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Association canadienne-française de l'Alberta

L’idée d’une association qui regrouperait les divers organisations de la francophonie albertaine avait été pensée par les membres de la Société du parler français, mais la guerre avait nuit à une telle entreprise. Ce n’est qu’en 1925 que l’idée reprend son chemin. Il y avait un grand besoin d’une organisation laïque qui assurerait la protection de la langue et des droits scolaires, surtout puisque l’archevêque Mgr O’Leary n’appuyait pas leur cause. Aussi la division politique durant ces années fortes du UFA, causait la désunion dans la communauté française et les anciennes organisations comme la Société Saint-Jean-Baptiste perdait son influence. La réunion initiale fut organisée par le Cercle Jeanne-d’Arc le 13 décembre 1925 avec 400 personnes en assistance, mais ce fut le 17 juillet 1926 que l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) fut mise sur pied, se basant sur les cercles paroissiaux pour leurs membres.

L’organisation, qui existe toujours, a pour mandat de veiller aux intérêts des Franco-Albertains, ce qu’elle fait depuis ses débuts. Elle publia le premier numéro de La Survivance, qui fut créée comme organe de l’ACFA, organisa une série de concerts bimensuels à la radio , fit la promotion du concours de français, donnant des prix d’excellence aux meilleurs finissants des examens produits par l’Association des Éducateurs bilingues de l’Alberta. Un agronome bilingue fut nommé par le gouvernement albertain et une organisation pour les enfants d’école, l’Avant-garde de l’ACFA fut créée, dont les comptes-rendus de leurs réunions et de leurs textes étaient publiés dans la Survivance.

Depuis près de 80 ans, l’ACFA veille toujours aux intérêts des Franco-Albertains ; elle regroupe une cinquantaine d’organismes partout dans la province. En ce qui concerne le membership, au lieu de se baser sur les cercles paroissiaux, ce sont des cercles locaux et des régionales qui permettent la dissémination de l’information et qui apportent la participation locale. Ils ont un site web qui en dit plus long sur l’organisation moderne: http://www.acfa.ab.ca

L’Association canadienne-française de l’Alberta: de 1955 à l’an 2000

En 1925, la communauté franco-albertaine ressent le besoin de se doter d'un organisme qui rassemblerait les forces à l'échelle de la province et qui répondrait aux besoins grandissants de l'élément franco-albertain. Le 13 décembre, le Cercle Jeanne-d'Arc, soutenu par les Chevaliers de Colomb, décide d'organiser un grand banquet à l'hôtel MacDonald. C’est le début de l'Association canadienne-française de l'Alberta (l'ACFA).

Depuis sa fondation en 1926, l’ACFA a toujours eu deux discours politiques importants : son discours politique communautaire orienté vers des situations et des acteurs internes à la communauté et son discours politique orienté vers des situations et des acteurs externes tels que l’État.

Le discours politique interne

Pendant la période allant de 1955 à l’an 2000, l’ACFA s’occupe d’un nombre important de dossiers qui ont trait au développement de la communauté franco-albertaine.

L’éducation française est parmi les dossiers les plus importants de l’ACFA. En 1968, la loi scolaire albertaine permet l’utilisation du français comme langue d’enseignement jusqu’à 50% de la journée et jusqu’à 80% de la journée à compter de 1976. En 1977, l’ACFA crée son Bureau de l’éducation qui devient en grande partie responsable de la montée de l’immersion française en Alberta. Pendant cette période l’ACFA va aussi participer au développement du Collège Saint-Jean et de façon particulière à la création, en 1961, de l’École de pédagogie.

L’adoption, en 1982, de la Charte canadienne des droits et libertés va donner un nouvel essor à la question de l’éducation française. L’ACFA devra appuyer, initier et mener à bien de nombreuses démarches faites auprès de l’État, des parents, des autorités scolaires et des tribunaux. L’ACFA effectuera plusieurs grandes études qui serviront à consolider les attentes de la communauté et à faciliter la négociation de la gestion scolaire suite à la décision de la Cour suprême dans le cas Mahé /Bugnet.

L’ACFA va aussi appuyer de façon importante tous les mouvements de jeunes qui se developpent de 1955 à 1982 : la Relève albertaine, le Comité des jeunes de l’ACFA, Jeuneactualité et Francophonie Jeunesse de l’Alberta (FJA).

