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L’école résidentielle Blue Quills


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Lorsque les missionnaires catholiques francophones sont arrivés dans l’Ouest du Canada, ils ont apporté avec eux l’espoir que les peuples autochtones de la région bénéficieraient d’une éducation européenne, une croyance soutenue par les traités mis en place par les Premières Nations et le gouvernement du Canada. En fait, la civilisation européenne était considérée supérieure par les Oblats, et la plupart des prêtres croyaient fortement que l’assimilation culturelle était essentielle pour sauver les peuples autochtones.

Au début du 20ème siècle, il était obligatoire que les enfants autochtones entre les âges de cinq et quinze ans aillent à l’école. Aujourd’hui, les principaux dans le système d’enseignement résidentiel—les églises, le gouvernement, et les peuples autochtones—sont engagés dans un examen actif et une évaluation de l’impact que les écoles résidentielles ont eu sur la santé spirituelle des communautés des Premières Nations du Canada. Ils étaient souvent enlevés de leurs foyers, croyant que l’isolation culturelle était nécessaire pour les assimiler dans la société de l’Ouest.

En Alberta, les Oblats étaient en charge de l’école résidentielle Blue Quills, d’abord à Lac La Biche en 1862, et ensuite à Saddle Lake en 1898. En 1931, il y avait 20 écoles résidentielles en Alberta et l’école résidentielle Blue Quills fut déplacée à cinq kilomètres à l’ouest de Saint Paul. De ces 20 écoles, l’école résidentielle Blue Quills tient une place unique dans l’histoire canadienne. Les cours, de la maternelle à la huitième année, étaient enseignées par les pères Oblats de Marie Immaculée et les Sœurs grises.

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En 1969, le partenariat entre les églises impliquées et le gouvernement canadien dans l’éducation des autochtones fut officiellement terminée. Le gouvernement a entrepris des mesures rapides pour fermer les dernières écoles résidentielles qui restaient au Canada. Lorsqu’ils ont essayé de fermer l’école résidentielle Blue Quills en 1971, le ministère des Affaires indiennes fut bloqué par les protestations des gens des Premières Nations de la région. Dans une décision historique, l’administration de l’école fut passée au Conseil éducatif de Blue Quills et est devenue la première école résidentielle canadienne gérée par les autochtones. Le changement a mené à d’autres innovations dans l’auto-gouvernance des autochtones, et en 1973, le gouvernement fédéral a transféré le contrôle administratif de l’éducation autochtone aux conseils des bandes. Blue Quills est maintenant un collège des Premières Nations qui opère sous les principes de Nehiyaw Mamtonecihkan (pensée autochtone) et Moniyaw Mamtonecihkan (pensées académiques des blancs). Les étudiants s’enrôlent dans une gamme de programmes, tels que le rattrapage scolaire, technologie informatique, les arts, la direction et une gamme de programmes vocationnels.

En 1986, plus d’un siècle après que les premiers étudiants ont entré Blue Quills, la dernière école résidentielle a fermé ses portes.

 
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