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Les Métis dans l'Ouest du Canada: O-Tee-Paym-Soo-Wuk

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Les débutsLe peuple et leurs communautésCulture et mode de vie
Libre échange à la rivière Rouge

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Pétition des Métis pour le statut particulier 1845

À ALEXANDER CHRIS TIE, Me.,
Gouverneur de la colonie de " Red River "

Colonie de " Red River ", 29 août 1845.

Monsieur, Croyant fermement en ce moment que, comme natifs de ce pays et Métis ayant le droit de chasser sur les territoires de la compagnie de la Baie d'Hudson lorsque nous le croyons approprié, puis de vendre les fourrures au plus offrant et, doutant que l'on peut nous empêcher de commercer et de trafiquer les fourrures entre nous, nous aimerions avoir votre opinion à ce sujet afin d'éviter de procéder contre des lois d'Angleterre ou des privilèges de la respectable compagnie et ainsi vous présentons comme Gouverneur de la colonie de " Red River ", quelques demandes, auxquelles nous vous prions de répondre

1. Est-ce qu'un Métis pionnier a le droit de chasser dans ce pays?

2. Un natif (non Indien) de ce pays a-t-il le droit de chasser?

3. Si un Métis a le droit de chasser, peut-il embaucher d'autres Métis pour chasser?

4. Est-ce qu'un Métis peut vendre ses fourrures à qui il lui plaît de le faire?

5. Un Métis doit-il vendre ses fourrures à la compagnie de la Baie d'Hudson au prix que la compagnie juge approprié de lui donner?

6. Est-ce qu'un Métis peut recevoir des fourrures comme présent d'un Indien ou d'un membre de la famille d'un Indien?

7. Est-ce qu'un Métis peut embaucher un Indien de sa famille pour chasser pour lui?

8. Un Métis peut-il commercer les fourrures avec un autre Métis de l'intérieur ou de l'extérieur de la colonie?

9. Est-ce qu'un Métis peut commercer les fourrures d'un Indien de l'intérieur ou de l'extérieur de la colonie?

10. À l'égard du commerce des fourrures ou de la chasse, est-ce que des Métis ou des natifs d'origine européenne ont des droits ou des privilèges que les autres Européens n'ont pas?

11. Peut-on empêcher un pionnier qui a acheté du terrain de Lord Selkirk ou même de la compagnie de la Baie d'Hudson, sans condition ou sans entente sur l'endroit où il pourrait chasser ou sans céder son droit au commerce des fourrures, de commercer ses fourrures avec des pionniers de la colonie ou même à l'extérieur de la colonie?

12. Est-ce que les limites de la colonie sont définies par la loi municipale à l'égard de la permission Selkirk ou de la vente à un Indien?

13. Si une personne ne peut pas faire le commerce des fourrures, à l'intérieur ou à l'extérieur de la colonie, peut-elle les acheter pour elle-même ou sa famille, et en quelle quantité?

14. N'ayant jamais vu ni connu d'avis officiels, sauf un rapport disant que la compagnie de la Baie d'Hudson avait des privilèges spécifiques que les sujets britanniques, les natifs, les Métis et les résidents de la colonie n'ont pas, nous désirons savoir quels sont ces privilèges et les pénalités qui sont rattachées à une infraction à ces privilèges?

Nous demeurons vos humbles serviteurs,
JAMES SINCLAIR, BAPTIST LA ROQUE, THOMAS LOGAN,
JOHN DEASE, ALEXIS GAULAT, LOUIS LETENDRE dit BATOCHE
WILLIAM McMILLAN, ANTOINE MORRAN, BAT. WILKIE,
JOHN VINCENT, WILLIAM BIRD, PETER GAROCH,
HENRY COOK, JOHN SPENCE, JOHN ANDERSON,
ADALL TROTTIER, THOMAS McDERMOT, CHARLES HOLE,
JOSEPH MONKMAN, BAPTIST FARMAN2

Il semble qu’au même moment, plusieurs des brillants jeunes hommes de « Red River » ont commencé à commercer librement. D’après les paroles de Margaret MacLoed :

Mais le commerce libre ouvrit la porte à l’entreprise réellement prometteuse au pays, le commerce des fourrures. Les fourrures engendraient des rendements profitables, certainement en produits de « St Peter » sur le Mississippi et parfois en or ou en dollars. Nombre d’entre eux se pressaient de commercer les fourrures. Partout autour de « Red River », au lac Manitoba, à Portage la Prairie, sur la rivière Winnipeg et le Roseau, ils chassaient ou commerçaient. Ils cachaient les fourrures dans leurs maisons, les étables, les bois le long des rivières, les falaises de chênes dans les prairies. Certains amenaient leurs fourrures à Kittson à Pembina. D’autres allaient à « St-Peter » même, telle cette troupe dont les aventures ont été reportées au journal non publié de Peter Garrioch et qui, afin d’éviter la guerre avec les Sioux, a raccourci la piste à travers les bois à l’est de « Red River », piste par la suite connue sous le nom « Crow Wing ».

Ceci n’était pas le commerce libre domestique des fourrures, par lequel la compagnie recevait assurément les fourrures. C’était le vrai commerce des fourrures, où les fourrures allaient à d’autres acheteurs. C’était absolument illicite et bien sur très risqué, car la pratique s’étendrait si elle n’était pas vérifiée et aussi parce que les prix élevés causés par cette pratique, encourageaient les Indiens à amener leurs fourrures depuis des centaines de milles.

Rien ne pouvait être plus éprouvant pour Grant que cette explosion du commerce libre. Comme gardien des plaines, comme shérif et magistrat, il se devait d’essayer de le supprimer. Mais, à cause des profits du commerce libre, leur façon de vivre et leur passé, son propre peuple était incité d’y prendre part. Si Grant faisait son devoir, il pouvait s’aliéner l’affection de son peuple. S’il ne le faisait pas, il pouvait perdre ses bureaux et son revenu.3

Finalement, après quatre années à voir de plus en plus de leur commerce quitter le pays et à amener les troupes britanniques pour essayer de contrôler ce problème, le nouveau chef facteur de Port Garry, John Ballenden choisit de porter plainte auprès de quatre Métis : Guillaume Sayer, McGillis, Laronde et Goulet, pour trafic illégal des fourrures.

Les Magistrats d’Assiniboine étaient assis sur le banc, au côté du régisseur Adam Thom de la cour « Quarterly » d’Assiniboine – parmi eux, Cuthbert Grant siégeait en jugement de son propre peuple. Ceci a été le début du procès notoire « Sayer » qui devait mettre fin à tout attentat légal de contourner le commerce libre à « Red River ».
Le procès de Guillaume Sayer était aussi le procès de l’ancienne organisation qui avait tenu le mouvement à « Red River » depuis l’association des compagnies en 1821. Par conséquent, c’était aussi le procès de Cuthbert Grant. Pouvait-il, assis au banc des magistrats, non seulement en vertu de son éducation et de sa réputation, mais aussi comme le gardien des plaines et chef des Métis – pouvait-il par son exemple, influencer les Métis de « Red River » à accepter la décision de la cour et le verdict de la loi. S’il ne le pouvait pas, son ministère pouvait être grandement diminué, sinon terminé.4

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