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jeudi, 31 mai 2007

Souvenirs, souvenirs...

Ce n'est pas une blague.

Quelqu’un ici connaît-il Georges Tron ?

medium_tron.jpg

Vous pouvez trouver cette question incongrue le jour où la seule préoccupation d’un être qui a la chance de gagner sa vie est le remplissage de sa saloperie de déclaration de revenus. C’est vrai que là, normalement, je devrais être en train de suer sang et eau sur ces feuilles bleues pour tenter de ne pas me tromper dans mes additions.

Mais j’ai été détourné de cette tâche ingrate par un échange nocturne et à distance très révélateur, dont je serais fort marri s’il devait rester méconnu.

Hier donc, le fameux Georges Tron, député UMP - et dernier fidèle de Dominique de Villepin - a affirmé sur la chaîne parlementaire (LCP-Assemblée nationale) que "l'élection présidentielle s'est déroulée dans un climat apaisé économiquement et socialement". Il a ajouté : "Il n'y a pas eu non plus de chiffres du chômage qui ont obligé le candidat à se justifier, bien au contraire, et la polémique totalement absurde de l'époque, est maintenant dépassée". Pour conclure de la sorte et voilà la partie qui m'intéresse : "il y a eu sur tous les grands clignotants économiques une amélioration de la situation. Cela a servi Nicolas Sarkozy. Donc Dominique de Villepin, de ce côté-là, a été un élément déterminant".

L’AFP qui rapporte cette vibrante déclaration unitaire de Georges Tron titre donc :

 

GOUVERNEMENT-VILLEPIN-UMP - 30/05/2007 19h23 -AFP IMPRIMER    

Origine : France

Villepin "élément déterminant" de la victoire de Sarkozy (Tron, UMP).

 

Villepin "un élément déterminant" de la victoire de Sarkozy...

Le propos m’a amusé.

Sans plus.

 

Jusqu'à ce qu'il prenne un relief différent quelques heures plus tard. 

 

À 22H37, précisément, tombe une autre dépêche sur le fil de l’AFP qui révèle une toute autre vision des rapports entre la nouvelle et l’ancienne équipe Présidentielle.

 

GOUVERNEMENT-LÉGISLATIVES - 30/05/2007 22h37 - AFP IMPRIMER

Origine : France

Sarkozy a gagné contre Chirac et Villepin, selon Fillon.

   

S’exprimant à Loué dans la Sarthe, le pays du poulet, devant 300 personnes, le directeur de cabinet du Présiment©, je veux dire le Premier ministre, François Fillon, a dû affronter l'interpellation publique d'un homme se présentant, d’après l’AFP, comme "non électeur UMP et fils d'un républicain espagnol".

L'homme venait de lâcher, "des sanglots dans la voix", toujours selon l’AFP : "Je ressens le président Sarkozy beaucoup trop fort, il me hérisse le poil quand je vois la manière dont il a éliminé politiquement le Premier ministre Villepin dans la course à la candidature, par rapport à l'affaire Clearstream, quand je vois qu'il a mis sur la touche le président Chirac".

Ambiance... 

Croyez-vous que notre Fillon se démonta ? Que nenni.

Il prit une inspiration et lança : "Nicolas Sarkozy, c'est un démocrate, c'est un républicain, c'est quelqu'un qui a toujours gagné ses galons en allant devant les électeurs, jamais ailleurs (...) Vous avez raison de dire qu'il a gagné contre Villepin, qu'il a gagné contre Chirac mais comment il a gagné ? En étant meilleur qu'eux, c'est tout". Et de poursuivre : "Nicolas a gagné parce qu'il s'est fait élire président de l'UMP. Il a été élu (président de la République) au suffrage universel. Si M. de Villepin avait voulu se présenter à l'élection à l'UMP, il aurait pu le faire. Je ne sais pas s'il aurait gagné. Je n'en suis pas sûr". Avant de conclure : "Si Nicolas Sarkozy était dangereux pour la démocratie, il n'aurait pas fait un gouvernement d'ouverture".

 

L’échange à distance entre le "fidèle de Villepin" et le "fidèle de Sarkozy" est révélateur.

 

Déjà, on peut considérer, sans grand risque d'erreur, que messieurs Tron & Fillon ne partiront pas en vacances ensemble cet été...

Mais surtout, cette vraie charge du Premier ministre, en pleine campagne électorale, montre bien la violence qui perdure dans les relations entre les frères ennemis de la droite.

 

Je pourrais et je devrais en rester là, tant, dans un système médiatique "normal" et dans le contexte électoral, une telle sortie, dans la bouche d'un Premier ministre, devrait logiquement faire du bruit et raviver les chaudes heures du combat entre chiraquiens (vous vous souvenez des chiraquiens ???... ) et sarkozystes. Mais, à l'heure où j'écris ces lignes, je crains que le propos soit peu repris. La journée nous le dira et me démentira peut-être.

 

D'ici là, cette saillie me rappelle une scène vécue, que je n’ai jamais racontée publiquement.

Elle devait figurer dans un livre que j’ai renoncé à publier à la fin de l'été dernier.

Je vous la livre donc sous le sceau du secret bien sûr.

Tout ce qui suit est "off".

Ça ne sort pas d'ici...

 

Avant le samedi 12 février 2005 à 10 heures et quelques minutes, je ne connaissais absolument pas personnellement Nicolas Sarkozy. Je veux dire par là que je ne l’avais jamais rencontré. Je ne lui avais jamais parlé. Je ne l’avais jamais croisé. Je ne l’ai, d’ailleurs, jamais revu depuis. Ni ne lui ai jamais reparlé, pour ceux que cela inquièterait! Ironie du sort, c’est ce même 12 février 2005 que, quelques heures plus tard, en fin de journée, Nicolas Sarkozy allait recevoir des mains de Jacques Chirac soi-même sa médaille de Chevalier de la Légion d’honneur !

Lorsque je suis arrivé au siège de l’UMP – en avance…-, c’est Yves Jégo, qui avait organisé le rendez-vous, qui est venu me chercher en bas. Nous avons pris l’ascenseur – je n’ai pas retenu l’étage – et transité quelques instants par le bureau de Franck Louvrier, l’incontournable conseiller en communication du Président de l'UMP, puis, nous nous sommes avancés vers le bureau du patron.

Nicolas Sarkozy est sorti pour m’accueillir. « Alors ça va mieux cette grippe monsieur Birenbaum ? ». J’avais dû annuler le rendez-vous la semaine précédente, terrassé dans mon lit par un sale virus. La marque des vrais politiques. Vous ne les connaissez pas. Ils ne vous ont jamais rencontré. Mais ils savent vous recevoir en vous faisant croire qu’ils s’intéressent à vous. À vos petites misères. Pro.

(...) 

Alors que je venais de terminer de le questionner pour mon livre sur une  sombre affaire de manipulation menée par l’ancien patron des renseignements généraux, Yves Bertrand, – le but de ma visite – Nicolas Sarkozy a commencé de lui-même à me parler de l’affaire Clearstream. De sa fureur d’être mêlé à cela publiquement depuis la parution du Point en juillet 2004. Le Point qui avait été, selon lui, « manipulé ».

Surtout – et je m’en souviendrai longtemps – le président de l’UMP m’a alors raconté par le menu sa rencontre, au mois d’octobre 2004, le 15 octobre 2004 précisément, avec le patron de la DST, Pierre de Bousquet de Florian, dans le bureau de son successeur à l’intérieur, Dominique de Villepin…

Nicolas Sarkozy m’a expliqué qu’il voulait démasquer et châtier ceux qui avaient tenté «de le salir» en glissant le nom de son père dans le listing. Il s'interrogeait alors sur le rôle qu'avait pu jouer précisément la DST dans l’affaire. D’où la rencontre. Le patron de la DST se justifia et expliqua à Nicolas Sarkozy que l’enquête de ses services prouvait bien qu’il s’agissait d’une manipulation, d’un montage. Nicolas Sarkozy fustigea alors le service qui n'avait pas livré les informations dont il disposait et qui le disculpaient à la justice. Il exigea que Pierre de Bousquet de Florian prenne contact avec le procureur de la République de Paris de l’époque, un proche de Nicolas Sarkozy, Yves Bot, pour lui rendre compte de ces investigations qui l’innocentaient. Je n’ai pas eu le réflexe de faire remarquer à Nicolas Sarkozy qu’il aurait alors suffit simplement de rendre compte aux deux juges saisis de l’affaire…

Nicolas Sarkozy, qui se mit alors à me mimer la scène, se montra en tout cas explicite au sujet du rôle qu’il prêtait dans l’affaire à son successeur au ministère de l’Intérieur : "J’ai pris Villepin comme ça [par le col] et je lui ai mis le nez dans sa merde. Comme ça !" me lança-t-il, brutalement. Presque comme s’il l’avait vraiment fait. Le tout était accompagné d’un drôle de rictus qui me laissa penser que cette véritable guerre irait finalement jusqu’au sang entre ces deux hommes.

 

Villepin, "un élément déterminant" de la victoire de Sarkozy...

Sacré Tron va ! 

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mercredi, 30 mai 2007

Camba, c'est toi là bas dans le noir ?

Commentaire posté sur le DEL- concernant ma note du 25 mai - il y a une demi heure :

 

Cher Ami,

Je ne savais pas que la délation approximative faisait aujourd’hui partie de tes registres. La moindre des choses lorsque l’on veut accuser est de s’informer. Moi qui, ne cherche ni maroquin, ni prébende, je sors un livre le 21 juin que JE SIGNE ! Je n’ai pas l’habitude de me cacher quand je déploie mes idées. Je l’ai fait en temps voulu contre le Parti Communiste et plus récemment contre le FN. J’ai toujours assumé mes combats politiques. Je continuerai à le faire dans la nécessaire refondation de la gauche. Devrait-elle « pourrir » l’immobilisme satisfait de fin de carrière de quelques uns de mes camarades. Je trouve le procédé du pamphlet anonyme lamentable, tout autant que la volonté de me faire porter le poulet qui plus est bien mauvais.

JC Cambadélis

Ecrit par : JC Cambadélis | mercredi, 30 mai 2007 20:28

Never explain, never complain... 

21:05 Lien permanent | Commentaires (85) | Envoyer cette note

Voisin-Voisine.

J'ai des sujets graves de préoccupation dans ma vie de tous les jours.

Hier soir, c'était la "fête des voisins".

 

Je ne connais rien de plus con que cette "fête des voisins".

Je déteste les fêtes. Et je n'aime pas les voisins.

Ni ici. Ni ailleurs.

Depuis que cette daube existe, je n'ai jamais eu la moindre envie de quitter mon logis pour manger 5 chips dégueulasses et 3 cacahuètes, suivis de spaghettis à la carbonara réchauffées, mal assis sur des chaises pliantes, à hauteur de caniveau.

Ja-Mais.

L'idée de discuter un repas entier avec des gens que je ne connais pas, juste parce que nous sommes voisins et que c'est "la fête" m'a toujours indisposé. Surtout en pleine période électorale ! Moi, par exemple, juste en face, y'a un gars dans un pavillon, qui a un carnet noir à spirales dans lequel il relève l'immatriculation des voitures mal garées devant chez lui, pour les dénoncer. Une sorte de facho-psychopathe dont on découvrira un de ces jours qu'il a enterré deux ou trois enfants et dix-huit chats sous ses graviers. Vous vouliez que je bouffe avec lui hier soir ?  Qu'on discute du Présiment© ? 

Mais ça va pas la tête ou bien ?

Du coup, j'ai morigéné ma fille aînée (5 ans) qui avait grimpé en pyjama sur le radiateur placé sous sa fenêtre parce qu'elle voulait savoir "Papa pourquoi tous les voisins mangent ensemble des spaghettis dehors sous la pluie sur une nappe en papier ?".

Vlan. Une tarte et au lit ! Ah mais ! 

Surtout, j'ai exceptionnellement fermé tous les volets de la maison, sans en oublier aucun, en les claquant le plus fort possible pour qu'ils voient bien, mes voisins, à quel point je méprise cette fête. Et eux avec.

Une fois cette mission bruyamment accomplie, je me suis vautré devant la télévision pour regarder d'un oeil distrait les deux meetings de nos partis préférés.

Et là, après avoir supporté un nombre de trémolos absolument insupportables (Palme d'or incontestable à Laurent Fabius imitant François Mitterrand), j'ai vu arriver François Hollande.

François Hollande avec sa petite tête de voisin idéal.

Eh bien - et là vous me croyez ou non, c'est égal - lorsque j'ai entendu le Premier secrétaire du PS lâcher cette immense pensée : "Quand les socialistes sont rassemblés, rien ne peut les arrêter"... je me suis mis à la regretter d'un coup cette putain de "fête des voisins"...

07:05 Lien permanent | Commentaires (382) | Envoyer cette note

mardi, 29 mai 2007

"Va, cours, vole, et nous venge"...

Comme j'ai tenté brièvement de l'expliquer, hier soir dans "On refait le monde" sur RTL, on aurait grand tort de continuer à se focaliser sur la mise en scène presque quotidienne des joggings présidentiels.

Il faut très vite arrêter de s'intéresser à cette gesticulation.

Nous avons bien compris qu'il s'agit de nous matraquer montrer que nous avons l'honneur et l'avantage d'avoir un Présiment© jeune, en forme, "à fond" ; ce qui tranche nettement avec ses deux prédécesseurs. La rupture doit être comme incarnée physiquement par le style de cet homme pressé qui court, qui bouge et qui semble ne jamais pouvoir rester vraiment immobile.

Du mouvement, encore du mouvement, toujours du mouvement, rien que du mouvement.

"Va, cours, vole, et nous venge"... de tant d'années d'immobilisme, de "tabous" et de lâchetés politiques !

 

En essayant de forcer les médias à s'intéresser à cette course en avant, comme d'ailleurs au côté festif de son début de mandat (du Paloma aux week-end successifs à Brégançon - et nous ne sommes pas passés très loin d'une virée à Cannes...), l'équipe de Nicolas Sarkozy tente habilement d'occulter les sujets qui pourraient fâcher : franchise(s) médicales, service minimum, carte scolaire, etc...

Il s'agit tout bêtement d'un axe fort de la manipulation communication présidentielle dans sa première séquence : détourner notre attention, nous obliger à regarder ailleurs.

Juste à côté.

D'où la nécessité d'être vigilants et de refuser de nous arrêter sur des images qui ne nous sont jetées en pâture que pour nous contraindre à ne pas voir le reste. Tout le reste.

