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Les arts et culture

Depuis les cinquante dernières années, il est possible de voir que la communauté franco-albertaine d’Edmonton s’est impliquée dans de nombreuses activités culturelles. Comme toujours, la ville est un centre qui rassemble les Franco Albertains des régions de la province, qui viennent à la ville pour étudier ou pour travailler, ainsi que les migrants francophones qui arrivent des autres provinces du pays pour profiter du travail. De temps à autre, des immigrants francophones de pays étrangers, comme ils l’ont fait au début du 20ième siècle, viennent tenter leur chance ici, et bien sûr, nous accueillons aussi, tout comme les autres régions du Canada, des réfugiés arrivant de divers pays.

Dès 1950, la francophonie albertaine a déjà des balises de bien tracées en ce qui concerne ses activités culturelles, par le biais de l’ACFA et l’hebdomadaire La Survivance qui existent depuis plus d’une vingtaine d’années. Avec l’instauration du poste émetteur radio CHFA, à Edmonton, en 1949, une autre façon de communiquer devient possible.

Il faut aussi se souvenir que la deuxième génération des Franco-Albertains est bilingue, ayant appris l’anglais à l’école, et que cette cohorte s’implique aussi dans un grand nombre d’activités qui ne se limitent pas exclusivement à la francophonie. Le baseball, le curling ou le hockey en sont des exemples typiques, mais on pourrait autant facilement ajouter la musique ou la danse, ou presque tout autre loisir. C’est la même chose en ce qui concerne le monde du travail, où la langue du travail est presque toujours l’anglais, ce qui en est le cas pour quatre Edmontoniens de renom, choisis pour le centenaire de la ville en 2004, le scientiste Raymond Lemieux, l’entrepreneur Jean de la Bruyère, l’avocat Louis Desrochers et le médecin et financier Dr. Charles Allard. En Alberta, le bilinguisme est de rigueur. C’est de même en ce qui concerne les activités culturelles.

Mais si la grande majorité des franco albertains sont bilingues, ils s’activent dans d’autres domaines et participent à de nombreuses activités culturelles en français. Le chant est très populaire, et les écoles catholiques, avec l’aide et l’encouragement des communautés religieuses enseignantes et l’Association des éducateurs bilingues de l’Alberta, organisent des compétitions de chorales annuelles. Ces grandes réunions rassemblent des enfants d’école d’un peu partout dans la province, qui se retrouvent pour renouer des amitiés. De nombreuses chorales pour adultes sont aussi fondées, dont les Chantamis, Montéchos, Chant-o-gai, À Cœur Joie, et celle du Collège St Jean, entre autres, et dont certaines éxistent toujours. Quelques directeurs sont Leonard Rousseau, Michel Landry, Laurier Bisson, André Boisvert, Sr. Thérèse Potvin, Laurier Fagnan ; de ceux-ci certains travaillent comme professeur de musique. Durant les années 70, l’Alliance Chorale de l’Alberta organise des rencontres de chorales, activités très populaires. On commence à ce moment aussi à voir l’établissement de troupes de danse, notamment suite à la création des « Blés d’or » de Saint-Paul sous la direction de Lise Holeton. L’idée est tellement populaire que les Blés d’or donnent des ateliers un peu partout et très vite des troupes essaiment de part en part de la province. À Edmonton, la troupe La Girandole existe depuis 27 ans, enseignant la danse aux enfants à tous les niveaux, ce qui est une excellente opportunité de parler en français en s’amusant à danser. La Girandole ne se limite pas simplement aux gigues, mais explore la danse dans toutes ses variantes, présentant des stages de rap ou, influencé par la danse irlandaise, ajoutent des aspects de cette danse à la leur.

Des organisations de jeunes, comme « La Relève » créée durant les années cinquante un rôle semblable à celui de « Francophonie Jeunesse de l’Alberta »des débuts des années quatre vingt. Durant les années cinquante l’Église est encore un point de ralliement, mais tout comme ailleurs dans le monde catholique, quelques années plus tard beaucoup des Franco Albertains s’y éloigneront aussi. Mais pendant longtemps, l’Église joue un rôle important dans la société albertaine en ce qui concerne le maintient de la langue, car c’est la seule institution qui existe où les activités se font en français, mais le bilinguisme s’était imposé dans le culte. Les paroisses auront à défendre leur droit de maintenir le français.

