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1960 à aujourd’hui


'Quelqu'un veut commencer?' 1 avril 1978.

L’assimilation et la marginalisation : ils étaient les deux défis les plus sérieux que les Franco-Albertains devaient faire face dans l’époque après la guerre. Malgré que leurs ancêtres fussent capables de résister plus de 200 ans de dominance anglophone, les communautés francophones de l’Alberta commençaient à ressentir la pression d’être poussés par une majorité qui semblait dominante et non-sympathique. Par contre, dans les années soixante, la communauté franco-albertaine vit un changement d’attitude et fut témoin à des efforts par le gouvernement canadien pour chasser les effets de l’assimilation. Une hausse dans le taux d’immigration indiquait que la mosaïque culturelle du pays se diversifiait, et la notion du multiculturalisme entrait dans le théâtre politique au Canada.

Au cours de cette période, la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme identifia que les francophones habitant à l’extérieur du Québec étaient sous une énorme pression. Avec le soutien d’une vague de pluralisme dans la nation, la Commission fut formée pour adresser les problèmes adressés par la Révolution tranquille au Québec. Reconnaissant la France et l’Angleterre comme deux des nations fondatrices du Canada, le but de la Commission était d’étudier et de recommander des solutions qui favoriseraient un partenariat égal entre les deux groupes. Le résultat fut la Loi sur les langues officielles de 1969, et le français et l’anglais devinrent les deux langues officielles du Canada.

Pierre Trudeau and Andrea Spindel Wilkinson

Au cours de cette période troublante, les Franco-Albertains ne pouvaient pas s’échapper de l’inquiétude de la Révolution tranquille et la venue du séparatisme au Québec dans les années soixante et soixante-dix. C’était un temps lorsque beaucoup de Canadiens-Français habitant au Québec cherchaient à redéfinir leur identité et faisaient appel pour le bilinguisme, le biculturalisme, l’autonomie et l’égalité dans la Confédération canadienne. Par contre, les droits de la langue mise en place par la Commission, garantissant que le Canada soit une nation bilingue, ne pouvaient pas être renforcés au plan provincial.

Malgré une hausse de la population dans les années soixante-dix grâce à l’industrie pétrolière de la province, les communautés francophones disparaissaient dans la deuxième moitié du 20ème siècle. En 1976, le Parti Québécois fut élu au Québec, et les Franco-Albertains faisaient face à une menace réelle – la séparation du Québec du Canada. Confrontés par la notion d’être menacés par l’isolation culturelle, plusieurs Franco-Albertains ont opposé le mouvement séparatiste dans l’est et favorisait la notion d’un Canada uni.

Le travail de Pierre Elliott Trudeau eut un impact considérable sur les Franco-Albertains de cette période. En 1980, le premier référendum sur la séparation du Québec n’a pas passé, et en 1982, le gouvernement Libéral de Trudeau a renforcé la protection des droits de la langue au Canada avec la Charte canadienne des droits et libertés. Les Franco-Albertains avaient maintenant le droit d’accéder à une éducation entièrement en français. Malheureusement, il y eut des conflits sur l’interprétation de la charte et qui aurait la responsabilité d’assurer les droits de la langue. Les Franco-Albertains devaient attendre jusqu’à 1990 pour la reconnaissance provinciale et le soutien d’une éducation exclusive en français. Cette année-là, une décision importante par la Cour Suprême du Canada détermina que le gouvernement de la province de l’Alberta a violé les droits de sa population francophone minoritaire en refusant de faire la promotion d’une éducation francophone.

Malgré cela, la menace de l’assimilation et de l’isolation existe toujours. En 1995, un deuxième référendum sur la séparation du Québec fut défait. Mais par une marge étroite d’un pourcent. Comme leurs homologues au Québec, les Franco-Albertains cherche la reconnaissance comme communauté distincte et comme une des cultures fondatrices du pays.

Source:

Julien, Richard A.C. The French School in Alberta: An analysis of an Historical and Constitutional Question. Edmonton: University of Alberta, 1991.

 
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