Comme l'écrivait Daniel Schneidermann, dès le 9 mai : "(...) vous n’êtes pas obligés de regarder Sarkozy, comme vous n’êtes pas obligés de regarder TF1. Il y avait déjà une chaine qu’on pouvait ne pas regarder, il y aura un président qu’on pourra ne pas regarder. Evidemment, si vous en avez envie, vous avez le droit, n’est-ce pas ? Déjà, je me fais traiter de stalinien, je ne voudrais pas aggraver mon cas. Mais simplement, vous n’êtes pas obligés".

Non, vous n'êtes pas et nous ne sommes pas obligés. Pas obligés de nous intéresser à ce que l'on nous propose. Et autorisés surtout à le dire publiquement, quand l'occasion s'en présente.

 Et, surtout, nous pouvons scruter d'autres enjeux.

 

Ainsi, ce matin Bertrand Delanoé continue-t-il, l'air de rien, sa campagne qui ne dit pas son nom au micro de Jean-Michel Aphatie sur RTL. Juste le lendemain de la réapparition de Ségolène Royal au 20 heures...

Nous pouvons aussi, dans un tout autre domaine (quoique...), nous intéresser de près à cet entretien avec Laurent Mauduit, à paraître dans les Inrockuptibles : un entretien explosif consacré à Alain Minc et à sa gestion du quotidien Le Monde. Cliquez là, vous ne regretterez sûrement pas cette "exclu" du DEL : MINC-Inrocks.pdf. (Merci à Sylvain Bourmeau).

 

Vous voyez, ce ne sont pas les sujets qui manquent en dehors de ça :

medium_fouquet_s_gump_2_1.jpg


[Merci aux internautes qui m'ont envoyé cette excellente illustration (donnez moi des précisions sur des liens vers vos activités !].

06:25 Lien permanent | Commentaires (446) | Envoyer cette note

lundi, 28 mai 2007

Big in Japan.

 

Voilà une information tombée ce matin sur le fil de l'AFP et dont tout me laisse penser qu'elle décrit des faits qui ne sauraient en aucun cas se dérouler à l'identique en France.

 

JAPON-POLITIQUE-CORRUPTION-SUICIDE - 28/05/2007 06h25 - AFP
IMPRIMER
    
Origine : Japon

Japon: tentative de suicide du ministre de l'Agriculture (médias)


TOKYO, 28 mai 2007 (AFP) - Le ministre japonais de l'Agriculture, Toshikatsu Matsuoka, récemment éclaboussé par des allégations de corruption, a tenté lundi de se suicider par pendaison, rapportent les médias nippons.
On ignore si le ministre a survécu ou non à cette tentative, ont précisé l'agence de presse Kyodo et la chaîne Nippon Television.
Les médias japonais ont récemment accusé M. Matsuoka, 62 ans, d'être impliqué dans une affaire de corruption.
Deux de ses comités de soutien électoraux auraient reçu plusieurs millions de yens de la part d'un groupe d'entreprises de bâtiments et travaux publics. Ces entreprises avaient par la suite remporté des appels d'offres lancés par une agence de gestion forestière contrôlée par le gouvernement.
Toshikatsu Matsuoka, un bureaucrate qui a effectué pratiquement toute sa carrière au sein du ministère de l'Agriculture, a pris ses fonctions actuelles de ministre fin septembre 2006. Il est en outre député depuis 1990.


Ici ?

Alain Juppé revenu de son inéligibilité d'un an est numéro 2 du gouvernement et ministre d'État. Alain Carignon, Gérard Longuet, Patrick Balkany et tant d'autres (je vous laisse compléter...) s'ébrouent dans les allées du nouveau pouvoir Sarkozyste. Charles Pasqua publie ses mémoires. Quant à l'ex Président Chirac, après une commode immunité de douze ans,  il a débuté sa retraite en emménageant dans un appartement prêté, on le sait, par la famille Hariri... Et dieu sait pourtant que, lui, la culture Japonaise, ça le connaît...

Soyons clair, je ne souhaite le suicide d'aucun de nos honorables hommes politiques. J'espère même pour eux une très longue vie. Mais disons juste que cet événement éclaire ou donne à réfléchir à notre rapport culturel à la corruption.

Et restons en là...

 

Pour finir, surtout, surtout, je vous remercie d'avance de ne pas solliciter trop vite dans vos commentaires le triste exemple de Pierre Bérégovoy en 1993. L'ancien Premier ministre avait été mis en cause au sujet d'un prêt à 0%, passé devant un notaire, - par Roger-Patrice Pelat - d'un million de francs pour l'achat de son appartement ( il avait déjà remboursé 500 000 francs...).

Aucune marché public, aucune preuve de corruption.

Demandez-vous plutôt quel autre Premier ministre Français aurait eu besoin d'emprunter un million de francs pour acheter son appartement ... ?

 

 

Manifesto originale del film

 

08:55 Lien permanent | Commentaires (323) | Envoyer cette note

dimanche, 27 mai 2007

Fin de partie.

 

Alors voilà. 

Fin juillet, j'aurai définitivement cessé d'être le "boss" des éditions Privé.

J'ai donné cette semaine mes parts (j'étais majoritaire) à mon associé Michel Lafon. Michel embauche mes deux collaboratrices, la remarquable Sophie Charnavel (retenez ce nom) et Virginie F. La marque va s'éteindre doucement ou continuer sans moi, je ne sais pas vraiment.

Moi, je cherche déjà du boulot dans l'édition. J'ai commencé les rendez-vous. Je vous raconterai *

 

Lancée en juillet 2004 avec mon complice et ami Pierre Louis Rozynès (parti pour monter ça, il y a plus d'un an et demi), Privé n'a pas réussi à devenir rentable assez rapidement dans un marché extêmement pertubé (2006 est une année épouvantable partout).

Nous avons eu de très jolis succès, publié d'excellents bouquins jusqu'au bout (salut à vous Jean-Christophe, Marc...), mais nous avions aussi trop de frais de structure et, finalement, pas assez de rentrées pour équilibrer les pertes. Des licenciements économiques n'ont pas résolu nos problèmes d'équilibre.

Michel qui paye tout depuis le premier jour et qui a beaucoup investi ne veut plus dépenser davantage pour soutenir la boîte jusqu'à ce qu'elle se stabilise. C'est son droit. On peut trouver cela dommage, car de l'avis général il faut environ deux fois plus de temps et d'argent pour réussir à lancer une maison d'édition. Mais je n'en veux pas à Michel. C'est son choix. 

Au registre des erreurs commises, nous avons publié trop de livres. Ce n'était pas mon envie, mais l'édition est un métier dans lequel on apprend à compenser et à pallier ses demi-échecs en surpubliant pour se faire de la trésorerie. Cela s'appelle de la "cavalerie". Publiant plus et trop, nous n'avons pas vendu davantage de volumes cette année (environ 160 000 volumes en 2005) et le piège fatal s'est refermé sur nous.

Devant les doutes de Michel et sa volonté d'arrêter les frais, une fois les fournisseurs et les auteurs payés, j'ai préféré lui laisser Privé, plutôt que de continuer en conservant la marque qu'il m'a proposé de garder, en "oubliant" ses pertes. J'ai renoncé. Je ne suis pas fait pour gérer ou pour diriger une entreprise. Je suis éditeur, créatif, chasseur d'auteurs et de sujets, doué pour la communication mais certainement pas pour devenir sur le tard un gestionnaire. Ni un entrepreneur. Encore moins un "capitaliste". Pas mon truc.

Ces derniers temps, pour tout vous dire, mes ailes de gé(r)ant m'empêchaient de marcher ;) ...

 

Ce qui est amusant, pour conclure dans un sourire, c'est que là, les résultats sont bons : nos Infiltrés figurent dans la liste des meilleures ventes de Livres Hebdo.

 

Enfin, ça ne s'invente pas, le dernier document que je vais publier chez Privé s'appelle ... The end. Un titre trouvé il y a un an ! Sam Bernett y raconte les derniers jours et les dernières heures de Jim Morrison à Paris.

The end ?

C'était donc écrit.

 

medium_a_suivre.2.jpg

 

 

 

* N'ayant reçu aucun appel, ni de l'Élysée, ni de Matignon, j'ai le sentiment qu'aucune mission ne m'attend.

Mince...

08:10 Lien permanent | Commentaires (199) | Envoyer cette note

samedi, 26 mai 2007

Le choix du Roi.

Lorsque j'ai osé écrire ici - il y a bien longtemps - que les nombreux médias proches de Nicolas Sarkozy avaient tout fait pour pousser la candidature de Ségolène Royal à la présidentielle, beaucoup ont pensé que j'étais totalement délirant. Pourtant, Elle, Paris-Match et Europe 1 notamment (fleurons du groupe Lagardère) mais aussi évidemment TF1 auront beaucoup fait durant toute l'année 2006 pour légitimer sa candidature interne, puis propulser Ségolène Royal dans son futur duel avec Nicolas Sarkozy. Une fois l'"opération" réussie, la candidate fut moins gâtée par les mêmes...

Comprenez moi bien, il ne s'agit pas d'affirmer que le futur président de la République s'est alors choisi son adversaire. Il va de soi, je le sais, que c'est bien le vote des militants socialistes qui a primé et que d'autres mécanismes internes au PS ont joué. On aurait cependant grand tort de sous-estimer la contribution assez machiavélique de la Firme Sarkozy et de ses innombrables relais pour "pousser" la candidature Royal. C'est bien ce duel là que voulait le futur Président. Il l'a aidé. Il l'a eu. Et il l'a gagné. Les médias qui le soutenaient assez peu discrètement y ont assez largement contribué à leur place.

Du coup, en ces temps d'ouverture affichée, j'observe désormais chacun des mouvements des uns et des autres avec une suspicion qui me paraît légitimée par le précédent que je viens de décrire.

Ainsi, lorsque je lis ce matin que l'ancien ministre de l'Education nationale de Lionel Jospin, Claude Allègre, estime, dans un entretien à Libération que "Ségolène Royal risque de prendre le leadership de la gauche" alors que, d'après lui, "la seule personne qui puisse lui résister aujourd'hui, c'est Bertrand Delanoë", cela m'intéresse...

D'abord, lorsque l'on sait que Claude Allègre aurait pu figurer dans le gouvernement Fillon 1. Mais surtout lorsque tout cela arrive en pleine guerre de succession entre socialistes... Et 48 heures après que le Président de la République et le Maire de Paris se sont croisés très publiquement.

Certes, la visite rendue par le Président au Maire de Paris est coutumière et la bonne entente affichée naturellement "républicaine".

 

Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy lors de la traditionnelle visite de courtoisie du nouveau président élu à la mairie de Paris, jeudi 24 mai 2007. | AFP/PATRICK KOVARIK
AFP/PATRICK KOVARIK.

 

Mais, au delà du respect de la tradition et de la courtoisie, je pense qu'il faut vite ouvrir les yeux...

Nicolas Sarkozy, devenu Président, va continuer à essayer d'organiser son opposition comme y est parvenu Nicolas Sarkozy candidat. De fait, après s'être appuyé sur Ségolène Royal pour gravir les dernières marches, Nicolas Sarkozy va désormais chercher et tenter de favoriser un nouveau faire-valoir - un autre meilleur ennemi - pour conserver le pouvoir dans cinq ans.

Il va être passionnant de dénoncer de suivre avec vigilance le rôle - conscient, complice ou involontaire - des médias (net compris) dans ce processus décidemment original de propulsion puis de sélection...


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vendredi, 25 mai 2007

Debout les morts !

Pathétiques.

Le Parti socialiste, ses dirigeants, sont pathétiques.

Incapables de se parler entre eux, de parler à leurs partenaires historiques - eux-même en lambeaux - et, bien plus grave, inaudibles, totalement incapables de parler aux Français, les socialistes avancent comme des zombies, en rangs séparés et clairsemés. Chaque petit flutiste joue sa partition de pipeau dans son coin. Et cela sonne totalement faux.

Pour quel objectif ? Surtout rien de collectif. Que du personnel. Sa propre réélection à l'Assemblée et rien d'autre. Sa petite place pour cinq ans et plus si affinités. Au chaud. Dans l'opposition au Présiment©. Confortable. Nourri, logé, blanchi.

Il faut absolument les réélire nos socialistes, parce que sinon, vous savez quoi ? Ils vont perdre !

Affreux.

 

Prenons les individuellement, puisqu'ils n'existent pas collectivement.

Ségolène Royal ? Elle ne fait pas campagne. Debout sur la table et résolue à en découdre avec panache, à 20h et trois minutes le 6 mai, elle a, depuis, affirmé son envie du leadership tout en prenant du champ [pas de la boisson pétillante rémoise, de la distance...] sans que l'on comprenne pourquoi, ni comment. Comme si elle espérait surgir, une fois la défaite consommée, par dessus les décombres... Tabula rasa.

DSK ? Prêt au putsch dès 20 heures le 6 mai, il s'est grillé tout seul en moins d'une minute chrono, tant cela s'est vu. Depuis, il rumine son erreur.

Laurent Fabius ? Carbonisé.

Jack Lang ? Bernard Kouchner !

François Hollande ? Seul dans la tempête avec le courage du capitaine dont le vaisseau est au trois quart coulé, il ne trouve rien de mieux que d'annoncer qu'il partira, avant que la bataille soit livrée...

Lionel Jospin ? Pas de nouvelles, bonne nouvelles.

Bertrand Delanoé ? Dans les starting-blocks.

Jean-Christophe Cambadélis ? Il sort un bouquin sans oser le signer pour continuer d'assassiner la candidate du PS et de fustiger sa campagne qu'il a contribué à pourrir avec ses "camarades".

 

Et les quadras bientôt quinquas à force de... ?

Manuel Valls ? Toujours prêt pourvu qu'il en soit...

Arnaud Montebourg ? A quitté la ville. Concentré sur la Saône-et-Loire.

Vincent Peillon ? Se rêve en Premier secrétaire de la rénovation du sol au plafond. Cela se voit beaucoup.

 

Et les stars de la campagne qui se distribuaient déjà les maroquins et les prébendes ?

Les Rebsamen, Dray, Mennucci, Bianco et autres redoutables trouvailles ?

Aux zabris.

 


Quant aux jeunes pousses, je n'en parle même pas... De la chair à canon. Ceux qui ont été investis, sont envoyés en "mission" dans des terres ingagnables. La plupart d'entre-eux vont prendre une raclée qu'ils doivent d'abord et avant tout à leurs aînés, incapables de leur transmettre quoi que ce soit.

 

Si tant de Français n'étaient pas inquiets du nouveau pouvoir, je devrais en vérité souhaiter aux socialistes la branlée défaite la plus sauvage de leur histoire. Une sorte de 1993 bis.

