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Collaboration avec des congrégations religieuses féminines

Lac la Biche, AB – Les Filles de Jésus 1933. (OB1021 - Collection Oblate aux Archives Provinciale de l’Alberta)Les congrégations religieuses féminines ont fourni des services auxiliaires vitaux aux missionnaires de la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée dans les Territoires du Nord-Ouest. Parmi ces congrégations se trouvaient les Sœurs de la Charité de Montréal, plus connues sous le nom de « sœurs grises »), les Sœurs de la Providence, les Filles de Jésus, les Sœurs de l’Assomption de la Sainte-Vierge et les Fidèles Compagnes de Jésus.Certaines de ces congrégations étaient originaires de France, tandis que d’autres s’étaient constituées au Québec.

La première congrégation venue aider les Oblats dans le Nord-Ouest du Canada était celle des Sœurs grises : les quatre premières, Marie-Louise Valade, Gertrude Coutlée (sœur Saint-Joseph), Hedwidge Lafrance et Eulalie Lagrave arrivèrent en 1844 à Saint-Boniface pour y ouvrir un couvent destiné à l’enseignement des jeunes filles, à la demande de Mgr Provencher. L’arrivée des Oblats dans l’Ouest l’année suivante marqua le début de leur collaboration avec les sœurs.

Les diverses congrégations religieuses féminines fournissaient de nombreux services pratiques aux missions oblates, afin de permettre aux pères oblats de se consacrer au travail missionnaire et aux questions spirituelles. Leurs devoirs relevaient au sens large du domaine de l’enseignement, des soins de santé et du bien-être social. Elles ouvraient des écoles et faisaient la classe aux plus jeunes; elles recueillaient des orphelins et prenaient soin des personnes âgées abandonnées, des infirmes et des malades; elles ouvraient des hôpitaux et des dispensaires; et, plus tard, elles administreraient les écoles et les hôpitaux financés par le gouvernement. Les sœurs effectuaient également les travaux domestiques des missions – la lessive, le ménage et la cuisine. Ces femmes ayant fait vœu de pauvreté, elles n’étaient pas payées.

Saint-Albert – Groupe de Filles de Jésus. (OB1963 - Collection Oblate aux Archives Provinciale de l’Alberta)Les Sœurs grises furent la première congrégation féminine à envoyer des religieuses dans la région relevant du diocèse de Saint-Albert et du vicariat de l’Athabasca-Mackenzie. Elles arrivèrent au lac Sainte-Anne en 1859. Elles desservirent également les missions oblates de l’Île-à-la-Crosse (1860), du Lac La Biche (1862), de Saint-Albert (1863) et de Fort Providence (1867). Les Sœurs de l’Assomption de la Sainte-Vierge apportèrent également leur contribution aux missions oblates, principalement en tant qu’enseignantes au lac d’Oignon (1891), à Hobbema (1894), Battleford  (1893) et Saint-Paul-des-Métis (1899). Les missions étant créées par les Oblats, les congrégations féminines s’y installaient pour créer des couvents, qui servaient également souvent d’écoles et d’orphelinats. Dans de nombreux cas, les missions se développaient au point d’inclure aussi un hôpital, dont le personnel était composé de religieuses.

Vers les années 1880, le gouvernement commença à implanter les Écoles industrielles indiennes. Certaines, comme celle de Dunbow, furent créées pour être spécifiquement des écoles industrielles, tandis que quelques-unes des missions déjà implantées ou des écoles résidentielles commençaient également à recevoir des fonds en tant qu’écoles industrielles. Au cours de la décennie 1890, le gouvernement commença à financer un système de pensionnats indiens, et certaines des missions se développèrent pour inclure ce rôle. Les Oblats pouvaient desservir de nombreuses écoles de ce type en y jouant divers rôles. En général, l’un des pères devenait le directeur de l’école, en plus, souvent, d’être prêtre de la paroisse, tandis que des frères convers servaient d’hommes à tout faire et de techniciens.

Les Sœurs grises oeuvrèrent dans un certain nombre de ces écoles régies et financées par le gouvernement, y compris celles de Dunbow, de Fort Chipewyan, de Fort Providence et de l’Île-à-la-Crosse. Pour ce qui est du domaine de la santé, elles travaillaient à l’Hôpital général d’Edmonton (1895), à l’hôpital Holy Cross de Calgary (1891), à l’hôpital Sainte-Thérèse de Saint-Paul en Alberta (1926). Les Sœurs de la Providence oeuvrèrent également dans neuf écoles résidentielles de l’Ouest.

Dans les années 1920, le gouvernement fit construire de nouvelles écoles que l’on appela les Écoles résidentielles indiennes. Les écoles industrielles indiennes existantes furent soit fermées, comme celle de Dunbow, soit transformées en écoles résidentielles. Les Oblats conservèrent différents rôles dans ce système des écoles résidentielles – à nouveau, le plus souvent, en tant que directeurs. Les frères convers, comme il se doit, tenaient différents rôles. Plus tard, des activités agricoles ayant été intégrées aux missions et aux écoles, les frères convers contribuèrent aux travaux agricoles.

Lac la Biche, AB - Grey Nuns, 1895. (OB1023 - Oblate Collection at the PAA)Les sœurs, dirigées par une mère supérieure, étaient des enseignantes, des puéricultrices, des infirmières et des domestiques. La mère supérieure et le directeur, qui était souvent un Oblat, entraient parfois en conflit, pour des questions telles que les salaires. Les Sœurs de la Providence, travaillant dans les écoles résidentielles de l’archevêché de Grouard-McLennan, convinrent avec l’archevêché/vicariat apostolique, en 1893, de travailler en n’étant uniquement que logées et nourries. Bien que cet arrangement eût dû n’être que temporaire, les Sœurs se voyaient régulièrement refuser leurs demandes de salaires. En tant que travailleuses non salariées, les Sœurs étaient dépendantes matériellement de l’archevêché.

Différentes congrégations religieuses féminines ont également dirigé des écoles à travers tout l’Alberta et l’Ouest, en commençant par Saint-Albert. La plupart de ces écoles desservaient des communautés de Blancs autant que de Métis, comme à l’Île à la Crosse. On trouvait des couvents ou des écoles de missions en de nombreux endroits : à Edmonton, Red Deer, Pincher Creek, Morinville, Lac La Biche (après 1905) et à la mission de Saint-Augustin (après 1907).

La collaboration entre les congrégations religieuses féminines et les Oblats se poursuit aujourd’hui, à travers l’échange d’informations archivistiques et dans leur mission commune de conserver le patrimoine de la communauté catholique du Canada.

Références bibliographiques

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