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La congrégation en France

La congrégation religieuse des Oblats de Marie-Immaculée est fondée dans le Midi provençal par Mgr Joseph Eugène de Mazenod, évêque de Marseille.

Sa famille, haut placée politiquement et d’origine noble, habitait Aix-en-Provence, où l’enfant est né en 1782. Mais en 1790, les conséquences sanglantes de la Révolution obligent la famille à se réfugier en Italie; le jeune Eugène de Mazenod ne reviendra que lorsqu’il aura vingt ans. En 1808, le jeune homme, touché par le piètre état de l’Église catholique dans la France sécularisée depuis la révolution, décide d’entrer au séminaire de Saint-Sulpice à Paris; il est ordonné prêtre à Amiens, le 21 décembre 1811.

Eugène de Mazenod rêve de renouveler la foi catholique chez les pauvres et infortunés et travaille au retour des jeunes au bercail de l’Église. Il fonde la Société des Missionnaires de Provence en 1816. La Société est basée sur la profonde croyance ultramontaine de Mazenod : l’Église catholique est la vraie Église et la source du salut. Lors de la fondation de la Société, quatre autres missionnaires en font part, les pères Deblieu, Mye, Icard et Tempier.

Les missionnaires de la Société des Missionnaires de Provence rayonnent dans les campagnes, visitant les paroisses abandonnées, prêchant, enseignant le catéchisme, entendant des confessions et composant des cantiques sur des airs populaires. Ils veillent aussi sur leurs convertis et visitent les familles pour s’assurer qu’ils vivent une vie chrétienne. C’est en provençal (la langue du pays d’Oc) qu’ils répandent le message de l’évangile en Provence, tout en utilisant des images pour illustrer leur message aux illettrés qui le sont en majorité. Le succès de leur missions provençales fera que l’usage de la langue vernaculaire du pays continuera d’être la politique de la congrégation lorsqu’elle s’établira dans d’autres régions linguistiques de la France comme la Lorraine ou la Bretagne, et plus tard, dans leurs missions étrangères.

En 1825, la Société missionnaire de Provence a quatre résidences, à Aix, Laus (Gap, Hautes-Alpes), Marseille et Nîmes (Bouches-du-Rhone), mais n’a que dix-huit prêtres et huit novices. La petite société est aussi aux prises de conflits internes et reçoit l’opposition de plusieurs évêques et autres membres du clergé. Eugène de Mazenod décide finalement de se rendre à Rome pour présenter sa cause au Pape Léon XII afin d’obtenir l’approbation papale pour la communauté. Il  l’obtiendra le 17 février, 1826, sous le nom d’Oblats de la Très Sainte et Immaculée Vierge Marie.

L’infrastructure des Oblats se développe. De Mazenod est convaincu que ses missionnaires doivent avoir une bonne formation, et, pour y parvenir, en 1827, il établit le premier scolasticat oblat à Marseille. Trois phases d’enseignement sont offerts : le juniorat, le noviciat et le scolasticat. La congrégation missionnaire n’est pas composée seulement de prêtres, mais aussi de frères laïques qui les assistent aux travaux manuels des missions. Les Oblats reçoivent l’aide financière de l’Oeuvre de la Propagation de la Foi, société caritative fondée en 1822 qui sollicite des dons de la part des fidèles catholiques de classe moyenne alors en ascendance (« un sou par jour »).