Honnêtement, je pense que c'est ce qui pourrait leur arriver de mieux. Pour que ceux qui en ont encore la capacité parmi eux comprennent enfin que la politique n'a plus rien de commun avec leurs manières de ne rien voir et de ne pas penser.

Détruits Défaits par manque de travail et par impréparation, par arrogance à l'égard de leurs alliés, par suivisme aveugle ("oh la belle bleu-blanc-rouge"...), par absence d'idées, de projet, de programme, par défaut d'ambition collective, par la perte de leurs valeurs historiques et l'abandon du contact charnel avec le pays... les socialistes doivent repartir de zéro. Mais ils devraient cependant sérieusement méditer d'ici aux législatives cette sublime saillie de Cyrano de Bergerac :

 

"C'est très bien. J'aurai tout manqué, même ma mort."  clic


 

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jeudi, 24 mai 2007

Vendanges tardives...

 

 
Toute ressemblance ou similitude avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite...
 
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Ici une vraie loupe pour ceux qui veulent y voir plus clair !

Plan large.

Un peu mieux.

 

 


 

 

 

Merci à Pierre G., metteur en scène de mes idées idiotes.

 

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mercredi, 23 mai 2007

Gar(d)e à vous !

 

 

 

La vraie photo de notre Présiment© est cachée quelque part dans cette légende, sauras-tu la retrouver ?...

Et s'il y en avait deux ?

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Sumo.

Quel est le génie - ou le pervers ? - qui a eu l'idée de placer cette publicité pour "Opium" D'Yves Saint-Laurent à côté de cette information sur le site de l'Obs

 

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mardi, 22 mai 2007

Triangle des Bermudes.

Il y a maintenant treize jours, depuis le mercredi 9 mai, que ces deux hommes ne sont pas repassés sur leurs blogs... 

 

Christophe Barbier

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FOG

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Il faut faire quelque chose !

 

Ajout de 11h56 desoursesûre Barbier est réapparu à 10h15. Trop fort le DEL !!! 

 

Attention, sous cette note, ne manquez pas les photos officielles de Nicolas Sarkozy !!!

07:00 Lien permanent | Commentaires (547) | Envoyer cette note

Scoop : photos officielles de Nicolas Sarkozy.

Jean-Marc Morandini, toujours à la pointe, l'avait annoncé hier...
 
 
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Mais c'est sur le DEL que sort la photo officielle de Nicolas Sarkozy ...
 
 
Nicolas Sarkozy en famille fête son élection
Source : P. WARRIN / SIPA
 

Plutôt qu'une photo figée, compassée et froide, comme celle de tous ses illustres prédécesseurs, Nicolas Sarkozy a demandé au photographe qu'il a choisi, Philippe Warrin, de le représenter en situation.

Ainsi, c'est bien ce cliché festif, familial et chalala chaleureux qui figurera encadré en bonne place dans toutes les mairies de France.

En revanche, et c'est une première - une de plus, quelle Présidence ! - pour être affichée dans les ministères, c'est une autre photo qui a été retenue. La voici également.

Nicolas Sarkozy à New York
Source : P. WARRIN / SIPA

 


06:25 Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note

lundi, 21 mai 2007

Sacré Raymond.

Quand j'ai entendu çà à l'instant à la radio, je me suis dit "c'est pas vrai" ou peut-être même "c'est énorme". J'avoue que je ne sais plus.

Vous êtes assis là les blogueurs ? 

Lisez donc ce que révèle l'AFP qui l'a semble-t-il entendu sur La Chaîne Parlementaire.

L'ancien président de l'Assemblée nationale, le socialiste Raymond Forni, a appelé lundi à "une refondation" du PS avec un "nouveau responsable", estimant que "le temps de François Hollande" à la tête du Parti socialiste était "passé". (...) "On ne pourra pas maintenir les choses en l'état, cela me paraîtrait suicidaire" a-t-il ajouté. 

Eh bah dis donc, c'est du lourd !

Sacré Gaston... Pardon Raymond !

Dans un mois la droite va balayer un PS dont l'encéphalogramme est chaque jour plus plat, mais, rue de Solferino il y a toujours un petit marquis d'astreinte pour enfoncer le clou. C'est bon les mecs, tirez-vous les  couettes comme si de rien n'était et quand vous serez 70 à l'Assemblée on en reparlera...

La différence avec le Titanic ? À part l'orchestre je ne vois pas. En plus, Céline Dion n'est même pas là...

Vous savez quoi ? On a longtemps prétendu que la droite Française était la plus bête du monde.

Je mets aux voix la question suivante : les socialistes Français sont-ils les plus cons d'Europe ?

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Communiqué de la Présidence - 6 -

Vingt et un mai 2007.

 Communiqué de la Présidence.

 

Notre surintendant Claude Guéant tient à signaler à mesdames et messieurs les journalistes que, désormais, les jogging, footing et courses Présidentiels seront encadrés et produits par les équipes d'Élysée TV, confiées à monsieur François de la Brosse.

De manière à ce que chaque chaîne de télévision dispose d'images de qualité des asq (activités sportives quotidiennes) de Notre Président, quatre caméras les filmeront en pemanence (une depuis un hélicoptère, deux à l'épaule, une embarquée sur une moto). Seules ces images (non siglées) seront autorisées à la diffusion sur toutes les chaînes de télévision du monde (worlwide).

 

 
Tout journaliste souhaitant récupérer des images de ces cpq (courses présidentielles quotidiennes) devra en faire la demande auprès de monsieur Georges-Marc Benamou, conseiller spécial de Notre Président pour la culture et l'audiovisuel.
Au cas où certain(e)s journalistes souhaiteraient participer de l'intérieur à l'une de ces séances de courses, ils (elles) pourront obtenir une accréditation auprès de madame Catherine Pégard. Il s'agit d'une accréditation spéciale nommée "Jogbedment". Elle donne accés aux vestiaires particuliers de la Présidence et permet au(x) journaliste(s) de participer durant quelques minutes à l'Effort Présidentiel, de manière à pouvoir en rendre compte ensuite avec l'entière objectivité (corporate) qui s'impose .
 
Nota bene : Le Président ne donne jamais aucune interview pendant qu'il court. 
 
 
Par ailleurs, Notre surintendant Guéant rappelle que cette image volée est désormais totalement interdite à la diffusion. 
 

 

 

PS : La bande annonce diffusée ci-dessous n'a pas encore reçu l'agrément de la ccip (commission de contrôle des images présidentielles) - visa de contrôle 239393, en attente. 

 

C'était un communiqué de la Présidence.

 

 

.

 

 

Merci au CGB... 


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dimanche, 20 mai 2007

François Fillon, 2004-2005.

Aujourd'hui, je cède la place à Isabelle Ungemach qui va nous parler des capacités passées de réformateur de notre nouveau Premier ministre, François Fillon... Elle passera répondre à vos commentaires.

 

Je suis professeur vacataire d'histoire-géo dans un collège du 77. J'ai enchaîné les remplacements dans l'académie de Créteil : à Bobigny, St Ouen, à Créteil, Vitry sur Seine et Boissy St Léger. Après le 10 juin ? L'inconnu. Chômage probable ou bout de contrat... Je milite depuis deux ans au sein du collectif des non titulaires de l'Education et ai participé à la création de la Coordination Nationale des Précaires de l'Education. Dernière action en date : le 2 mai, jour du "débat", quelques heures, en compagnie de "camarades" précaires et intermittents sur le toit du palais Brongniart, en face de l'AFP ce qui nous a valu une longue dépêche et puis rien ou presque.

Dénoncer la précarité, ce n'est pas assez politique en temps de campagne présidentielle...

Lire la suite

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samedi, 19 mai 2007

Blog de Premier ministre.

Je crois bien que c'est la première fois que nous avons un Premier ministre en exercice qui tient un blog. 

Et depuis longtemps en plus (2005 visiblement). 

 

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Qui "tient" ou qui "tenait", au fait ? 

 

Pas de nouvelle note depuis le 10 mai. 

Et au mois de mai, ça s'était sérieusement relâché.

 

Mais il faut continuer monsieur le Premier ministre !

Parce que quand même, il s'en est passé des trucs dans votre vie là ! 

Voilà qui serait vraiment moderne et nouveau.

Enfin de la vraie bonne rupture.

Fini le off.

Envolée la langue de bois.

Un signe d'ouverture réel et sans morceaux de Kouchner dedans !

 

Tiens, par exemple, hier soir, vous étiez sur le plateau de Claire Chazal, au 20 heures de TF1.

Pourquoi choisir dès le premier soir de faire comme tous vos prédécesseurs ?

C'est tout naze ! Déjà vu !

Vous nous auriez pondu un joli post, franchement, ça aurait eu bien plus de gueule ! 

 

Et la passation avec Dominique, qui vous avait viré comme un malpropre de son gouvernement en 2005 ?

De l'ambiance ?

Un sujet en or ça ! 

 

 

La France peut supporter la vérité monsieur le Premier ministre.

C'est votre slogan, là haut là ; votre bannière !

Et même le titre de votre livre.

Alors allez-y ! 

Racontez-nous ; écrivez-nous la vérité au quotidien. 

Allez, on compte sur vous. 

Et on en espère autant d'Al1jup d'ailleurs...

 

 

PS : Je ne vous cache pas que je m'inquiète beaucoup pour FOG.

Lui, c'est depuis le 9 mai qu'il n'a rien produit... 

C'est le remplacement de Catherine Pégard qui prend du temps ?

Bah je peux aider Franz, si vous cherchez quelqu'un...

Ajout de 8h45 - bien vu hot chip - Barbier aussi a disparu... 

07:55 Lien permanent | Commentaires (469) | Envoyer cette note

vendredi, 18 mai 2007

Mousse Média.

Même pas deux semaines qu'il est élu.

À peine deux jours qu'il est Président.

 

Il occupe tout l'espace.

Il prend toute la place. 

Nous ne voyons - verrons - plus que lui. 

 

Nicolas Sarkozy est un média. 

 

Fouquets.

Jet.

Paloma.

La Lanterne.

Rue Saint-Dominique. 

Ouverture.

Védrine, Kouchner. 

Consultations.

Deux minutes d'avance. 

Passation.

Blond(e)s.

Grimaldi bis.

Prada. 

Petit Louis.  

Hommages.

Bains de foule.

Clémenceau. De Gaulle. Guy Môquet. 

Orly. 

Merkel.

Fillon (8h30).

Nomination. 

Jogging.

Consultations. 

9h45, le gouvernement.

Conseil des ministres.

Toulouse.

Sauver Airbus, aider EADS (salut Arnaud !).

Libérer Ingrid B.

Brégancon.

 

Cannes ?

 

Nicolas Sarkozy = Mousse Média ©.

 



Mousse
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08:05 Lien permanent | Commentaires (604) | Envoyer cette note

jeudi, 17 mai 2007

Présiment Sarkozy ©

Source : Le Figaro 31 janvier 2007.
 

Quel va être le sort du député UMP Christian Vanneste, condamné pour des propos homophobes ? 

Nicolas Sarkozy : Il ne sera pas réinvesti aux législatives. Je condamne fermement ce qu’il a dit. Je ne veux ni de près ni de loin être associé à des propos homophobes. Depuis des années, j’accomplis un travail en profondeur sur l’ordre, le travail, la responsabilité, le respect. J’ai trop souffert d’une droite qui ne défendait pas ses idées pour prendre le risque de saboter cet effort en acceptant des propos caricaturaux.

 


 

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Christian Vanneste, député de la 10e circonscription du Nord (Tourcoing), se présente à sa propre succession sous l'étiquette du Centre national des indépendants (CNI), parti associé à l'UMP auquel il a adhéré en juin 2006.

L'UMP du Nord a confirmé qu'elle n'avait pas investi de candidat dans cette circonscription...



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M. Vanneste se présente à sa propre succession sous l'étiquette du Centre national des indépendants (CNI), parti associé à l'UMP et auquel il a adhéré en juin 2006. L'UMP du Nord a confirmé mardi à l'AFP qu'elle n'avait pas investi de candidat dans cette circonscription. arti associé à l'UMP et auquel il a adhéré en juin 2006. L'UMP du Nord a confirmé mardi à l'AFP qu'elle n'avait pas investi de candidat dans cette circonscription. 

21:58 Lien permanent | Commentaires (197) | Envoyer cette note

Transferts.

Les nominations des journalistes Catherine Pégard et Myriam Lévy, respectivement à l'Élysée et à Matignon, induisent quelques questions.

Depuis quand savaient-elles ou se doutaient-elles qu'en cas de victoire de Nicolas Sarkozy, elles intégreraient le gouvernement ? Leurs patrons (FOG et Nicolas Beytout) étaient-ils informés ? Devons-nous remonter dans leurs nombreux papiers, et les passer au crible, pour y lire autre chose que de l'information ? Ont-elles été objectives, neutres, dans leur suivi de la campagne (Myriam Lévy couvrait la campagne de Ségolène Royal et Catherine Pégard, plutôt celle de Nicolas Sarkozy) ?

Je n'ai pas la réponse à ces questions.

Je sais juste que s'il s'agit de marquer davantage encore le caractère incestueux des relations entre journalistes politiques et politiques, l'"opération" est assez réussie.

Surtout quand, par dessus le marché, un conseiller extrêmement proche de Nicolas Sarkozy, Laurent Solly - le directeur adjoint de campagne du candidat de l'UMP - est nommé à la holding du groupe Bouygues...

Et si je n'ai pas évoqué plus haut la nomination à l'Élysée, comme conseiller, de mon vieux copain Georges-Marc Benamou, ce n'est pas par collusion personnelle, mais c'est que, le concernant au moins, nous savions depuis des mois qu'il soutenait Nicolas Sarkozy.

 

En bref, tous ces gens ont évidemment tout à fait le droit d'aller travailler au gouvernement. Et Solly de partir chez Bouygues.

Je souhaite juste connaître la date de leurs premiers entretiens d'embauche...

 

Puisque nous en sommes là - et bien là... - finissons par quelques informations tombées du camion (merci XX...).

 

Lundi matin, Jean-Claude Dassier, le boss de LCI, très NRVé ces jours-ci, semble avoir piqué une nouvelle très grosse colère.

Dassier aurait appelé sa rédaction parce que ce révolutionnaire de Jean-François Rabilloud avait eu "l'audace" d'évoquer, dans sa revue de presse, les articles rapportant la censure de l'article sur le "vote" de Cécilia Sarkozy dans le JDD. Dassier aurait même exigé que l'info ne soit plus donnée dans aucune édition. Seuls deux journalistes auraient eu l'autorisation d'en traiter ; mais sous la forme d'une simple brève : Philippe Balard pour le 12h et Harry Roselmack dans le 18h. Manque de chance, à 12h, le journaliste n'aurait pas eu le temps d'écrire sa brève (ça arrive...). Et, à 18h, Harry Roselmack semble avoir estimé que l'information avait assez peu d'intérêt (ça arrive aussi...).

