hide You are viewing an archived web page, collected at the request of University of Alberta using Archive-It. This page was captured on 17:27:31 Dec 08, 2010, and is part of the HCF Alberta Online Encyclopedia collection. The information on this web page may be out of date. See All versions of this archived page.

Heritage Community Foundation Presents
Alberta Online Encyclopedia

This Site
The Encyclopedia

Le vicariat apostolique de l'Athabaska-Mackenzie

Les missionnaires oblats évangélisent dans le Grand Nord, accèdent aux bassins hydrographiques de l’Athabaska et du Mackenzie et traversent les montagnes du Yukon et se rendent même en territoire américain, en Alaska, qui n’était pas sous leur juridiction. Le Vicariat apostolique de l’Athabaska-Mackenzie est érigé en 1862 et Mgr Henri Faraud est nommé son vicaire apostolique, mais à cause de ses problèmes de santé, le vicariat est administré surtout par son vicaire, Mgr Isidore Clut.

Les missions du Vicariat apostolique de l’Athabaska-Mackenzie sont caractérisées par des conditions climatiques difficiles, l’isolement, le manque de vivres et de ressources.
Si, durant les premières années, les marchandises des oblats sont transportées gratuitement par la Compagnie de la Baie d’Hudson, il arrive que à cause de l’incessante augmentation du nombre de missionnaires catholiques et, en conséquence, de leur approvisionnement, que les administrateurs demandent aux Oblats de s’occuper de leur propre transport. C’est ainsi qu’en consultant la carte géographique et en essayant la route riveraine en 1856, Mgr Taché et les Oblats commencent à utiliser la rivière Athabasca pour leur transport, au début en canot et, plus tard, des barques de York. Cette rivière était depuis longtemps considérée comme trop dangereuse, la CBH ayant perdu plusieurs canots et leurs hommes dans les rapides de l’Athabasca et depuis ce temps, n’utilisait que le très long Portage-la-Loche pour son transport vers le Nord, au lieu de risquer ses hommes. Les Oblats développent la mission de Notre-Dame-des-Victoires au lac la Biche comme entrepôt pour le matériel qui y est transporté en charrettes de la Rivière-Rouge, et la grande ferme qui y est développée sert de centre d’approvisionnement pour les missions du Grand Nord. Ce sera 1869 avant que la mission soit officiellement intégrée dans le vicariat de l’Athabaska-Mackenzie.

Les gestionnaires de la CBH observent les Oblats dans leurs opérations de transport, et en 1889, après avoir « emprunté » leurs guides riverains, ils montent leur bateau à vapeur sur l’Athabasca. Ceci met fin aux brigades de transport de la mission du Lac-la-Biche, et les Oblats font, encore une fois, passer leurs marchandises sur le bateau de la CBH. Ce ne sera pas long avant que le Vicariat se grée de ses propres bateaux, la croissance de leurs missions l’obligeant. Le premier est le St-Joseph (1893), qui voyage sur le lac Athabasca et la rivière du même nom, et le St-Alphonse (1895) sur la rivière Athabasca et le fleuve Mackenzie. Des frères oblates en deviennent les capitaines, ils sont  les « frères navigateurs », spécialistes dans la construction des bateaux, la mécanique et les techniques de navigation.

Les Oblats accèdent au bassin de l’Athabasca en 1847, lorsque le père Taché est envoyé au fort Chipewyan sur le lac Athabasca pour évangéliser les indigènes du Nord. Les plus importantes missions dans cette grande région sont La Nativité auprès du fort Chipewyan et la mission Saint-Charles au fort Dunvegan sur la rivière-la-Paix. Le fort Chipewyan, à 700 kilomètres au Nord de l’Île-à-la-Crosse, est fréquenté par les Montagnais (Tchipewyane ou Déné), ainsi que par des Cris et des Métis. Le père Taché fait plusieurs voyages de mission chez les autochtones du fort Chipewyan au lac Athabasca et au Grand lac des Esclaves.

La résidence de La Nativité est fondée, non loin du fort Chipewyan en 1850, lorsque le père Henri Faraud devient son résident permanent. Celle-ci deviendra une mission d’importance avec une résidence, sa chapelle, une ferme et une école. Vers la fin de 1864, environ 600 autochtones catholiques fréquentent cette mission. De la Nativité, les Oblats visitent aussi les missions de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs à Fond-du-Lac, Saint-Henri au fort Vermilion sur la rivière-la-Paix et Saint-Isidore sur l’Athabasca.

R.P. Albert Lacombe, OMI, Nov. 1911. (OB3146 – Collection Oblate aux Archives Provinciale de l’Alberta)Dans la région de la rivière-la-Paix, la mission principale des oblats est au fort Dunvegan, poste de traite fréquenté par les Castors, peuple déné. Le diocésain, M. Bourassa visite le fort de 1845 à 1848; le pèreAlbert Lacombe s’y rend en 1855, et il est suivit par Mgr Faraud en 1859. Quelques missions sont laissées en friche pendant un certain temps, mais Mgr Faraud décide de reprendre la région de la rivière-la-Paix  et faire concurrence aux  missionnaires protestants. Quatre missions sont fondées : St-Henri au fort Vermillion, St-Pierre au fort St-Jean, Notre-Dame-des-Neiges au fort Hudson Hope (Portage des Montagnes Rocheuses) et finalement St-Charles au fort Dunvegan. St-Charles, qui devient une résidence oblate en 1873 est desservie par le père Christophe Tissier jusqu’en 1883.