Même avant l’ouverture en 1949 du poste CHFA, la radio française en Alberta est une des grandes priorités de l’ACFA. Les directeurs de Radio-Edmonton Ltée élus par le conseil général de l’ACFA sont les propriétaires du poste CHFA. Radio-Edmonton Ltd s’occupe de la gestion du poste jusqu’en avril 1974, date qui marque la vente de CHFA à la Société Radio-Canada. Quelques années plus tard la Fondation de l’ACFA sera établie suite à la vente du terrain de l’émetteur de CHFA.

L’ACFA s’occupe beaucoup du dossier de la télévision à compter de 1957. La télévision française de CBXFT entre en ondes le ler mars 1970 suite à l’entente établie entre le Metropolitan Edmonton Educational Television Association (MEETA), le Secrétariat d’État et le ministère albertain de l’Éducation.

Le Service de librairie française de l’ACFA établit en 1946 ferme ses porte lorsque la Librarie Fides établit sa librairie en 1960. La fermeture de Fides trois ans plus tard provoque la création de la Librairie Schola et plus tard du Centre culturel mobile. En 1977, l’ACFA choisit le nom «Carrefour» pour nommer les comptoirs qui font alors la vente de matériaux culturels dans plusieurs régions albertaines.

Consciente du besoin de maintenir un journal francophone en Alberta, l’ACFA joue un rôle des plus importants lors de la fondation du journal La Survivance en 1928, journal qui devient le Franco-albertain en 1967. En mars 1975, on rapporte que l’ACFA est devenue propriétaire de l’Imprimerie La Survivance et du Franco-albertain.

En 1955, l’ACFA se finance encore par des collectes de fonds. Le Service de Sécurité familiale mis sur pied en 1959 en collaboration avec l’Assurance-vie Desjardins est un des moyens créés par l’ACFA pour s’auto-financer. L’appui financier du Secrétariat d’État ne sera disponible qu’à compter de 1969.

Suite à une enquête sur son propre fonctionnement terminée en octobre 1960, l’ACFA décide de remplacer les petits cercles paroissiaux organisés au moment de sa fondation par cinq grands cercles régionaux.

Pendant la période allant de 1982 à l’an 2000, plusieurs nouvelles associations francophones telles que la Fédération des parents et la Fédération des aînés de l’Alberta veront le jour grâce au travail de l’ACFA. Suite à de longues consultations, l’ACFA développe une politique sur le multiculturalisme qui est adoptée de toute pièce par la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada et qui mène à la mise sur pied, en 1989, de l’Association multiculturelle francophone de l’Alberta.

Le discours politique externe

Bien qu’il ait toujours occupé une partie des énergies de l’ACFA, le discours politique externe prend beaucoup plus d’ampleur à compter de 1963, date qui marque la mise sur pied, par le gouvernment Pearson, de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme et la nouvelle popularité du bilinguisme un peu partout au Canada.

De 1966 à 1969, l’ACFA participe aux États généraux de la province du Québec. En 1960, l’ACFA participe à la création de la Fédération canadienne-française de l’Ouest et, en 1975, à l’organisation de la Fédération des francophones hors Québec (FFHQ).

À compter de 1980, alors que le gouvernement du Canada dépose un projet de résolution constitutionelle ayant pour but le rapatriement de la Constitution, le dossier constitutionnel va exiger non seulement une réflexion et des recherches approfondies mais aussi une action politique soutenue. Dans toute l’histoire des ententes du Lac Meech et de Charlottetown, l’ACFA va souvent jouer un rôle important bien que peu connu.

La résolution des affaires Mercure et Piquette, à savoir l’adoption, en juillet 1988, de la Loi linguistique 60 qui fait de l’Alberta une province unilingue anglaise, marque à la fois la fin de plusieurs années de travail acharné pour protéger les droits linguistiques des Franco-albertains et le début des démarches entreprises par l’ACFA auprès du Gouvernement Fédéral pour obtenir ce qui deviendra plus tard la première entente Canada-communauté.

La nouvelle loi sur les langues officielles de 1988 va ouvrir tout le dossier de l’interministériel, dossier qui va exiger beaucoup de travail par la suite.

L’établissement du Secrétariat francophone en 1999 viendra couronner de succès le discours politique externe de l’ACFA pendant cette période.

C’est à l’ACFA, à titre d’association porte-parole, que revient la tâche d’aider la communauté à établir ses objectifs et à acquérir les ressources nécessaires pour les réaliser. Mais soulignons que pour réussir cette tâche l’ACFA a eu besoin de chacun des petits et des grands gestes de dévouement de tous les membres de la communauté.


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