Plus globalement, le climat à LCI serait devenu irrespirable depuis des mois et la pression de la direction énorme. Sous couvert d'anonymat, d'aucuns affirment même que, durant la campagne, certaines informations (comme, par exemple, un sondage plus favorable à ségolène Royal - oui je sais il n'y en a pas eu beaucoup...-) auraient été systématiquement occultées, au profit de faits mettant davantage en valeur le candidat Nicolas Sarkozy.

Comme s'il avait eu besoin de ça. Je veux dire en plus du reste...


08:55 Lien permanent | Commentaires (450) | Envoyer cette note

Brûlure.

Hier matin, dans le 7ème arrondissement de Paris, pas mal de voitures avaient ce "machin" glissé sur leur pare-brise, coincé sous un essuie-glace...

Je ne sais pas si ça me fait rire.  

 

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07:55 Lien permanent | Commentaires (47) | Envoyer cette note

mercredi, 16 mai 2007

Passation...

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Nicolas Sarkozy :

Je suis un mélange d'anarchiste et de conservateur, dans des proportions qui restent à déterminer. *

 
Jacques Chirac :

Écoute-moi bien.
A partir de maintenant, travaille au chrono parce qu'une minute d'écart ça veut pas dire forcément 60 secondes. Ça peut se transformer en années de placard. Crois-moi, je connais la question.**

Dans les situations tendues, quand tu parles fermement avec un calibre en pogne, personne ne conteste. Y’a des statistiques là-dessus.**

Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute.***

La psychologie, y'en a qu'une. Défourailler le premier. C'est un peu sommaire, mais ça peut être efficace. ****  

 

Nicolas Sarkozy :

Y'a un ver dans le fruit. Soigner le fruit ça peut demander longtemps...Moi, je vais tuer le ver. *****

 

Jacques Chirac : 

Quand j't'ai balancé le coup, on avait bien convenu de marcher fifty-fifty, hein ? 500 briques chacun ?

 

Nicolas Sarkozy :

C'est pas inhumain d'entendre ça ! Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse avec 500 briques hein ? Surtout de nous jours, le smic est en plein chancelique, la TVA nous suce le sang, la bourse se fait la malle. J'ai calculé j'en aurai à peine pour 5 piges. J'aurai 60 berges, tu voudrais tout de même pas que j'retourne au charbon à cet age-là non ? Tu serais pas vache avec les vieux des fois ? ******

 
Jacques Chirac :

Dans la vie il y a deux expédients à n’utiliser qu’en dernière instance : le cyanure ou la loyauté. *******

 

Nicolas Sarkozy :  

L'un d'nous deux bute l'autre... Toi, on t'raccourcit, moi, on m'félicite... Ch'ais bien qu'c'est injuste parce que c'est injuste... Mais c'est comme ça... T'as contre toi quarante ans de bons et loyaux services et une vie exemplaire... ********

 
Jacque Chirac :

Dis-toi bien qu'si quelque chose devait m'manquer, ce serait plus l'vin, ce serait l'ivresse...*********

 

 

 


*Le Président (1961). Un fim de Henri Verneuil. **Mélodie en sous-sol (1963). Un film de Henri Verneuil. ***Le Pacha (1968). Un film de Georges Lautner. **** Les Tontons Flingueurs (1963). Un film de Georges Lautner. ***** Flic ou voyou (1978). Un film de Georges Lautner. ****** Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages (1968). Un film de Michel Audiard.******* Le Gentleman d'Epsom (1962). Un film de Gilles Grangier. ******** Le Pacha (1968). Un film de Georges Lautner.********* Un singe en hiver (1962). Un film de Henri Verneuil.

 
© Michel Audiard…

 

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mardi, 15 mai 2007

Ce n'est qu'un Au revoir, ce n'est qu'un Au revoir...

 

 

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Démission de Villepin ? Je l'avais dit !!!

Je vous fais remarquer que, dès mars 2006, la démission de Dominique de villepin m'apparaissait évidente...

 

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Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a remis la démission de son gouvernement à Jacques Chirac (Reuters)

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a remis la démission
de son gouvernement à Jacques Chirac (Reuters)

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Ministère Amer.

C'est assez simple.

 

Voici l'article 8 de la Constitution de la Vème République.

 

Article 8 :

Le Président de la République nomme le Premier Ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.

Sur la proposition du Premier Ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions.

 

Ce n'est pas manquer de respect au très probable futur Premier ministre, François Fillon, que de lui faire remarquer que son le gouvernement sera entièrement celui de Nicolas Sarkozy.

Le souci n'est pas que certains, amers comme Patrick Devedjian, grincent des dents

Ni qu'il s'agisse d'un premier gouvernement - "Fillon 1" - qui sera forcément modifié après les législatives. 

Ce qui est en jeu, au delà même des questions de personnes et d'"ouverture", c'est le retour de la France dans un vrai régime présidentiel, dans lequel le Premier ministre n'a, en vérité, strictement aucun pouvoir. Et je ne parle même pas du Parlement. Ni des ministres...

François Fillon devrait donc penser ces jours-ci, et avant de plonger, à la démission de Jacques Chirac - premier ministre de VGE - en 1976 : "En effet, je ne dispose pas des moyens que j'estime aujourd'hui nécessaire pour assumer efficacement mes fonctions de Premier ministre et dans ces conditions j'ai décidé d'y mettre fin."

Parce que cette démission venait de loin...

En effet, dès la nomination en 1974 de "son" du gouvernement, Jacques Chirac avait dû, exactement comme François Fillon le subit en ce moment, nommer des ministres qu'il n'aurait jamais eu l'idée de "proposer" au Président de sa propre initiative ; notamment Jean Lecanuet et Jean-Jacques Servan- Schreiber.

Un parangon du centrisme et un patron de presse...

Intéressant non ? 

Et encore, à l'époque, le Président et son Premier ministre n'étaient pas issus de la même famille politique. Le Président vainqueur n'était pas gaulliste, contrairement à Jacques Chirac. C'est notamment cela qui autorisait VGE à aller chercher son inspiration ailleurs.
Qui se souvient encore qu'il lâcha notamment
: "Il y a dans la pensée de la gauche, des éléments positifs dont je compte bien m'inspirer. Parmi les hommes politiques que j'admire, il y a, par exemple, Léon Blum, ce qui fait que dans l'action libérale réformatrice avancée, il y a beaucoup d'idées de gauche qui doivent être mises en œuvre".

Blum, cela ne vous rappelle rien ? 

 

Décidemment, prétendument moderne, notre vie politique ne fait que bégayer.

 

Du coup, je reproduis ici la lettre dans laquelle Jacques Chirac annonça sa démission au Président. Elle pourrait bien servir dans quelques temps - dans deux mois, dans deux ans...- à François Fillon...

 

Monsieur le Président,

Au cours de ces derniers mois, je me suis permis à plusieurs reprises de vous exposer les raisons politiques et économiques qui commandent, selon moi, une reprise en main énergique du gouvernement, afin de donner à son action, dans ces deux domaines, une impulsion vigoureuse et coordonnée. Cela suppose évidemment un renforcement sans équivoque de l'autorité du Premier ministre. J'ai cru comprendre que ce n'était ni votre sentiment, ni votre intention.

Dans ces conditions, je ne puis continuer à accomplir la tâche que vous m'avez confiée, et j'ai l'honneur de vous remettre aujourd'hui ma démission. Cette décision sera effective au plus tard le mardi 3 août, c'est-à-dire dès mon retour du voyage officiel au Japon que vous m'avez demandé de ne pas décommander.

 

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lundi, 14 mai 2007

DSK prend du galon...

Malheureusement cette première image n'est plus en ligne sur
l'excellent site de l'Obs, mais j'ai eu le temps de la capturer...
 
medium_Image_1.2.jpg
 
Voilà ce qui a remplacé cette merveille...
 
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14:15 Lien permanent | Commentaires (300) | Envoyer cette note

Hubert Védrine infiltré.

 

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La scène qui suit s'est déroulée le 23 mars dans la section du 2ème arrondissement de Paris du Parti socialiste (Montorgueil).

Le journaliste Aymeric Mantoux - qui a pris sa carte de militant du PS pour écrire chez Privé le livre Infiltrés avec Baudoin Eschapasse (embedded à l'UMP) - assiste à une réunion organisée autour d'Hubert Védrine.

Les propos de l'ancien ministre (publiés dans le livre) prenne un relief intéressant au moment où Nicolas Sarkozy lui propose de participer à son gouvernement.

 

 
Le PS rame.

Vendredi 23 mars


J’arrive un peu en retard à la réunion organisée autour d’Hubert Védrine.

La salle est bondée comme jamais, je suis contraint de m’asseoir par terre, comme d’autres camarades pour écouter la star du jour sur le thème «la politique étrangère dans la campagne». L’ancien ministre des affaires étrangères prend son auditoire à rebrousse-poil : «Contrairement à ce qu’on dit, il n’y a pas de politique étrangère de gauche. Enfin il n’y en a pas qu’une seule. Et avec Chirac, le dire n’est plus ridicule. Avant d’avoir une direction, une orientation, il faut savoir qu’on a pas tous les mêmes points de vue, même à gauche et même au sein du PS. Il faut le savoir avant de réfléchir à ce qu’on peut promouvoir comme idées dans cette campagne».

Jamais il n’y a eu tant de monde en section, alors que l’on sait l’invité, volontiers critique l’égard de la candidate. Un signe ? «Je la critique, je n’ai pas voté pour elle, mais comme Védrine, je pense, par devoir, je voterai à gauche», m’explique une camarade. Et je sais que pas mal dans la section partagent ce point de vue. Il y a là aussi de nouveaux visages du premier arrondissement et des encartés du quartier qui n’étaient jamais venus. Ceux-ci ont été contactés par une intense campagne de phoning réalise par Maxime et Jean-François entre autres. «Ils étaient content qu’on les appelle».

Védrine décline ses thèmes de prédilection en faisant régulièrement référence au petit opuscule qu’il vient de publier. «Quand on parle de victimes sur le plan du droit international, ce n’est quand même pas n’importe quoi». Ses points de vue privés, exprimés non sans humour, sont assez iconoclastes et tranchent avec ce qu’on entend d’ordinaire dans la bouche des politiques en poste. «Sur le conflit israëlo-palestinien, oui il y a une politique de gauche. Il y en a même plusieurs ! (…) Une politique de gauche ne doit pas être péremptoire, elle doit aider à discuter», explique-t-il en référence évidemment aux bravitudes de Ségolène.

«Je le trouve vraiment brillant, libre», murmure une jeune femme. Védrine assène des vérités qui estomaquent l’assemblée : « La France n’est plus une grande puissance». Son leitmotiv ? «La France ne sera forte que dans une Europe forte». Au fil des questions qui suivent son propos liminaire, Hubert développe une vision prospective de la politique étrangère très différente de celle de Ségolène Royal. Personne ne le contredit. «Ca ne me gêne pas trop qu’on en parle pas de politique étrangère dans la campagne. D’abord on en parle jamais et ensuite ça évite de dire des sottises ! Ensuite, ça permet de ne pas se lier les mains avec des promesses péremptoires faites dans l’excitation d’une campagne. Pendant ce temps là la politique étrangère elle, continue, et c’est très bien comme ça ! Ce n’est pas là-dessus que se font les campagnes. Ca ne joue aucun rôle dans le vote».

Védrine évoque ensuite la position internationale de Ségolène telle qu’elle se dessine par touches impressionnistes «depuis le discours de Villepinte». «V-I-L-L-E-P-I-N», le reprend Elsa. «Pardon» ? Eclats de rires dans la salle. «Euh, Elsa il parle pas du Premier ministre, il parle du meeting de Villepinte». «Ah bon, pardon, j’avais mal compris». Les rires s’estompent. «La seule question qui intéresse vraiment les Français aujourd’hui c’est l’adhésion de la Turquie». Il est ensuite longuement question de l’Europe, celle «des projets et des choses concrètes». «Ségolène doit dire bientôt qu’elle est favorable à ce que l’Europe protège davantage ses intérêts. Mais attention, aujourd’hui, en tant que candidate, ça ne sert à rien de lui faire dire qu’il faut davantage de protectionnisme. Ca, elle le fera après. Bon, c’est un peu hypocrite, mais c’est pas grave !».

En sortant, Elsa demande à notre invité s’il sera ministre de Ségolène Royal : «Je ne sais surtout pas si j’en ai vraiment envie !», lui répond-il. (...)

                                                                                                                                                                         ©Privé. 

 

Bonus track : une nuit à l'imprimerie.

Grâce au talent et au travail de l'équipe de Privé et de celle de la Sagim, le livre achevé le 6 mai à minuit dans l'imprimerie, "roulait" dès 2 heures du matin, de façon à être livré dans les rédactions dans la nuit.

Merci encore à Guillaume et à tous les autres. 


Infiltrés
Vidéo envoyée par mobilepoliticbygbirenbaum

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dimanche, 13 mai 2007

Privé/Public.

Récapitulons pour ceux qui ont du mal à suivre.

La soirée puis la nuit au Fouquets de Nicolas Sakorzy et de sa femme, le soir de l'élection, c'est PUBLIC.

D'où les couvertures des journaux, les images, etc.

En revanche, le vote de Cécilia Sarkozy c'est stictement PRIVÉ...au second tour.

Parce qu'au premier tour, c'était public ! (photos+images publiées dans la presse).

 

Merci infiniment à Jacques Esperandieu, patron du JDD, qui vient de nous éclairer avec brio sur cette question complexe... 

Interrogé par l'AFP, le directeur de la rédaction du Journal du Dimanche Jacques Espérandieu a affirmé avoir pris lui-même "la décision de ne pas passer le papier" jugeant que cela relevait de "la sphère privée".
"Samedi matin à la conférence de rédaction, on m'a annoncé un papier sur l'absence de vote de Cécilia Sarkozy. J'ai demandé de façon expresse que cet article soit accompagné d'un coup de téléphone à la principale intéressée", a expliqué M. Espérandieu.
N'obtenant pas de réaction de Cécilia Sarkozy ni de son entourage, M. Espérandieu a ajouté avoir "beaucoup réfléchi", s'être dit qu'il s'agissait de la "sphère privée" et que "le vote est une affaire personnelle".
"J'ai donc décidé de ne pas passer ce papier et j'en ai averti l'auteur de l'article", a-t-il assuré, ajoutant avoir "eu un certain nombre de coups de téléphone de gens insistant sur le côté très privé et très personnel de l'information".
"C'est moi qui ai pris la décision de ne pas passer le papier, j'assume totalement en mon âme et conscience", a encore dit Jacques Espérandieu. 