À l’est de la rivière-la-Paix, les Oblats ont des missions dans la région du Petit-lac-des-Esclaves. La mission de Saint-Bernard a le père oblat René Rémas comme résident en 1872. Cette mission, qui dessert les familles crises et métisses, a une croissance rapide, et en 1894, les Sœurs de la Providence viennent s’occuper de l’école pensionnat. Des missions sont aussi fondées à Wabasca (Saint-Martin) en 1897 et au lac Esturgeon (Saint-François-Xavier, renommé Calais) en 1900.

Dans la section Mackenzie du vicariat, les Oblats doivent visiter un territoire encore plus vaste que celui de l’Athabaska. En 1852, le père Faraud se rend en visite de mission au fort Resolution auprès du Grand lac des Esclaves. Il fait la concurrence aux missionnaires protestants qui convoitent aussi l’âme des autochtones de la région. Faraud fonde la mission Saint-Joseph au fort Résolution en 1856, et elle deviendra une des missions les plus réussies du district et la mission mère pour toute la région sud du Mackenzie, incluant des missions au fort Simpson, au fort Räe, le fort Liard et la rivière aux Foins.

Une visite de mission annuelle se fait par les Oblats au fort Simpson dès 1858, lorsque le père Grollier s’y rend, mais cette région est surtout dominée par les missionnaires anglicans. La mission Saint-Michel au fort Räe est aussi fondée par le père Grollier en 1859, et elle devient une résidence en 1873. Il y avait une mission au fort Liard lorsque le père oblat Gascon visite les Esclaves en 1860; la mission Sainte-Anne est aussi inaugurée par le père Gascon en 1869.

La mission de la Providence est fondée par Mgr Grandin aux rapides de la rivière Mackenzie en 1861. L’année suivante, le père Gascon et le frère Boisramé construisent une maison-chapelle à cette mission. En 1867, les Sœurs Grises se chargent d’un orphelinat et de l’école. De Providence, des visites de mission se font aux missions environnantes de Sacré-Cœur au fort Simpson, Saint-Raphaël au fort Liard, Saint-Paul au fort Nelson et Saint-Anges au fort Halkett.

R.P. Émile Petitot, OMI (OB7965 - Collection Oblate aux Archives Provinciale de l’Alberta)Les Oblats voyagent encore plus loin dans le district du Mackenzie et se rendent au fort Good Hope en 1860. Mgr Taché envoie le père Grollier pour établir le contact avec les Inuits, et pour évangéliser les Autochtones qui viennent faire le troc au fort, surtout les Peaux-de-Lièvres. Le missionnaire anglican William Kirkby arrive en même temps que lui. Grollier fonde la mission de Notre-Dame-de-Bonne-Espérance au fort Good Hope, mais tombe malade et décède à sa mission en 1864. De fort Good Hope, plusieurs missionnaires s’aventurent encore plus loin dans le Grand-Nord. Le père Émile Petitot œuvre chez les Peaux-de-Lièvres du fort Norman et du Grand lac de l’Ours entre 1863 et 1864, tandis que le père Séguin se rend au fort McPherson, et évangélise les Inuits du Yukon. "Some of the missions under the umbrella of Fort Good Hope were Saint-Nom-de-Marie at Fort Anderson, Ste-Thérèse at Fort Norman, St-Barnabé at La Maison Lapierre and St-Jean at Fort Yukon. "

Vers 1898, le vicariat de l’Athabaska-Mackenzie a 62 Oblats qui oeuvrent dans 18 missions et plusieurs écoles opérées par les Sœurs de la Providence et les Sœurs Grises. Trois ans plus tard, le vicariat est scindé en deux pour devenir le vicariat apostolique de l’Athabaska et le vicariat apostolique du Mackenzie.

Références bibliographiques

Champagne, Claude. Les débuts de la mission dans le Nord-Ouest canadien: Mission et église chez Mgr Vital Grandin, o.m.i. (1829-1902). Ottawa: Éditions de l’Université d’Ottawa, 1983.

Champagne, Joseph-Étienne, o.m.i., Les Missions Catholiques dans l’Ouest Canadien (1818-1875). Scolasticat Saint-Joseph, Ottawa: Éditions des Études Oblates, 1949.

Huel, Raymond. Proclaiming the Gospel to the Indians and the Métis. Edmonton: University of Alberta Press and Western Canadian Publishers, 1996.

Levasseur, Donat, (O.M.I.) Histoire des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée: Essai de synthèse. Vol. I: 1815-1898. Montréal: Maison Provinciale, 1983.

____________. Les Oblats de Marie Immaculée dans l’Ouest et le Nord du Canada, 1845-1967. University of Alberta Press and Western Canadian Publishers, 1995.


Albertasource.ca | Contact Us | Partnerships
            For more on Missionary Oblates in Western Canada, visit Peel’s Prairie Provinces.

Copyright © Heritage Community Foundation All Rights Reserved