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Les Francophones d’Edmonton et l’Église catholique : paroisses, écoles et communautés religieuses.

Bien qu’entourée de plus en plus par la majorité anglophone dans les années 1950, la population franco-catholique d’Edmonton et des environs a accumulé une certaine infrastructure et des associations durant les cinquante années précédentes et avant. La première mission catholique de la région est établie au lac Sainte-Anne en 1843 et la mission Saint-Joachim est à son tour créée au fort Edmonton en 1854. Le fort a fait l’objet de visites de la part de missionnaires catholiques depuis 1838, mais le registre de visites de la mission à alors pour titre Fort-des-Prairies, sous le nom duquel le fort était alors connu (En ce qui concerne Sainte-Anne et Saint-Joachim, ces deux missions étaient considérées comme formant une paire, Anne et Joachin étant les parents de Marie, la mère du Christ). La mission Saint-Joachim devient éventuellement une paroisse, et au tournant du siècle, deux autres paroisses sont établies à Edmonton: Saint Anthony et Immaculée-Conception. Cette dernière, quia longuement desservie la communauté française a été fermée il y a quelques années vu le déclin du nombre des paroissiens francophones.

Avec l’influx des paroissiens anglophones, la langue anglaise a commencé à dominer les services de l’Église, même si la majorité du clergé est francophone. Il faut attendre 1925 et la construction de l’église Saint-Joseph (qui deviendra la cathédrale du diocèse) qui offrira des services en anglais pour que la paroisse Saint-Joachim puisse revenir aux services en français pour la communauté française. Les résidents de langue française situés au sud de la rivière se rendent à Saint-Joachim pour recevoir les services de l’Église en français. Les paroisses environnantes de Beaumont et Saint-Albert sont alors elles aussi francophones, mais cinquante ans plus tard la dynamique linguistique va changer rapidement les régions rurales environnant la ville d’Edmonton. Par exemple, en 1953, Saint-Albert est tout petit comme village; quand le service d’eau et d’égouts est installé à Saint-Albert, il n’y a que 43 branchements. Mais depuis, Saint-Albert est devenu une ville dortoir et la majorité linguistique bascule vite vers l’anglais, au point qu’en 1990, la paroisse de Saint-Albert ne donne plus de services en français et les francophones sont obligés d’utiliser la chapelle du salon funéraire local pour la messe du dimanche s’ils souhaitent entendre celle-ci en français.

Par contre, après 1950, il y a beaucoup de grandes institutions et d’associations existantes qui fournissent des services en français dans la région d’Edmonton: l’Hôpital général, l’Hôpital Misericordia, le Collège Saint-Jean (après la fermeture du Collège des Jésuites en 1943, le Junoriat Saint-Jean a été renommé), l’Académie de l’Assomption (pour les filles), les Chevaliers de Colomb (Knights of Colombus) et les Dames de Sainte-Anne (une association de l’Église féminine similaire à la Catholic Women’s League). À Saint-Albert aussi, il y a le grand complexe de la mission qui a fourni des institutions scolaires pour les enfants des Premières Nations, mais avec la fermeture de l’école en 1949, le Foyer D’Youville, résidence pour les personnes âgées, est établi à cet endroit. En ce qui concerne les écoles, le Collège Saint-Jean et l’Académie de l’Assomption sont des écoles privées et elles sont en mesure de fournir de l’éducation presque exclusivement en français, cependant toutes les autres écoles doivent se conformer aux standards de la province en matière d’éducation.

En 1952, une nouvelle chapelle est construite à la Place Jasper qui est rapidement entrain de devenir une banlieue. Au début, Sainte-Anne est simplement une chapelle desservie par la paroisse Saint-Joachim, mais après 1953, elle devient une paroisse. Pendant ce temps, à Saint-Albert, l’un des grands bâtiments devenus inoccupés après la fermeture de l’école résidentielle est transformé en l’Étoile du Nord, qui est encore en service de nos jours et que l’on utilise pour des réunions, des ateliers de groupes et des retraites et autres usages méditatifs.

La ville d’Edmonton est un centre de services pour toutes les communautés de la province. Dans les années 1950, plusieurs communautés religieuses construisent de grandes résidences (maisons-provinciales) pour la formation de leurs novices et aussi pour leurs aînés à la retraite, sans vraiment anticiper le crash du recrutement qui devient évident après 1960. Dans le système scolaire catholique, par exemple, durant ce temps, les enseignants religieux sont remplacés par des enseignants laïques. En 1951, les Filles de Jésus, qui à l’époque ont leur maison-provinciale à Morinville, achètent un grand terrain en face du Collège Saint-Jean et établissent leur maison-provinciale à cet endroit. Quelques années plus tard, elles y construisent la grande Maison Saint-Joseph. Quelques-unes d’entre elles enseignent à l’école Saint-Thomas. Elles fréquentent la paroisse Saint-Thomas, une paroisse francophone qui, finalement offre un service pour les Franco-Catholiques de la rive droite de la rivière Saskatchewan Nord. À cette époque, les Filles de Jésus établissent un jardin d’enfance au nouveau couvent, et éventuellement elles font la donation d’une large parcelle de leur terrain pour la construction de l’église Saint-Thomas actuelle. Les Filles de Jésus ont récemment opté pour la vente de leur résidence provinciale, devenue beaucoup trop grande pour les quelques religieuses restantes; le grand bâtiment en parpaing a été démoli et le Centre de Santé Saint-Thomas s’élève à sa place, et offrira des soins de santé pour les francophones. Avec l’avènement de l’urbanisation et des écoles exclusivement françaises, l’école Saint-Thomas a été fermée et le lot vendu. De nos jours, la Cité francophone se dresse à cet endroit. L’école catholique francophone de Maurice Lavallée se trouve dans le voisinage.