C'est beau cette abnégation... 

 

 Ceci est une photo publique !

20:20 Lien permanent | Commentaires (251) | Envoyer cette note

Kouchner : riz amer !

D'après l'AFP, Bernard Kouchner, ancien ministre socialiste de la Santé, pourrait devenir ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement que prépare actuellement Nicolas Sarkozy.

 

En revanche, rien sur l'AFP concernant les informations de Rue 89 sur Cécilia Sarkozy...

Ajout 18H43. L'AFP réagit enfin... (dépêche à 18h35)

"Le JDD aurait renoncé à publier un article sur Cécilia (site d'information)
PARIS, 13 mai 2007 (AFP) - Le Journal du Dimanche (groupe Lagardère) aurait renoncé à publier, à la demande d'Arnaud Lagardère, un article affirmant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté le 6 mai, au second tour de la présidentielle, indique dimanche le site d'information Rue89.
Le site, lancé récemment par d'anciens journalistes de Libération, ajoute que des membres de l'entourage de Nicolas Sarkozy "sont intervenus", ce que dément Franck Louvrier, chargé de communication auprès de Nicolas Sarkozy.
Selon Rue89, "au cours de leur enquête, les journalistes du JDD ont découvert, en consultant le registre (public) du bureau de vote, que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté. Ils ont pris un cliché de la liste d'émargement. Samedi matin, leur article a été mis au "menu" du journal. Il mentionnait également de vifs échanges, dans la soirée, au sein du couple".
Rue89 affirme que samedi, le directeur de la rédaction du journal, Jacques Espérandieu, a demandé aux journalistes d'appeler la nouvelle "première dame" avant de publier l'information et que Cécilia Sarkozy a répondu "no comment".
"Plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy sont intervenus", ajoute le site. "Finalement, Arnaud Largardère, patron du groupe Lagardère (proche de Nicolas Sarkozy, ndlr), a exigé que l'article soit remis dans un tiroir. Ce qui fut fait vers 20 heures".
Contacté par l'AFP, Franck Louvrier a démenti toute intervention: "c'est faux", a-t-il dit.
Interrogée par l'AFP, la direction du Journal du Dimanche a de son côté souhaité "ne pas apporter de commentaire à cette information".

 

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Allègre. Droit de (pour)suite.

Claude Allègre est donc prêt à aider Nicolas Sarkozy.

 

Je vous rappelle simplement que lorsqu'il s'est fait gauler comme un manche prendre, sortant par la porte de derrière du QG de campagne de Nicolas Sarkozy, à la veille du second tour, Allègre a bredouillé [retournez voir la vidéo en remontant dans la note du 5 mai]

 

"J'chuis venu voir François Fillon... que... avec qui on fait un interview"...

 

Elle sort bientôt "l'interview" Claude ?

C'est dans le Point ?

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Communiqué de la Présidence - 5 -

Treize mai 2007.

 

Communiqué de la Présidence.

Notre surintendant Claude Guéant tient à signaler de manière préventative par le présent communiqué que tout(e) journaliste qui écrirait ou sous-entendrait, dans un article ou même dans un livre, que Notre Président est parti se reposer à Malte, avec son épouse bien-aimée, parce que le divorce y est interdit, serait poursuivi en justice immédiatement, pour atteinte à la vie privée et diffamation.

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PS : Les "blogueurs" et autres "commentateurs de blogs" sont également concernés par cet avertissement.

 

C'était un communiqué de la Présidence.

08:45 Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note

samedi, 12 mai 2007

Confits d'intérêts & affinités électives.

Voici un sondage réalisé par CSA, un institut qui s'est illustré tout au long de la campagne... 

 
QUESTION : Vous savez qu'après son élection Nicolas Sarkozy et sa famille ont dormi dans un grand hôtel Parisien, se sont rendus en jet à Malte et ont passé quelques jours sur le yacht d'un ami industriel.

Vous personnellement êtes-vous choqué ou pas choqué ?

 

  Ensemble des Français Electorat de premier tour
S Royal F Bayrou N Sarkozy J-M Le Pen
  % % % % %
- Choqué 31 62 27 12 8
- Pas choqué 65 37 72 84 92
- Ne se prononcent pas 4 1 1 4 -
TOTAL   100 100 100 100 100

 

 

Voilà une information. 

 

CSA est un groupe indépendant détenu par les actionnaires fondateurs (56%) et par le groupe Bolloré (44%).

 

 

On se gardera bien de ne surtout pas confondre l'ami industriel et l'actionnaire à 44% de l'institut qui pose la question !

 

A y'est j'suis tricard sur Direct 8...

 

merci à onceuponatime.

 


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Après la - deuxième - défaite.

Bon. Et maintenant ? On l'analyse cette branlée défaite ?

Plutôt que de commenter chaque mouvement du Présiment Sarkozy© ?

En dépit des jérémiades des zéléphants, je suis certain qu'aucun d'entre-eux, aucun, n'aurait gagné. Ni DSK. Ni Fabius. Ni Jospin. Quant à Hollande, aurait-il fait mieux que sa compagne ? Seules les pythies tardives des éditions Albin Michel sauraient nous le dire... Mais évidemment, uniquement quand ça ne sert plus à rien. Vous faites un bien joli métier les filles, en vérité...

Ensuite, le "je suis disponible " de DSK, évidente erreur de communication et manifeste faute de goût, m'a NRVé assez considérablement. Dignité et Décence débutent pourtant par un D...comme Dominique. Depuis, les pagaies qu'a sorti le-dit Dominique pour inverser le courant, faire oublier sa trogne froncée du 6 mai et expliquer que cette mine outragée tenait à sa douleur (que de D...) m'ont bien fait marrer.

J'ai, en revanche, plutôt apprécié la manière dont la candidate a ravalé son échec, dans un immense sourire ; je me suis même demandé si elle n'en était pas soulagée... J'ai goûté tout le sel de son intervention "putschiste" et de sa tentative d'OPA sur le PS, dès 20h03 et, surtout, ce que j'ai préféré c'est de voir nos zéditorialistes s'étouffer de rage, en expliquant qu'elle n'était rien, ni personne, qu'elle n'avait nulle légitimité et qu'elle ne pouvait pas revendiquer le leadership du PS. Les mêmes qui agonirent Jospin à son départ la maudissait, elle, parce qu'elle restait... Joli métier (bis).

Le calmage de jeu socialiste intervenu ensuite, à pure destination électorale, m'a lui aussi fait sourire, tant cela empestait le raccomodage de façade, le coup de blanc rapide. Un cache misère... Avant l'hallali.

Reste à savoir qui donc la mènera demain cette foutue campagne éclair. Et surtout, combien de députés y sauveront leurs sièges. Je ne vous cache pas que mon optimisme pour eux est plutôt mesuré. Et c'est un doux euphémisme.

Mais pour en revenir à la défaite, à cet échec qui fait de François Mitterrand une exception historique, un atypisme, une question très simple se pose. Fallait-il vraiment, comme l'a fait Ségolène Royal et comme le veulent en vérité DSK et nombre de socalistes, se tourner ostensiblement vers la droite pour espérer l'emporter ? Ou, est-ce vers la gauche, et en s'assumant comme tel, qu'il faut plutôt se diriger ? Faut-il suivre les courants dominants pour tenter de s'y glisser ou essayer d'inverser la tendance, tel le meilleur Mitterrand, celui de 1981 ? 

Répondre à cette question demande du travail. De la réflexion. Des idées. Des débats participatifs (je blague...). Un programme. Des convictions surtout. Pas des chefaillons qui ne pensent qu'à leurs intérêts immédiats. Le PS a pourtant eu cinq ans pour règler ce problème. Pardon, dix ans... Mais pensant que la dissolution de 1997 les avait propulsés aux affaires sur leurs idées (35 heures, emplois jeunes), ils ont arrêté de réfléchir pour gouverner sans savoir où ils allaient ; ils ne devaient pourtant leur victoire inattendue qu'à l'erreur de Jacques Chirac. Tombés ensuite dans tous les pièges, de l'inversion du calendrier électoral au quinquennat, les socialistes sont, aujourd'hui, en vérité, aussi à poil qu'en 1993 ; lorsque les Français portèrent à l'Assemblée une chambre bleue horizon déjà des plus réactionnaire. Puis élirent Jacques Chirac, deux ans plus tard sur la fracture sociale... Drôle de pays non ?

Démunis politiquement, démunis intellectuellement et, surtout, démunis idéologiquement, les socialistes n'ont plus d'autre choix que de décider s'ils veulent bosser sur un véritable programme social-démocrate ou, à l'inverse, sur un vrai corpus de gauche, et de préférence derrière un(e) vrai leader.

Mais cela ne pourra se faire qu'après la défaite.

Je veux dire la deuxième... 

 

09:55 Lien permanent | Commentaires (310) | Envoyer cette note

vendredi, 11 mai 2007

URGENT

URGENT : Perquisition en cours au Canard enchaîné -  STOP - Affaire Clearstream - STOP -

10:10 Lien permanent | Commentaires (559) | Envoyer cette note

Communiqué - 4 -

Onze mai 2007.

 

Communiqué de la Présidence.

 

Beaucoup se sont demandés hier, parmi les éditorialistes libres que compte toujours notre beau Pays, quelles étaient les raisons de l'hilarité partagée de notre bien-aimé Président et de son futur prédécesseur - Chirac Jacques -, lors des cérémonies de commémoration de l'abolition de l'esclavage.

Il est vrai qu'à plusieurs reprises, notre exécutif temporairement bicéphale a pu donner le sentiment de se goberger, alors que les circonstances graves et solennelles s'y prêtaient somme toute assez peu.

De manière à ce qu'aucune équivoque ne subsiste au sujet de ces images éloquentes, pour ne blesser aucune personne directement concernée par cette Nécessaire Repentance Nationale et, surtout, dans un souci de transparence, qui honore et caractérise notre Régime, le surintendant Claude Guéant nous a autorisé à révéler ce matin les raisons de cette franche partie de rigolade.

 

Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy

 

 
La date du 10 mai a été choisie en 2006 en référence à l'adoption de la loi Taubira reconnaissant la traite et l'esclavage comme des crimes contre l'humanité (AFP)

 

En vérité, les faits sont extrêmement simples.

Au moment où ont été pris ces clichés (AFP, AP), notre Président venait tout juste d'annoncer à Chirac Jacques que monsieur Philippe Douste Blazy - actuellement ministre des affaires étrangères - ne serait plus ministre dans le prochain gouvernement.

On notera que la nouvelle réjouit tout autant messieurs Patrick Ollier, Renaud Donnedieu de Vabres et Christian Poncelet.

En revanche, et toujours dans une même exigence de transparence, la Présidence tient à signaler qu'elle ignore totalement les raisons pour lesquelles monsieur Jean-Pierre Elkabbach, saisi ci-dessus sous son meilleur profil, semble, afficher, lui, une certaine morosité perplexe.

 
 
 C'était un communiqué de la Présidence.
 
 
 
La Présidence tient à vous informer, par ailleurs, qu'à partir de 11h30  Guy Birenbaum chatte chez 20 minutes.

07:25 Lien permanent | Commentaires (123) | Envoyer cette note

Chat 20 minutes.

Ce matin, je suis chez 20 minutes, à partir de 11h30.

En attendant, vu la qualité de mes intuitions, analyses et commentaires sur cette Présidentielle, j'ai entamé une reconversion très prometteuse...

 

 
 


06:02 Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note

jeudi, 10 mai 2007

Communiqué - 3 -

Dix mai 2007.

 

Communiqué de la Présidence.

 

Notre Président, de retour dans la capitale de notre beau pays, après quelques heures de repos bien méritées, tient à préciser, avec sérénité mais femeté, à mesdames et messieurs les journalistes que la phrase :

"Ca fait vingt ans qu'il m'invite et vingt ans que je refuse. Vincent Bolloré est un des grands industriels français. Il n'a jamais travaillé avec l'État. Il fait honneur à l'économie française." a été outrageusement sortie de son contexte et mal restituée.
 
Il en va de même de cette phrase :  
 
 
Notre Président tient donc à rappeler à mesdames et messieurs les journalistes que, dès sa prise de pouvoir, Il attachera une grande importance au fait que ses propos ne soient plus tronqués, déformés ou mal interprétés.
 
Dans ce but, notre Président confiera une mission de réflexion sur la déontologie des médias à messieurs François de la Brosse et Étienne Mougeotte.
 
 
 C'était un communiqué de la Présidence.

 



07:35 Lien permanent | Commentaires (593) | Envoyer cette note

mercredi, 09 mai 2007

Cinq ans de réflexion ?

Nos plumes les plus affutées (Raphaële Bacqué et Ariane Chemin toutes deux journalistes au Monde) se jettent avec gourmandise, et même voracité, dans un livre à paraître, sur la piste de la vie privée de Ségolène Royal et François Hollande pour expliquer tout ou partie de l'"épopée Royal" ; de l'envol de la candidate jusqu'à sa défaite.

Titre du livre (le vrai titre, pas celui d'Amazon) : la Femme fatale

Leur "thèse" est très simple.

C'est parce que François Holande aurait été infidèle - en 2005 - que Ségolène Royal, blessée, orgueuilleuse et revancharde, se serait lancée avec autant d'énergie dans la bataille présidentielle. 

Pour tout dire, je trouve que ces soudaines "révélations" qui sortent exactement trois jours après l'échec, et qui concernent, vous l'aurez remarqué, le camp des battus, ont comme un petit air d'hallali. 

Du coup ça me donne une idée.

Quelque chose qui aurait vachement plus de gueule ! 

Et si nos consoeurs du Monde soulevaient, à l'identique - je veux dire avec un même luxe de précisions - la chape de plomb qui pèse depuis des semaines sur les véritables relations au sein du "couple Sarkozy" ?

Et surtout, si tous leurs confrères se passionnaient pour le sujet avec le même entrain que ce que je vois déjà venir au sujet du couple socialiste !

Euh je veux dire avant cinq ans...

Ou dix...

 

À suivre donc... C'est certain !

 

PS : Je vous remercie par avance de ne pas en profiter pour me rebalancer ici l'intégralité des rumeurs FAUSSES qui ont circulé sur le net et que je m'empresse d'éliminer d'avance :

NON, il n'existe aucune main courante décrivant quelques faits que ce soit.