Survient la Révolution de juillet 1830, provoquée, entre autre, par la suppression du droit de vote et de la liberté de la presse, et la perte de la majorité par Charles X, de la dynastie Bourbon et chef  titulaire du gouvernement constitutionnel de la Restauration. Il est déposé en faveur de son cousin Louis-Philippe, duc d’Orléans, qui est élevé au pouvoir. En France, l’Église catholique est contrôlée par l’État depuis 1801 (le Concordat), qui nomme le clergé à leurs postes. Les relations entre la France et l’Église étaient déjà tendues, et elles le sont encore plus avec le changement de régime politique. À Marseille, la famille de Mazenod sera embrouillée dans cette histoire. Il avait été longuement question de supprimer le diocèse de Marseille, mais en 1823, l’oncle âgé d’Eugène de Mazenod, Fortunat, avait été nommé à ce siège. En 1832, le neveu est ordonné évêque in partibus d’Icosie (c'est-à-dire « à l’étranger ») à Rome, par le Pape Grégoire XVI, ainsi que visiteur apostolique pour les missions de Tunisie et Tripolitaine. De Marseille, ville portuaire, Eugène de Mazenod peut visiter ses missions africaines, mais il peut aussi aider de façon non officielle à son oncle et possiblement le succéder. Le gouvernement français ayant été tenu à l’écart, lorsque la chose se sait, le commissariat de Marseille accuse Mgr de Mazenod de complot révolutionnaire et d’assassinat. Il doit s’exiler, sa citoyenneté française est révoquée, et ce n’est qu’avec l’intercession de son confrère oblat Hippolyte Guibert auprès de la reine Marie-Amélie que les choses rentrent en ordre. Eugène de Mazenod devient évêque de Marseille en 1837.

Entre temps, la croissance de congrégation oblate augmente toujours, rayonnant de plus en plus loin en France et en Suisse. Des maisons sont établies dans les villes et villages des cinq départements provençaux, à Gap (1819), Marseille (1821), Nîmes (1825), et ensuite à Billens, en Suisse (1830), Grenoble (1834), Ajaccio (1835) et Vico, en Corse (1836), Avignon (1837), le diocèse de Viviers en Ardèche (1846), Limoges et Nancy (1847), Fréjus et Bordeaux (1851), Valence à Romans et Quimper en Bretagne (1853), Autun (1858), Paris (1859), Angers (1860). Les Oblats gèrent aussi deux Grands Séminaires, à Marseille et Ajaccio, en Corse.

Mgr de Mazenod s’intéressait vivement aux missions étrangères. Entre 1830 et 1833, les Oblats tentent de s’établir en Algérie, chez les musulmans, mais ces missions échouent. En 1841, Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, approche Mgr de Mazenod dans sa quête pour des missionnaires pour son diocèse. C’est alors que les Oblats de Marie Immaculée commencent leur périple hors de l’Europe et s’avancent en Amérique du Nord. Ils débutent dans l’Est du Canada (1841) et en 1845, se dirigent vers le Nord-Ouest canadien, en Oregon en 1847 (et en la Colombie Britannique en 1858). Ils s’installent aussi en Grande Bretagne en 1842, en Irlande en 1855. En Amérique du Nord, ils accèdent au Texas en 1849 et au Mexique en 1858. Ailleurs, ils vont au Ceylan (Sri Lanka) en 1847, Natal (Afrique du Sud), Basutoland (Lesotho) en 1861.

Ressources bibliographiques:

Grant, John Webster, Moon of Wintertime: Missionaries and the Indians of Canada in Encounter since 1534, Toronto, University of Toronto Press, 1984.

Huel, Raymond, Proclaiming the Gospel to the Indians and the Métis, Edmonton, University of Alberta Press and Western Canadian Publishers, 1996.

Knight, Kevin, “Oblates of Mary Immaculate”, New Advent: Catholic Encyclopedia, http://www.newadvent.org/cathen/11184b.htm

Levasseur, Donat, OMI, Histoire des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée: Essai de synthèse, Vol. I: 1815-1898, Montréal, Maison Provinciale, 1983.

Levasseur, Donat, OMI, Les Oblats de Marie Immaculée dans l’Ouest et le Nord du Canada, 1845-1967, University of Alberta Press et Western Canadian Publishers, 1995.

McCarthy, Martha, From the Great River to the Ends of the Earth: Oblate Missions to the Dene, 1847-1921, University of Alberta Press and Western Canadian Publishers, 1995.

Missionary Oblates of Mary Immaculate, “Saint Eugène de Mazenod”, Oblate Communications, http://www.omiworld.org/StEugene/StEugene1.asp?L=1


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