Dans les années 1950, plusieurs autres communautés religieuses francophones choisissent aussi de centraliser leurs opérations à Edmonton. Arrivées en Alberta en 1859, les sœurs de la Charité de Montréal (sœurs Grises) ont joué un grand rôle dans l’établissement de l’Hôpital général d’Edmonton. L’on construit une grande maison- provinciale dans le secteur ouest d’Edmonton qui, on le pense alors, doit servir de noviciat pour les recrues. Mais avec le déclin du recrutement, la maison-provinciale change de vocation et est utilisée comme maison de retraite pour les religieuses de l’ordre, et aussi comme centre de retraite, d’ateliers et de congrès. De la même manière, les Sœurs de la Providence, qui ont œuvré dans les missions de l’Ouest canadien, ont construit le Centre Providence dans le secteur sud d’Edmonton, à la 30e avenue et la 119e rue. Ce centre est utilisé comme maison de retraite pour les religieuses retraitées et aussi comme centre de retraite et de congrès, comme l’est celui des sœurs Grises. Les sœurs de Sainte-Croix ont aussi construit à cette époque un centre provincial sur l’avenue Whyte, mais moins grand; elles aussi ont vendu leur bâtiment et ont construit une résidence plus petite en fonction de la réduction de leurs membres. Leur ancien bâtiment est en cours de rénovation et doit devenir un condominium avec une vue prisée sur le centre-ville. Pendant longtemps, les sœurs de l’Assomption ont utilisé l’Académie de l’Assomption comme résidence centrale mais, à la fermeture de l’école privée, elles ont acheté un terrain ailleurs, et elles sont maintenant établies dans le quartier français. Cependant, elles ont évité de construire à grande échelle, car le centre de retraite et infirmerie pour leurs membres âgés se trouve à la maison mère à Nicolet, au Québec. Depuis les années cinquante, l’ordre des oblats a aussi continué de résider à l’ancienne mission de Saint-Albert, où ils ont construit une maison de retraite moderne pour leurs membres âgés. Comme plusieurs autres communautés religieuses, ils ont déposé leur importante collection de documents aux Archives provinciales de l’Alberta.

L’avènement du bilinguisme officiel au Canada a révolutionné la disponibilité de l’éducation en français. Au début, dans la région d’Edmonton, il y a eu une ruée vers les écoles bilingues, parmi lesquelles l’école J. H. Picard subsiste encore. L’avènement des écoles françaises pour les étudiants francophones est un phénomène relativement nouveau, car la décision Mahé c la Reine concernant les droits de la minorité linguistique attenant à l’éducation à grandement modifié l’accès insuffisant de jadis. À Edmonton et en région, il y a l’école catholique francophone Maurice-Lavallée (maternelle à la 12ième ) qui date de 1984, l’école Citadelle (M-9) de Legal de 1990, et l’école La Mission (M-9) de 1995. D’autres écoles franco-catholiques ont été fondées, notamment l’école Notre-Dame (M-6), l’école Jeanne-d’Arc (M-6) et l’école Père Lacombe. Mais présentement ces établissements sont insuffisants pour la demande et il est question de nouvelles écoles, particulièrement au niveau secondaire pour les enfants de St. Albert, Legal, du nord et de l’ouest de la ville, ainsi que de la base militaire de Griesbach. La demande est énorme partout et le Conseil scolaire Centre-Nord a vu une augmentation de 27% des inscriptions en 2006 dans la grande région d’Edmonton, où presque 2000 enfants sont présentement inscrits dans les écoles francophones. On prévoit une augmentation semblable pour 2007. La création de nouvelles écoles à Sherwood Park et Millwoods et possiblement ailleurs dans la ville et ses environs, est en cours, surtout pour raccourcir les trop longs trajets en autobus pour les enfants de cette ville en pleine croissance économique qui ne cesse de s’étendre.

Enregistrement audionumérique

Écouter The Oblates of Mary Immaculate and Lac Sainte Anne
Lire la transcription (en anglais seulement)

Le texte et l'enregistrement sont en anglais seulement.

Clip

Lac Ste. Anne - Pilgrims' Progress (5:57; en anglais)

Il est dit que les pouvoirs de guérison du lac Sainte-Anne datent des années 1850. Aux prises d'une grande sécheresse, une corvée de prière par les résidents de la communauté pour en être soulagé est exaucée. De nos jours, des gens de diverses origines culturelles refont le pélérinage annuel en quête de renouvellement spirituel, tout en profitant de l'occasion pour renouer leurs liens familiaux et amicaux.

Le clip est en anglais seuleuement.


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