NON, Anne Fulda journaliste au Figaro n'a absolument pas accouché d'un enfant de Nicolas Sarkozy.

et, enfin, Marc Lévy se demande encore ce qu'il vient faire dans cette galère (Palomaaaaaaaaa). 

12:05 Lien permanent | Commentaires (550) | Envoyer cette note

Communiqué - 2 -

Neuf mai 2007.

 

Communiqué de la Présidence.

 

Notre Président, en villégiature en Méditerranée, remercie chaleureusement Monsieur Lilian Thuram qui, évoquant son propos dominical, vient d'affirmer, sur Radio Luxembourg, au micro de monsieur Marc-Olivier Fogiel : "J'ai trouvé que son discours était assez bien". 


C'était un communiqué de la Présidence.


09:20 Lien permanent | Commentaires (150) | Envoyer cette note

mardi, 08 mai 2007

Présidentiel yacht.

Et dire que vous avez cru ces misérables journalistes qui prétendent que Président Sarko et son équipage voguent au large de Malte et se rendraient en Sicile...

En vérité, grâce à un internaute vigilent en mission lointaine, je suis en mesure d'infirmer cette rumeur. Notre Président croisait en vérité ce matin à l'entrée même du port d'Antofagasta... C'est au nord du Chili, dans le Pacifique Sud. Merci à mes lointains correspondants dans les mers du Sud !

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Garanti sans trucage

17:55 Lien permanent | Commentaires (326) | Envoyer cette note

Message à caractère promotionnel : La campagne du Net.

Voici un communiqué de la Générale de Production que je vous livre tel quel.

Sympas les gars...

 

 

Chers DEListes,

la Générale de Production a le plaisir de vous annoncer la diffusion sur Arte, ce soir, à 20h40 de


"La campagne du net"
Un film de Frédéric Biamonti
Ecrit par Frédéric Biamonti et Alexandre Hallier.

 

Sachez que dans ce film, vous aurez notamment le plaisir de voir Guy Birenbaum se vautrer lamentablement et à plusieurs reprises !!!

Film disponible ensuite en visionnage gratuit sur le site www.arte.tv

16:05 Lien permanent | Commentaires (52) | Envoyer cette note

Communiqué.

Huit mai 2007.

 

Communiqué de la Présidence.

 

Madame Laeticia Boudou annonce sur Radio Luxembourg le retour de monsieur Jean-Philippe Smet en France.

 


C'était un communiqué de la Présidence.

 

 

 

Ajout de 9h :

 

Parlant du Président, madame Boudou  a précisé au micro de monsieur Marc-Olivier Fogiel :

"Lui, il distille pas les rêves comme peut le faire la gauche" .

Elle a conclu : 

"On aime retrouver les vraies valeurs que la France a besoin". 

 

 

C'était un ajout au communiqué de la Présidence.

 

 

09:05 Lien permanent | Commentaires (537) | Envoyer cette note

lundi, 07 mai 2007

Le PS d'après.

Après une nuit de réflexion, les dirigeants du Parti socialiste indiquent au peuple de gauche la direction à prendre pour préparer les législatives.

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08:21 Lien permanent | Commentaires (1014) | Envoyer cette note

dimanche, 06 mai 2007

La France d'aprés.

Cette fois, la France d'après, nous y sommes ! 

Et pas qu'un peu.

La France d'après, avec par ordre d'apparition sur l'écran noir de votre nuit blanche : Christian Lehmann, Serge Quadruppani, François Thomazeau, Romain Slocombe, Jacques Bullot, Gérard Streiff, Jean-Michel Ripaud, Thierry Crifo, Catherine Fradier, Jean-François Reboux, Alexandre Dumal, Christian Roux, Jean-Bernard Pouy, Philippe Motta, Anne Bosser, Jérôme Leroy, Gérard Delteil...  Sarko.3.pdf

Dans ce recueil de nouvelles, ces 17 auteurs ont imaginé le pire.

Mais, là nous venons de passer d'un coup d'un seul de leurs fictions à la réalité ! 

 

21:46 Lien permanent | Commentaires (321) | Envoyer cette note

Bizarre non ...

Cet hélicoptère qui tourne sans discontinuer au dessus de ma tête depuis une heure... 

C'est déjà la France d'après ?

19:10 Lien permanent | Commentaires (399) | Envoyer cette note

Ça se rapproche.

J'dis ça, j'dis rien...

17:50 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

H moins 2h et 45 minutes...

Message du Coucou Suisse: H moins 2h45                                                                                                         
 

17:15 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

Sondages interdits ? Il est temps !

Et si l'on interdisait les sondages durant toute la durée de la campagne présidentielle (la campagne officielle) ?

Vous savez que depuis vendredi minuit plus aucune chiffre ne circule - depuis la France... - qui puisse influencer l'opinion. Tout s'est arrêté pour que les Français votent "sereinement". Ces trop courtes heures de sevrage des citoyens me semblent insufffisantes. Surtout cette année tant jamais depuis 1981, l'entre-deux tours d'une présidentielle, et spécialement sa deuxième semaine, n'aura été marqué par une telle campagne d'intox.

Certes, en 2002, le déchaînement général contre la présence de Jean-Marie Le Pen avait déjà beaucoup dit de notre curieux rapport à la démocratie. Défilé monstre le 1er mai, incantations sur toutes les chaînes, éditos enflammés et surtout refus de Jacques Chirac de débattre avec son adversaire. Ayant participé à ce Barnum depuis ma place, je peux dire aujourd'hui comment cela me sembla problèmatique. C'est même ce détonateur qui me conduisit à écrire Nos délits d'initiés en 2003.

Mais aujourd'hui, la manipulation en cours est très différente et bien plus perverse. Elle associe les principaux sondeurs de la place et nombre des plus gros médias. Depuis le débat Bayrou/Royal, dont la tenue les a autant ulcérés que Nicolas Sarkozy, et suite au "vrai débat" de mercredi soir, "ils" l'ont, en effet, décidé : le président de l'UMP a gagné l'élection. 

 

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"C'est plié."

Tels sont précisément les mots que j'ai le plus entendus dans mon téléphone ces trois derniers jours. Mes amis de droite m'appellent déjà avec un air faussement compassé ; quant aux potes de gauche, ils ont eux-aussi été convaincus que c'était inéluctable.

La machine à formater l'opinion s'est, en fait, mise en branle dès le lendemain matin du débat, lorsque des sondages bidons sont venus imposer l'idée que Ségolène Royal l'avait "perdu" et surtout perdu ses nerfs. Peu importe que ces mesures soient totalement non scientifiques et viennent d'officines qui ont déjà prouvé leur légèreté. Après cette première salve, un ou deux sondages plus classiques sont venus renforcer la "tendance" et enfoncer la tête de la candidate socialiste sous l'eau.

Elle a perdu ; "ils" l'ont décidé.

Écoutez-là donc la jolie ritournelle des sondeurs ! Ils vous l'expliquent doctement : "jamais une tendance ne s'est inversée entre les deux tours d'une présidentielle". Leur réussite indéniable du premier tour les a si salement grisés qu'ils ont effacé leurs erreurs les plus grossières : Balladur donné vainqueur pendant des mois en 1995, Jospin jamais classé premier au premier tour en 1995, Le Pen jamais anticipé comme deuxième en 2002 et, évidemment, puisque nous parlons de second tour, François Mitterrand donné perdant en 1981...

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En dépit des dénégations des uns ou des autres tendant à relativiser leur responsabilité ou leur influence, jamais l'usage fait des sondages durant une élection n'aura autant altéré la sincérité d'un scrutin. Et ce d'où que l'on se place. J'ai nommé cette dérive, comme bien d'autres, durant toute cette campagne la démocratie d'opinion. Mais je ne crois plus que ce terme soit adapté, tant il y a dans ce système de moins en moins de démocratie et de plus en plus de construction et de formatage de l'opinion.

D'abord, les sondages ont contribué pendant des mois à la fabrication puis à la sélection et à la qualification dans leurs camps des deux principaux candidats.

Ensuite, nous avons subi, pendant les mois suivants, un matraquage indécent sur le thème "Ségo/Sarko : la finale qu'il vous faut"...Jusqu'à l'extravagant éditorial de Jean-Marie Colombani dans Le Monde, à la veille du premier tour.

Puis, nous avons vécu en temps réel, et sans suffisamment nous y opposer, les tentatives répétées d'un institut - au nom vraiment  prédestiné en termes de neutralité (CSA) - pour exister et faire l'événement. Temps 1 : faire monter artificiellement François Bayrou et descendre Ségolène Royal pour nous convaincre que leurs courbes allaient se croiser. Temps 2 : faire redescendre Bayrou d'un coup d'un seul, quelques jours plus tard pour de nouveau accrocher la "une" des journaux. Temps 3 : placer enfin, en une ultime embrouille, Jean-Marie Le Pen devant François Bayrou, peu avant minuit, juste au dernier moment où l'on pouvait encore sortir des chiffres, à 16,5%... On connait le résultat et la valeur de ce sondage !

Et encore, n'avons-nous pas demandé publiquement comment de mêmes sondeurs pouvaient squatter les plateaux télés des chaînes où ils avaient vendu leurs sondages tout en conseillant un candidat à partir du traitement détaillé des mêmes enquêtes... Vous avez dit conflit d'intérêts ?

Et je ne peux malheureusement pas évoquer la manière dont l'intox est amplement entretenue ce week-end...

 

Bref, le mal est fait et il est profond.

C'est précisément vendredi que j'ai entrevu que la manip était passée du stade artisanal à l'entreprise industrielle. Et au delà des sondages.

Je l'ai compris en écoutant les dernières interviews infligées - c'est le bon terme - à la candidate.

Soit qu'elle ait été questionnée vigoureusement sur des faits absolument majeurs... Son regard pendant le débat ou sa coiffure, la faisant ressembler à Cécilia Sarkozy, sans doute dans le but de déstabiliser le candidat : je vous jure que Christophe Hondelatte lui a posé cette question... Soit que l'entretien n'ait eu pour unique objet que de l'enfermer pile-poil dans l'image que voulait donner d'elle son adversaire. À ce titre, je vous recommande le traquenard dans lequel l'ont attiré Catherine Matausch et Jean-Michel Blier, vendredi soir, au 19-20 de France 3. J'ai rarement vu une interview aussi tendancieuse.

Ségolène Royal a eu bien raison de se révolter au micro de RTL et de profiter de ses toutes dernières tribunes pour fustiger cette entreprise de confiscation du vote des Français...

 

Mais il est bien tard.

 

Ah ! Quel dommage que ce bon François Bayrou, généralement si prolixe sur ces sujets qui touchent à l'équité du scrutin, n'ait rien trouvé d'autre à redire depuis mercredi soir et sa maigre sortie ! Lui, le pourfendeur à répétition des médias, des conglomérats, des sondages et de Nicolas Sarkozy réunis, comme son silence est pesant... Vais-je devoir finir par croire ce que certains m'ont laissé entendre, dès avant le premier tour, sans que je veuille les écouter ? À savoir que le patron du futur Mouvement Démocrate aurait parcouru tout ce chemin dans l'unique but de plumer la gauche et de devenir le grand patron de l'opposition au Président Sarkozy ?

Avouez que ce serait moche...

 

En tous cas, dès le résultats connu, sondeurs et médias doivent être interpelés publiquement sur leurs pratiques.

Il n'est pas possible que les législatives aient lieu dans le même climat.

 

D'ici là, allez voter Royal pour faire mentir les sondages !

 

 

PS : Je rassure mes amis de la cellule spéciale de la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale ; pas la peine de vous fatiguer à cliquer dans ce papier la rage au ventre. Je n'ai pas glissé subrepticement de liens vers l'un des médias étrangers qui donneront le résultat avant 20 heures. En revanche, les deux illustrations de ce billet sont des affiches originales de ce mai 68 dont il faudrait désormais "liquider l'héritage". Ça, ce n'est pas encore interdit...

08:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

samedi, 05 mai 2007

Un traître en nous quittant ...

 ... Nous affaiblit bien moins qu'un lâche défenseur. Jean Racine, Alexandre.

 

 

Épisode 1 :

Jeudi, journal de 18 heures de RTL. Invité Claude Allègre. 

 

Au lendemain du débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, son ancien ministre de tutelle Claude Allègre s'est montré jeudi "très choqué" de la colère de Ségolène Royal qui "n'a pas fait beaucoup de choses pour les handicapés". Interrogé sur RTL, Claude Allègre s'est dit "très choqué parce que, hélas! elle n'a pas fait (...) beaucoup de choses pour les handicapés". Lors de la mise en place du plan Handiscol, préparé par Mme Royal, "il n'y a eu aucune mesure vraiment importante", "ça n'a pas été quelque chose de très efficace", s'est-il souvenu. "Celui qui a fait le plus pour les handicapés, c'est Luc Ferry", ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin, a estimé l'ancien ministre de l'Education nationale. "Je ne suis pas pour autant pour la droite, mais je pense que la vérité doit être dite en politique." "Je suis un peu outré de ça parce que ce qui a été dit, c'est des mensonges", a-t-il encore dit. L'ancien ministre, qui avait annoncé avant le premier tour qu'il ne voterait par pour Ségolène Royal, a répété cette position pour le second tour. "Je ne voterai pas pour Ségolène Royal", a-t-il dit, sans prendre pour autant parti en faveur de Nicolas Sarkozy.

 

Épisode 2 : 

Mail envoyé aux sympathisants par les équipes de Nicolas Sarkozy.

 

De : "poursarkozy@yahoo.fr" <poursarkozy@yahoo.fr>
À : XXXXXXXX@yahoo.fr
Envoyé le : Vendredi, 4 Mai 2007, 19h18mn 31s
Objet : A DIFFUSER : Handicapés : Claude Allègre très choqué par les mensonges de Ségolène Royal

SEGOLENE ROYAL A MENTI SUR LES HANDICAPES
Claude Allègre s'est dit très choqué par ses propos sur les handicapés : "Je
suis un peu outré de ça parce que ce qui a été dit, c'est des mensonges"

http://clubobs.nouvelobs.com/article/2007/05/03/20070503.FAP5630.xml

D'après les études d'opinion, c'est le seul moment du débat ou Ségolène Royal a marqué des points face à Nicolas Sarkozy. C'est pourquoi il est important de DIFFUSER LES PROPOS DE CLAUDE ALLEGRE autour de vous. Et montrer ainsi le côté manipulateur et cynique de la candidate.


Ségolène Royal "n'a pas fait beaucoup" pour les handicapés, accuse Claude
Allègre
source : Associated Press le 03/05/2007 18:19

Au lendemain du débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, son ancien
ministre de tutelle Claude Allègre s'est montré jeudi "très choqué" de la colère
de la candidate socialiste qui "n'a pas fait beaucoup de choses pour les
handicapés".

