgés d’affiliations religieuses et culturelles ont tenus Saint Vincent ensemble. L’arrivée du père Charles Chalifoux comme curé en 1933 a aussi revitalisé la communauté. Puisant dans l’énergie créative de sa congrégation, lui et ses paroissiens ont terminé la construction et la décoration de la nouvelle église, qui fut construite pour remplacer le petit édifice construit en 1925.

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Lorsque la promotion des missionnaires Oblats de la francophonie dans l’Ouest canadien a commencé à faire faillite, les organismes tels que l’Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) furent créées pour continuer à donner du soutien aux Franco-Albertains. Malgré que d’autres villes et villages francophones aient été assimilés par leurs nouveaux habitants anglophones, Saint Vincent a retenu ses origines francophones. En 1956, l’hameau a fêté son 50ème anniversaire et sert comme témoin que les premiers pionniers à s’établir en Alberta étaient francophones.

Source:

*      Champagne, Juliette Marthe. "Isidore Cassemottes" De Saint-Vincent Alexandre Mahe (1880–1968) Et La Survivance Canadienne-Francaise En Alberta. Ann Arbor, Michigan: 2001. Utilisé avec la permission de Dr Juliette Champagne et UMI Dissertation Services.

 
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