Les salles paroissiales sont les lieux de rencontre pour les grandes occasions, et aussi pour étendre de spectacles ou assister à des pièces de théâtre. Le théâtre est fort apprécié par les Franco Albertains, et des troupes de théâtre existent dans presque chaque localité. Lorsqu’ils montent un spectacle, généralement ils se déplacent d’une communauté à l’autre pour le présenter. À Edmonton, il y a le Théâtre français d’Edmonton (TFE) fondé en 1966 ; en 1969 le premier directeur artistique professionnel est embauché avec des fonds du Secrétariat d’État (maintenant Patrimoine Canada). Au début des années 80, le théâtre d’improvisation devient populaire. Une petite salle, jadis la première église Saint-Thomas, devient la scène d’une patinoire, avec des arbitres et leurs sifflets, et des comédiens sur la sellette qui amusent fort bien leur auditoire. La première troupe professionnelle est celle de Suzanne Lagacé-Aubin qui fonde La Boîte à Popicos, un théâtre ambulant qui vise à aider les enfants à apprendre le français. Ce dernier et le TFE se fusionnent en 1992. Le Théâtre du Coyote est une autre troupe qui est fondée durant cette période.

Mais pour les très grands spectacles à Edmonton, ils sont présentés dans des grandes salles, dans des théâtres, parfois aussi au Jubilee Auditorium. Edmonton, comme centre, attire les francophones doués des régions, mais des artistes se forment dans la ville aussi. Durant les années soixante, on est très fier de Robert Goulet, qui fait sa carrière dans les music hall de Broadway à New York. À Edmonton, des artistes chantent de l’opéra, jouent de la musique classique. On fait aussi venir des films français pour s’amuser. C’est toujours pareil de nos jours, mais le jazz et le pop est aussi en évidence. Des spectacles pour les artistes de la scène sont organisés maintenant, le Galala étant le plus connu et est tenu par le Centre de développement musical, qui représente les artistes de la scène de toute la province. En 2007, le Galala se déroule dans le Transalta Arts Barn, avec des activités connexes au Café des Artistes, tenu par Joanne Blais, à la Cité Francophone.

Lorsqu’on commence à organiser des « cabanes à sucre » en « grand » à Edmonton, on loue le « Edmonton Gardens » ; en 1960, à la fête organisée par Dr. A. Arès, 2000 personnes se bousculent pour venir goûter la tire avec le Gouverneur-Général Vanier. Décidément, la tradition s’installe, même si le sirop vient du Québec. La tradition se poursuit de nos jours, dans les écoles francophones et d’immersion, ou par des comités de la régionale de l’ACFA d’Edmonton, ou d’autres organisations francophones.

Après la guerre, durant les années cinquante, le Consulat de France, qui avait été présent à Edmonton avant la guerre, se met à réorganiser des activités pour les francophones d’Edmonton comme auparavant. Typiquement, des réceptions spéciales sont données pour les enfants des résidents français pour Noël, mais jusqu’au déménagement du Consulat à Vancouver au début des années 1990, les réceptions du 14 juillet rassemblent, sur invitation, les citoyens français et l’élite francophone pour une après-midi de dégustation d’apéritifs et de vins français.

Un regroupement d’artistes des arts plastiques et de l’artisanat de la province en 1995 mène à l’incorporation de Société francophone des arts visuels de l’Alberta en juin 1977. Subventionnée directement par patrimoine Canada, et dirigée par la très capable Gisèle Boutin-Desjardins, la société vise à promouvoir les beaux arts sous la forme d’ateliers et en fournissant une galerie pour exposer les œuvres d’arts. Des ateliers sont aussi offerts par des artistes en résidence, dans diverses régions de la province, pour les enfants d’école ou des adultes. Le Centre d’arts visuels offre 18 vernissages par année, ainsi qu’une série très populaire, le Jazz Art, où des artistes invités créent des œuvres d’art tout en écoutant un concert de jazz. Malgré des difficultés financières, la société persiste. Les artistes qui exposent sont soit francophone ou de souche francophone, et un nombre assez surprenant trouve dans ce milieu l’occasion de reprendre contact avec la langue et la culture française. Site web : www.savacava.com

Un autre groupe d’Edmonton qui s’est incorporé est la Société généalogique du Nord-Ouest, une société à but non lucratif qui s’intéresse à la généalogie des Francos. Depuis la quinzaine d’années de son existence, l’organisation a accumulée une grande collection de livres à ce sujet et des outils en ligne qui donnent accès à des banques de données. Le groupe a une centaine de membres et est complètement gérée par des bénévoles. Ils offrent aussi une demi-douzaine de conférences par année sur divers sujets, mais qui touchent soit à l’histoire ou à la généalogie.

Les activités culturelles à Edmonton sont multiples, et maintenant la plupart de ces sociétés ont un portal sur la toile, ce qui facilite les communications pour ceux qui sont branchés.


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