Interrogé sur RTL, Claude Allègre s'est dit "très choqué parce que, hélas! elle
n'a pas fait (...) beaucoup de choses pour les handicapés". Lors de la mise en
place du plan Handiscol, préparé par Mme Royal, "il n'y a eu aucune mesure
vraiment importante", "ça n'a pas été quelque chose de très efficace", s'est-il
souvenu.

"Celui qui a fait le plus pour les handicapés, c'est Luc Ferry", ancien ministre
de Jean-Pierre Raffarin, a estimé l'ancien ministre de l'Education nationale.
"Je ne suis pas pour autant pour la droite, mais je pense que la vérité doit
être dite en politique."

"Je suis un peu outré de ça parce que ce qui a été dit, c'est des mensonges",
a-t-il encore dit.

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Épisode 3  :

Thomas Legrand, journaliste à RTL, révèle qu'il a surpris Claude Allège au QG du candidat de l'UMP

 

"Jeudi dans le journal de 18 heures de RTL, Claude Allègre avait déclaré qu'il ne votera pas pour Ségolène Royal le 6 mai. Mais l'ancien ministre socialiste de l'Education nationale, très proche de Lionel Jospin, avait refusé de dire à Patrick Cohen s'il votera Nicolas Sarkozy. Vendredi après-midi, Thomas Legrand a peut-être recueilli un élément de réponse : il a vu l'intéressé sortir du QG du candidat UMP.

J'étais vendredi (4 mai) après-midi rue d'Enghein, dans le bureau d'un collaborateur de Nicolas Sarkozy. Et j'ai pu voir claude Allègre sortir du bureau de Nicolas Sarkozy en compagnie de François Fillon. Il s'est rapidement dirigé vers une porte qui donne accès a un escalier derrière le bâtiment.

C'était donc une visite qui ce voulait discrète, pour ne pas dire secrète, d'un ancien ministre socialiste, visiblement rallié au candidat UMP. C'est assez innatendu. Mais Claude Allègre, proche de Lionel Jospin, était cet après-midi dans le bureau de Nicolas Sarkozy.

Claude Allègre, que j'ai joint au télephone, affirme qu'il est venu rencontrer François Fillon qui voulait lui parler de la loi sur les universités. Il recuse l'idée d'un ralliement, réaffirme simplement qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy. Claude Allègre n'est pas très content que sa visite au QG soit maintenant connue. Il estime s'être fait piégé par les collaborateurs du candidat, puisqu'un cameraman l'attendait dans la cour, derrière le bâtiment.

Cette petite histoire montre que nous sommes déjà entrés dans cette période inévitable de va et viens de rumeurs qui précède la constitution d'un gouvernement. Dernière précision, pour ceux qui douteraient que François Fillon se prépare pour Matignon : Laurence Parisot, la présidente du Medef, était aussi rue d'Enghein vendredi après-midi. Mais elle, elle est entrée par la porte de devant..."

Thomas Legrand

 

Épisode 4 : 

Une équipe de France 2 était là... 

 

 

 
 
 
La vidéo a été vue 943 fois au moment où je la mets sur le DEL, merci de faire sauter le compteur ;)
 
 
 
Et pour ceux qui ne peuvent pas lire la vidéo (merci à YC !!!)
 
(Plan) : une caméra suivant un Claude Allègre, lunettes noires, marchant dans une ruelle, se tournant rapidement et se retournant tout aussi rapidement. (Voix off de la journaliste) : "c'est une visite qu'on n'attendait pas, claude allègre sortant du QG de Nicolas Sarkozy par une porte derobée." (Plan) : Claude Allegre se retourne vers la caméra à nouveau (Voix off de la journaliste) : "Pour l'ancien ministre de Lionel Jospin, ce n'est pas un ralliement ou un rendez-vous politique" (Plan) : Claude Allègre stoppe sa marche et répond au journaliste qui lui demande s'il s'agit d'un ralliement, bafouillant, chuintant " shuis pas v'nu..., shuis venu voir François Fillon, que ye avec qui on fait un interview. J'ai pas, shuis..." Il reprend alors sa marche et le journaliste poursuit : "Mais pourquoi ne pas l'avoir rencontré ailleurs qu'au Q.G à ce moment là ?" Allègre se retourne et stoppe à nouveau, bafouillant : "Mais pasqu'il est, pasqu'il est, y pouvait pas"..., concluant sa phrase en bougeant les bras à la fin de sa phrase ; il reprend sa marche de plus belle. (Plan) : Nicolas Sarkozy, sortant de sa voiture, la veste sur l'epaule, saluant et entrant dans son QG rapidement (du type "no comment") (Voix off) : "Il avait demandé la discrétion à l'UMP : peine perdue. Même furtive, l'image de Claude Allègre chez Nicolas Sarkozy à 2 jours d'un second tour vaut son pesant electoral".
 
 
À PLUS TARD (MAIL ACCESSIBLE...) 
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08:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

vendredi, 04 mai 2007

Fermeture à minuit.


     


A l'occasion du second tour de l'élection présidentielle, 20 Minutes ne publiera aucun sondage avant 20h dimanche



20 Minutes demande à ses blogueurs de s’abstenir de publier toute tendance, anticipation, rumeur sur les résultats du vote avant 20 heures.

En tant qu’éditeur, le directeur de publication est légalement responsable du contenu du site, qu’elle qu’en soit l’origine. Il est donc dans l’obligation de faire respecter la loi. A ce titre, il se réserve la possibilité de poursuivre individuellement tous les auteurs de blogs, ainsi que les auteurs de commentaires qui enfreindront la législation.

 

Et allez c'est reparti...

OK les gars !!!

N'ayant aucunement l'intention de passer le WE à surveiller que personne ne met volontairement des estimations avant l'heure, les commentaires seront fermés aujourd'hui, à partir de minuit, jusqu'à dimanche, 19 heures 59 minutes.

Mais mais mais.... cela ne veut pas dire qu'il ne va rien se passer sur le DEL... ou ailleurs.

N'hésitez surtout pas à vous manifester par mail si vous aviez une urgence, une info ou autre chose à me faire savoir...

La discussion avec Marc Louboutin continue dans la note du dessous... 

16:41 Lien permanent | Commentaires (553) | Envoyer cette note

Les désordres de l'ordre à tout prix.

Ce matin, je cède la place à l'un des auteurs de ma maison d'édition, Privé.

Il s'appelle Marc Louboutin. Beaucoup le connaissent sur ce blog sous son pseudo Mac Lane. Marc a 43 ans. Il est journaliste et photographe free lance. Entre 1985 et 2001, il a été inspecteur puis lieutenant de police, successivement en poste à Paris, Chambéry et Quimper. Spécialiste des interventions de flagrant délit, il a encadré diverses unités (brigades des mineurs, poste ZUP, groupes d'intervention et de recherches, unité de traitement judiciaire, groupe de lutte contre les stupéfiants). Titulaire de la médaille de bronze des actes de courage et de dévouement, pour l'arrestation en 1986 de Michel Vaujour, il a rendu cette décoration avec toutes ses lettres de félicitations avant de démissionner.

Il vient de publier Métier de chien, lettres à Nicolas (voir aussi ici : Métier_de_chien.png).

Marc sera présent sur le DEL entre 9h et midi. Et il repassera dans l'après-midi pour répondre à vos questions. 

Lire la suite

06:45 Lien permanent | Commentaires (820) | Envoyer cette note

jeudi, 03 mai 2007

Opinions.

Au sortir d'un débat qui ne modifiera évidemment pas l'avis des plus convaincus [il suffit de relire les quelques 1300 commentaires postés ici hier au soir...]- je veux modestement déplacer ma loupe sur la seule dimension journalistique de cette émission de deux heures et trente neuf minutes.

Ce matin, en effet, tout le monde cherche un gagnant ou un perdant du côté des deux candidats.

Eh bien pour ma part, j'ai trouvé les vaincus, et ils se trouvent dans le camp des journalistes !

Sincèrement, je me suis en effet, demandé tout au long de ce long face à face à quoi servaient PPDA et Arlette Chabot. Promis, rien de personnel, ni contre l'une, ni contre l'autre. Mais honnêtement, ils n'auraient pas été là, ç'aurait été exactement la même chose... Bien sûr, il n'est certainement pas facile de trouver sa place entre deux grands fauves, ainsi lâchés en liberté, en une telle occasion, mais là, un record d'absence(s) a sans nul doute été battu...

Ce n'est pas nouveau. Durant toute cette campagne présidentielle, on s'était déjà demandé, et à de multiples reprises, quelle était désormais exactement l'utilité de nos stars du micro. Qu'ils aient été réduits au rôle de passes-plats pour des "Français représentatifs", multipliant les interpellations individuelles dans les émissions avec panels ; qu'ils aient laissé les candidats "se balader" et répondre à peu près n'importe quoi, sans jamais les reprendre, à ces Français ; qu'ils aient contribué à marginaliser, jour après jour, les "petits candidats", en étant "forts" qu'avec les plus "faibles" d'entre-eux ; ou qu'ils se soient cantonnés à l'arbitrage passif d'échanges mollassons ou caricaturaux entre les porte-paroles successifs des candidats. Voilà bien un vrai paradoxe, alors que la campagne qui se termine aura été l'une des plus suivie à la télévision, à la radio ou dans la presse ! Et ce n'est pas la dernière phase de la campagne qui aura permis de rectifier cette mauvais impression.

Revenons-y, le débat d'hier soir atteste encore plus cruellement du peu d'intérêt de la présence des journalistes politiques.

D'abord, leur "ordre du jour" a été totalement bousculé par les candidats. Le déroulé censé scander l'émission n'a jamais été respecté et nombre de sujets importants ont été zappés (les institutions, le domaine réservé du Président, l'Europe, la place de la France dans le monde, les nombreux électeurs qui ne les ont choisis ni l'un, ni l'autre, notamment ceux qui ont voté François Bayrou, etc...). Ou bien, à l'inverse, d'autres thèmes ont été traités d'une manière si exhaustive et détaillée que les téléspectateurs ont sans doute profité de ces échanges-là pour aller se "ravitailler en vol" dans leur frigidaire © ! 

Ou alors la présence de Poivre et de Chabot n'était-elle justifiée que par l'étonnante posture d'un Nicolas Sarkozy refusant obstinément de regarder Ségolène Royal dans les yeux et ne cessant de prendre les journalistes tous les deux constamment à témoin (et parfois nommément !) ? Un Sarkozy ne s'adressant la plupart du temps qu'à eux, comme à des relais  - de son opinion ? -, plutôt qu'à son adversaire ou aux Français. Un comportement inédit en un tel débat et qui nous dit beaucoup des rapports entre ce candidat-là et les fleurons les plus brillants de notre paysage médiatique...

Mais prenons donc un exemple d'un moment précis où ils auraient - enfin - pu servir à quelque chose : la "polémique" - certes mineure - sur la part de l'énergie nucléaire dans la consommation d'ectricité en France.  Alors qu'en live sur ce blog, n'importe quel internaute a pu utiliser le net pour corriger, en temps réel, les erreurs de l'un et/ou de l'autre des candidats, nos deux journalistes n'ont absolument pas bronché. N'avaient-ils pas un fil AFP sous les yeux, ou avaient-ils perdu la liaison son avec le car régie ? Dès 23h10, ils auraient, pourtant, pu renvoyer les deux candidats à leur copie, comme en atteste cette dépêche.

 

PRÉSIDENTIELLE-2007-DÉBAT-ÉNERGIE - 02/05/2007 23h10 - AFP IMPRIMER    
Origine : France

Erreurs de Royal et Sarkozy sur la part du nucléaire dans l'électricité


PARIS (France), 2 mai 2007 (AFP) - Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy n'ont fourni mercredi ni l'un ni l'autre, lors de leur débat télévisé, les bons chiffres sur la part du nucléaire dans l'électricité, l'une parlant de 17% et l'autre de 50%, alors que le chiffre exact est de 78%.
Ségolène Royal interrogeait son adversaire avec insistance sur la part du nucléaire dans la consommation d'électricité en France. "Nous avons la moitié de notre électricité qui est d'origine nucléaire", a-t-il répondu.
Mme Royal a alors rétorqué : "non, 17% seulement". "Ce n'est pas exact", a répété quatre fois M. Sarkozy. "Mais si c'est ça", a dit Mme Royal.
De fait, la part du nucléaire dans la production d'électricité en France est de 78%. Le chiffre de 17% correspond à la part du nucléaire dans toute l'énergie consommée en France.
Quant au chiffre de 50%, il ne correspond à rien dans le domaine de la consommation de l'énergie.
chc/sm/ei

 

On pouvait aussi préciser ce correctif de l'AFP et, comme je l'ai évoqué hier soir sur ce blog, noter que le chiffre de 17% cité par Ségolène Royal correspondait aussi à la part du nucléaire dans l'électricité...dans le monde. [Pour les accros c'était à 22h 38]

AJOUT 10H44, 17% correspondent aussi à la part du nucléaire dans L'NRJ ! 

Nos si chevronnés journalistes n'ont-ils pas osé intervenir, de peur de fausser "le jeu". Mais leur rôle n'est-il pas justement d'essayer de contribuer à éclairer les télé-électeurs en pointant les inexactitudes et autres approximations ?

Mêmes errements en ce qui concerne le fameux moment fort du débat : la colère de Ségolène Royal sur les handicapés. Aucun des deux candidats n'a, là non plus, lâché les bons chiffres...

Autant, alors, les laisser se débrouiller seuls face aux téléspectateurs !

C'est bien simple, il y a même un moment où je me suis demandé si Arlette Chabot ne s'était pas endormie les yeux ouverts...  Mais rassurons-nous, le baiser que lui a adressé Nicolas Sarkozy, à sa sortie du plateau aura, peut-être contribué à la réveiller ...

 

Voilà si je m'extrais du côté passionnel et partisan, ce que m'a inspiré ce débat.

Un débat qui aurait, au demeurant, évidemment pu et même dû venir bien plus tôt dans la campagne. 

Un débat qui aurait pu et même dû se diviser  en plusieurs dialogues par secteurs comme aux États-unis.

Cela aurait sans doute contribué à modifier les principales représentations - souvent orientées - des deux finalistes. Des représentations que nos journalistes politiques, si atones, on l'a vu, comme réels relanceurs, ont malheureusement largement contribué collectivement à figer tout au long de la campagne.

Tel est à mon sens l'essentiel.

