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Western Oblate Studies 5

Western Oblate Studies 3Les soeurs grises et les oblats: 154 ans de collaboration

 

Carole Boily
Archives des soeurs grises du Manitoba Winnipeg (Manitoba)

Not available in English.

Page 2

En 1845, Mgr Provencher nomme le père Aubert confesseur et directeur spirituel des soeurs grises. Provencher admire chez ce dernier «un zèle apostolique, une prudence rare, une discrétion à toute épreuve et une aménité soutenue»5 . En 1848, le père Aubert gagne, dans une loterie, un harmonium de fabrication locale. Il s'empresse de l'offrir aux religieuses. Cet objet, devenu un icone historique, qui appartient toujours aux soeurs grises, est en montre au Musée de Saint-Boniface. En 1850, quand le père Aubert est rappelé dans l'Est par son supérieur, les soeurs notent les obligations qu'elles lui doivent pour toutes les bontés à leur égard6 .

Le jeune frère Taché, de son côté, semble être très attachant. Les soeurs ressentent-elles un élan maternel à son égard, car il n'a qu'une vingtaine d'années à son arrivée à la Rivière-Rouge? Il est très évident par les chroniques et la correspondance des soeurs grises, qu'elles le tenaient en estime. Voici ce que soeur Lagrave écrit à son propos dans une lettre:

Je puis vous dire du bon Père Taché que c'est un Ange terrestre. La ferveur, la douceur et la charité brillent en Lui d'une manière toute particulière; Il possède de grands talents pour la chaire et la direction des âmes; en un mot c'est un enfant gâté de la Sainte Vierge7 .

Taché jouira tout au long de sa vie de l'estime que lui portrait les soeurs grises.

Les soeurs grises de Montréal profite du voyage du père F. X. Bermond, en route pour Saint-Boniface, pour placer sous sa protection les soeurs Gosselin et Ouimet. Ce dernier remplacera Aubert comme confesseur et directeur spiritual des soeurs, poste que Bermond va occuper pendant sept ans jusqu'à son départ en 1857 pour les missions de l'Oregon.

Le père Damase Dandurand figure souvent dans les chroniques des soeurs grises. En juillet 1900, il est «rappelé à Saint-Boniface à cause de son grand âge, 82 ans. Il a été nommé chapelain de l'Hospice Taché»8 . Son travail d'aumônier auprès des orphelines et des vieillards est apprécié de tous. Sa vigueur est étonnante: à 90 ans, il est capable de passer dix heures au confessionnal. Il sera l'aumônier à l'Hospice jusqu'en 1916.

Combien d'autres pères et frères oblats figurent-ils dans les chroniques de la Maison provinciale des soeurs grises? Dans l'index des cinquante premières années, nous relevons soixante-dix noms. Parfois, c'est seulement pour annoncer de petites nouvelles à leur sujet ou pour raconter leur participation à des fêtes religieuses dans leur chapelle ou à la cathédrale. Souvent, les soeurs racontent les soins médicaux qu'elles prodiguent aux oblats, et ce n'était pas toujours des grippes ou des rhumes qu'elles soignaient! Par exemple, le père Collignon, ayant été blessé en plein visage par l'explosion d'une caisse de poudre à fusil en 1872, reçoit des soins de soeur l'Espérance, dite Youville, à Saint-François-Xavier et, par la suite, des soeurs Gosselin et Sainte-Thérèse à Saint Boniface9 . Nous retrouvons souvent les soeurs au chevet des oblats à leurs dernières heures. C'est elles qui soignent le père Tissot, leur aumônier de longue date, peu avant son décès en 188510 .

À l'époque, le travail à Lebret semble être bien respecté. Voici ce qu'en dit le journal Le Manitoba le 22 novembre 1893:

Il y a 200 enfants sauvages à l'École Industrielle de Qu'Appelle, diocèse de St. Boniface, sous la direction du R. P. Hugonard, O.M.I. assisté du R. P. Comeau, jeune missionnaire oblat. Les Soeurs Grises sont chargées du soin des petites filles. Cette école est un objet de légitime fierté pour les catholiques. Des protestants haut placés dans le Département des Affaires indiennes, ont déclaré que c'était l'école la plus prospère et la plus économique, La Congrégation des Oblats et l'Institut des Soeurs Grises ont lieu de se réjouir du bien accompli dans cet établissement11 .

En 1897, les soeurs grises acceptent d'envoyer du personnel pour «l'École-Pensionnat des sauvages de NotreDame de l'Espérance» à Lestock, c'est ainsi que l'école est nommée dans le contrat entre les oblats et les soeurs grises. Voici les conditions du contrat signé en 1917:

1. Quoique que la dite école soit sous la direction du Révérend Père Principal et en dépende absolument pour le temporel, les Soeurs auront la régie interne de l'établissement conformément à leurs constitutions et usages, et demeureront toujours sous le gouvernement et la dépendance de la supérieure générale.

2. Une indemnité de cent dix piastres sera payée chaque année pour chaque soeur vocale et auxiliaire employée à la dite mission.

3. Les dites Soeurs seront logées et entretenues pour la nourriture aux frais du dit établissement.

4. Les Soeurs s'engagent à donner une instructionélémentaire aux enfants sauvages de la dite mission, garçons et filles, à même les ressources qui leur seront fournies par les Révérends Pères. Elle prendront la charge de la formation et de la surveillance des filles. En dehors des classes, les garçons seront entièrement sous la surveillance du Révérend Père Principal avec ceux qui seront devenus trop grands pour assister à la classe des Soeurs.

5. Les Soeurs continueront comme par le passé, à render aux Révérends Pères tous les services qui seront en leur pouvoir; les révérends Pères feront de même à l'égard des soeurs pour le spirituel et pour le matériel.

6. Dans le cas ou l'une ou l'autre des deux parties voudrait mettre fin au présent contrat, il devra enêtre donné avis d'une partie à l'autre un an d'avance12 .

Les statistiques tenus par les soeurs grises nous indiquent que cinquante enfants étaient inscrits au début de 1917; de ce nombre, huit sont partis et un est décédé Durant l'année. Du côté spirituel, on compte huit protestants baptizes et une conversion. Au cours de la même année, les soeurs ont rempli mille dix «prescriptions» et ont fait mille sept cent trente pansements. En 1931, quand les soeurs grises cè.dent leur place aux soeurs oblates, l'école compte quatre-vmgtdouze enfants.

En 1898, c'est à Portage-du-Rat, aujourd'hui Kenora (Ontario), que les soeurs grises acceptent de travailler avec les oblats. En lisant les chroniques, rédigées par soeur Duffin (Mary O'Brien), la première supérieure, nous voyons que les conditions de vie à l'école Saint-Antoine-de-Padoue n'étaient pas toujours faciles, et les soeurs devaient souvent faire face à des défis de taille. Elle raconte la maladie et le décès de la petite Victoria Ignace par une nuit glaciale, et ce, à peu:e ~eux mois après leur arrivée à Kenora et en l'absence du prmclpal, le père Cahill.

A few minutes past eleven, she took a coughing spell and died without a struggle in Sister's arms. No, never did it seem so hard to say God's will be done. Alone, without anyone to go on an errand; unacquainted with the doings and customs of the Indlans; strangers ln town; not a board ta make the coffin and such weather' With breaking hearts we laid her out, and in arder ta lessen the terror of the cruldren, we made her look as pretty as possible. But what a scene when her two sisters carne in the room! Indian-like they screamed, tore their hair and clothes, in a ward, gave Sister Duffin such a scare that she will never forget it13.

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