Si beaucoup de journalistes politiques ont durant cette présidentielle largement perdu la main, voire parfois même abdiqué, concernant la maîtrise des débats et la production d'un vrai questionnement, ils ont malheureusement compensé cette régression en une matière autrement sensible : l'orientation - consciente ou pas - de l'opinion par leurs commentaires.
J'ai ainsi déjà entendu à plusieurs reprises certains d'entre-eux lâcher - et dans plusieurs médias - qu'hier soir, Ségolène Royal avait été "vindicative" tandis que Nicolas Sarkozy avait su, lui, "rester calme"... D'autre parlent de "la pugnacité" de madame Royal, ce qui n'est somme toute pas du tout la même chose.

Ces jugements - qui pourraient aussi bien être ceux de politiques engagés - sont, de fait, des opinions. Des opinions purement subjectives qui, répétées à l'infini dans des papiers, des éditoriaux, des commentaires, s'entretiennent puis se renforcent les unes les autres, jusqu'à produire une représentation dominante qui va avoir des effets évidents sur ce que finissent par penser, et pourquoi pas voter les citoyens.

Peut-on, alors plaider pour qu'à l'avenir nos plus éminents journalistes politiques brillent davantage en amont et en direct par la qualité de leurs questions, de leurs interventions et de leurs relances, qu'a posteriori par le caractère faussement neutre de leurs "analyses" ?

Ou qu'alors ils se dédicent enfin à nous dire sincèrement d'où ils nous parlent.Un vrai journalisme d'opinion assumé ne me semblerait en aucun cas contestable, bien au contraire. Ce qui est critiquable, en revanche, ce sont les opinions qui s'avancent dissimulées sous les oripeaux du commentaire...

La seule vertu des blogs - s'il en est une - est peut-être bien là. Dans la capacité du blogueur à assumer sa subjectivité, ses opinions, et à le dire.

09:35 Lien permanent | Commentaires (953) | Envoyer cette note

mercredi, 02 mai 2007

Le débat.

Cette note vous appartient. Tous dérapages ou insultes seront éliminés. Merci à vous de respecter cet espace de liberté.

20:25 Lien permanent | Commentaires (1362) | Envoyer cette note

Demain en kiosques...

Dans son édition datée du 3 mai, l’hebdomadaire Témoignage chrétien proposera à ses lecteurs beaucoup de très bonnes raisons de ne pas voter pour Nicolas Sarkozy.

Ils m'ont demandé de m'associer à leur démarche.

Ce que je fais bien volontiers.

 

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Vous trouverez ci-joint l’intégralité des contributions en format PDF.

Faites-en bon usage. 

Ces textes seront également consultables à partir de demain sur le site de Témoignage chrétien (qui sera en vente du 3 au 9 mai).

 

Raisons 1.pdf

Raisons 2.pdf

Raisons 3.pdf

Raisons 4.pdf

Raisons 5.pdf

Raisons 6.pdf

Raisons 7.pdf

 

18:20 Lien permanent | Commentaires (82) | Envoyer cette note

Frances.

Bercy versus Charléty.

 

À regarder les images des deux meetings parisiens de Nicolas Sarkozy à Bercy, puis de Ségolène Royal à Charléty, on peut avoir acquis la conviction qu'il y a désormais deux France face à face ; et ce même si l'on sait bien qu'il faut se garder des représentations trop caricaturales, en raison du caractère justement assez parisien des deux réunions.

 

Il n'empêche.

 

La première France était à Bercy dimanche.

Elle est indéniablement majoritaire dans le pays. C'est la France qui regarde TF1. Je veux dire la France qui s'informe uniquement par le biais - eh oui le biais... - de la télévision de masse. Chez ces Français, le tas de people présents au meeting sont déjà invités à la maison tous les soirs de l'année, via le canal de la "première chaîne de télévision". Ils font partie de la famille depuis vingt ans ou plus, et contribuent par leur soutien affiché à faire de Nicolas Sarkozy le dernier de la lignée.

Ne sous-estimons pas depuis nos connexions internet - encore si minoritaires, c'est une leçon majeure du scrutin - la portée du soutien de ces "icônes". Gare même à une forme de mépris social qui pourrait bien nous conduire directement dans le mur. Cette France-là, plus âgée, plus frileuse, plus étroite dans ses frontières, moins mobile, se sent agressée, précarisée et insécurisée, notamment par la modernité que maîtrisent ses propres enfants. Le discours mécanique de Nicolas Sarkozy et ses emprunts appuyés à la vulgate du Front national l'ont complètement decomplexée. Sur les étrangers, sur les sans papiers, sur les "assistés", sur les fonctionnaires, sur le service minimum, sur le travail, sur le "mérite", sur la santé, sur la sécurité, etc., ces Français ont trouvé en Nicolas Sarkozy le tribun qui les autorise enfin à verbaliser leurs souffrances et leurs peurs. Ils peuvent même rêver que demain finisse par ressembler à un épisode, parmi d'autres, de n'importe quelle série de TF1. Avec des galères, certes, mais toujours un happy-end, grâce au héros récurrent (la plupart du temps, un flic...) qui l'emporte.

Nicolas Sarkozy est entré dans leurs foyers par la télévision pour les convaincre. Et ils l'ont cru. Dur comme fer... Que cela nous plaise ou non.

N'oublions pas, par ailleurs, que ce mouvement, réellement populaire, est - c'est classique - précédé par une "avant-garde" économique qui soutient à bout de bras Nicolas Sarkozy, tant il incarne pour eux le candidat idéal au vu de leurs intérêts...Qui sont aussi les siens.

 

La deuxième France se trouvait hier à Charléty.

Ne nous mentons pas, en dépit du succès et de la chaleur du meeting. Cette France est minoritaire et la candidate qu'elle s'est donnée (vraiment émouvante hier) ne peut gagner qu'à l'arraché. Enfants du net plus que de la télé, plus connectés, plus jeunes, plus ouverts, plus métissés, plus dans le mouvement - on dit le flow c'est ça ? -, ces Français sont aussi souvent les gamins des premiers...  Ils ont développé, au fil des mois, une véritable allergie quasi physique à Nicolas Sarkozy et leur soutien à Ségolène Royal est, du coup, devenu inconditionnel, notamment aussi parce qu'elle est une femme. Rejoints par les orphelins du 21 avril 2002 - le "peuple de gauche" - ces Français, plus décomplexés, rêvent en technicolor d'une France plus généreuse, fraternelle et bigarrée. Justement celle que leurs aînés redoutent...

 

 

Mais attention.

En dépit de toutes les analyses que les experts nous rabachent depuis le premier tour sur le "merveilleux" retour de la bipolarisation, cette représentation - Bercy versus Charléty - me semble largement incomplète....

 


D'abord, il y a la France de Jean-Marie Le Pen et de Philippe de Villiers.

Ne vous pincez pas le nez, elle existe toujours. En dépit de l'opération avérée de cannibalisation des idées lepénistes par Nicolas Sarkozy, plus de 12% de Français leurs sont restés fidèles. Et ce n'est pas rien ! Le Pen les a appelé hier à l'abstention (Villiers soutient Sarkozy). Ne parions pas trop sur le respect massif par les électeurs lepénistes de cette consigne. Ils pourraient assez largement grossir les rangs des troupes Sarkozystes tant, en effet, les frontières ont été rendues poreuses par les deux mois de campagne brutalement à droite de Nicolas Sarkozy. De ce point de vue, le discours de Bercy restera comme un triste modèle de ce que l'on peut entendre de pire.

 

Ensuite, la France du "centre".

Ces plus de 18 % de Français (c'est énorme au vu du taux de participation) qui ont résisté au bourrage de crâne médiatique qui leur prescrivait depuis des mois qu'il n'y avait que deux candidats possibles voire autorisés (relire à tête reposée l'édito d'avant premier tour de Jean-Marie Colombani, sur le caractère quasiment non démocratique du vote Bayrou...). Naturellement plutôt plus proches de la première de nos France, ils s'en sont affranchis un temps, séduits par la brilllante campagne de François Bayrou. Ne nous leurrons pas, beaucoup d'entre-eux risquent de revenir au bercail pour le second tour. Mais une part substantielle d'entre eux pourrait bien franchir le pas tant ils ont semblé être convaincus du danger et de l'instabilité que pourrait provoquer l'accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Historiquement plus modérés que les électeurs du patron de l'UMP, certains de ces Français pourraient être séduits, notamment par le côté "matriarcal" de Ségolène Royal. Mais pour celà, leur candidat doit prendre réellement son courage à deux mains d'ici à vendredi minuit et aller publiquement contre les pleutres élus de son déjà défunt parti (feu l'UDF) qui ont tous rejoints le vaisseau amiral de la droite. Je le répète, François Bayrou a une responsabilité historique. Qu'il se taise où qu'il ose s'exprimer... [François si tu me lis.] Et il n'a plus que trois jours.

 

Puis, les Français les plus à gauche (ou de gauche).

D'abord ulcérés par le caractère social-traître social-démocrate de Ségolène Royal, déçus que le "non" au Traité constitutionnel européen en 2005 n'ait pas permis un vrai rassemblement unitaire anti-libéral, orphelins d'un candidat vraiment de gauche, blessés par certaines propositions droitières de la candidate, ils iront cependant presque tous dans les urnes voter pour elle, par rejet et par dégoût de Nicolas Sarkozy. Joli pied de nez, au demeurant, que celui qui place la candidate la moins à gauche de tous les candidats de gauche de la Vème République en une telle position ! 

 

Enfin, il y avait environ 16% d'abstentionnistes, environ 500 000 bullletins blancs ou nuls et quelques électeurs en déshérence, le 22 avril. La participation sera-t-elle équivalente ou moins importante ? La question est loin d'être mineure.

 

Certes, ce soir - on vous l'a dit et répété sur tous les tons - deux France (celles de Bercy et de Charléty donc...) vont débattre, avant de s'affronter dimanche.

Mais le paradoxe Français est loin de tenir tout entier dans leur seule confrontation et dans celle de leurs soutiens. Les clés du scrutin sont aussi entre les mains d'autres Français, différents et plus nombreux que ceux qui se sont déjà mobilisés en masse pour les seuls deux finalistes.

Frances...

Ne vous trompez pas !

 

Ce soir, évidemment, nous suivrons ensemble le débat dans une note dédiée sur le DEL. 

 

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mardi, 01 mai 2007

À d'autres.

J'ai compris, non pardon, j'ai appris au moins une chose, en vous lisant tous les jours, ici, depuis un an et quelques mois.

Une chose très précieuse que des années d'observation sociologique puis médiatique de la vie politique, ou des dizaines d'actions ponctuelles, n'avaient ni réveillée, ni révélée en moi.

En certaines circonstances - et ce dimanche en est une - une abstention ou un vote blanc peuvent être la manifestation d'un égoïsme, d'un cynisme voire d'une irresponsabilité redoutables. Étant resté ainsi en retrait depuis ma majorité, je ne prétends bien sûr pas balayer d'un revers de la main ces années d'absence. Mais je considère que l'enjeu d'une Présidentielle n'a pas été aussi considérable depuis bien longtemps (1981 très probablement).

Rien de comparable le 6 mai avec la mascarade emphatique de 2002. Chacun sait que le risque était alors nul. Le résultat le montra et pour le coup, nous n'en serions probablement pas là, si davantage de Français s'étaient abstenus (mon choix d'alors) ou avaient simplement voté blanc. Donner un tel mandat à Jacques Chirac - aussi large - fût une faute politique dont nous payons justement les conséquences.

Aussi, lorsque j'en lis certains, comme le médiatique philosophe Michel Onfray, qui profitent des tribunes qu'ils s'octroient, pour, tordant le nez, finalement décider que non, tout bien réfléchi, il ne leur est décidemment pas possible de voter pour Ségolène Royal, je ne peux juger leur réserve orgueilleuse et ses récidives qu'avec sévérité. Il vous suffira simplement de compter les "je ne veux pas voter pour..." de Michel Onfray, pour saisir toute la place que tient l'enflure d'un ego dans sa proclamation... D'abord soutien de José Bové, qu'il appella le premier à se présenter, puis le lâchant en rase campagne pour soutenir Olivier Besancenot, le changeant philosophe n'a, cette fois, pas supporté la main tendue à François Bayrou. Une invitation à dîner pourrait-elle encore le faire changer d'avis ? 

N'ayant pas voté pour Ségolène Royal au premier tour - j'ai voté blanc -, ne l'ayant jamais soutenue et ne concevant en aucun cas mon vote dimanche pour elle comme la marque d'un accord ou un blanc-seing,  l'ego-vote d'Onfray et la publicité qui lui est offerte me désolent.

Parce que, ce que j'ai justement appris de vous, c'est que mon vote ne m'appartient en aucun cas, en propre. Que mon vote ne doit pas me servir mais servir, être utile, à d'autres. À tous ceux qui n'ont pas de voix et que je peux ainsi - modestement - contribuer à aider, à protéger, à inclure ; quand certains n'ont visiblement pour seul projet que de les affaiblir et de les exclure.

Dans une France si dure ; lorsque tant d'actes et de mots opposent, divisent ou blessent et que, surtout, les plus faibles ont tout à perdre et à craindre, affirmer publiquement que l'on va s'abstenir ou voter blanc est au moins une maladresse, au pire une lâcheté.

Lorsqu'un candidat parti chasser sur les terres du Front national ose réécrire totalement depuis les tribunes de ses meetings l'Histoire la plus noire de notre pays ; lorsqu'une personnalité de la valeur de Simone Veil fait huer les RMistes par un Bercy surchauffé, avant d'oser conclure "Sûr qu'après son élection, il fera bien meilleur vivre ensemble"...; lorsque l'on martèle qu'il faut "liquider l'héritage de mai 68" ; lorsque les trahisons se multiplient (Jacques Séguéla pathétique sur RTL ce matin...), comment peut-on encore vouloir voter juste pour soi ?

Oui, j'ai longtemps pensé dans mon coin que le vote était un acte personnel ou individuel et que, surtout, il me fallait me parer des atours d'une neutralité factice mais - oh combien ! - commode. Vous m'aurez permis de mesurer combien mon vote est, tout au contraire, un acte politique, profondément et avant tout collectif.

 

RAJOUT 12H51 : sous cette note une vidéo hilarante qui me met en boîte autant que je le mérite... 

12:52 Lien permanent | Commentaires (971) | Envoyer cette note

RIDICULE !!!

Merci au Culturalgangbang qui m'enfonce la tête sous l'eau....

Je l'ai bien mérité.

Mais je n'avais pas imaginé le siphonnement des idées de Le Pen - et donc de ses voix... - par Sarkozy, dans le terrible dernier mois de la campagne.

Comme quoi....

Bravo à eux en tous cas, et merci.

C'est super drôle ! 

 


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envoyé par Culturalgangbang

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