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Western Oblate Studies 5

Western Oblate Studies 3Les soeurs grises et les oblats: 154 ans de collaboration

 

Carole Boily
Archives des soeurs grises du Manitoba Winnipeg (Manitoba)

Not available in English.

Page 3

En 1930, quand les soeurs grises cèdent leur place aux soeurs de Saint-Joseph, il y avait sept soeurs qui s'occupaient de quatre-vingts enfants.

De 1889 à 1905, les soeurs grises sont présentent à l'École industrielle de Saint-Boniface, gérée par les oblats. Les jeunes autochtones apprennent la menuiserie, la cordonnerie, l'imprimerie, la couture, le tricot, la musique et la catéchèse.

C'est en 1884 que la collaboration entre les deux communautés sommence à se formaliser. Le père J. Hugonard doit diriger l'Ecole industrielle de Lebret (Saskatchewan). Quatre soeurs grises, sous la direction de soeur Lalumière, sont affectées au personnel de l'école; les soeurs grises y travailleront jusqu'en 1975. Les chroniques des soeurs nous renseignent abondamment sur les oblats.

Après sa fermeture en 1905, les enfants sont placés dans des écoles situées à proximité de leur réserve.

En 1906, les soeurs Lajoie (Émilie Caron) et MargueriteMarie (Philomène Lavoie) arrivent à Fort Frances pour travailler à l'école Sainte-Marguerite, le but premier de l'école étant l'éducation des enfants des réserves avoisinantes. Dès leur arrivée, les deux religieuses ont la charge de trente-deux enfants. Malgré toute leur bonne volonté, elles ne suffisent pas à la tâche. Soeur Lajoie, qui a plus de 60 ans, écrit à mere Despins, supérieure provinciale, pour lui demander du renfort. Deux autres soeurs sont envoyées à Fort Frances. La lecture des chroniques (environ 1 220 pages en tout), nous montre que le champ d'activités des soeurs dépasse largement l'éducation. Souvent, en faisant la visite des réserves, les oblats rencontrent des malades et les ramènent à l'école pour que les soeurs en prennent soin. Toutefois, avec l'ouverture de l'Hôpital La Vérendrye en 1941, on cesse d'apporter les malades à l'école.

Les soeurs grises travaillent à l'école jusqu'à sa fermeture par le gouvernement en 1974. Il est intéressant de lire dans les chroniques que, le 19 juillet 1974, «[Iles chefs Indiens tiennent une Assemblée au gymnase de l'école en vue de garder la Résidence des élèves ouverte. Discussion toute la journée avec les représentants du Gouvernement. On prévoit bien une réponse négative»14 .

Durant les années trente, les oblats semblent privilégier la fondation d'hôpitaux. Toutefois, les oblats, qui ont la maind'oeuvre pour la construction des édifices, ont besoin de l'aide pour la gestion. Pour cela, ils doivent faire appel aux soeurs grises.

En 1931, c'est l'ouverture de l'Hôpital Sainte-Thérèse à Chesterfield Inlet (Nunavut). Construit par les oblats, cet hôpital leur appartient toujours. Les soeurs grises de Nicolet acceptent d'y envoyer des religieuses. Cet apostolat dans l'extrême Nord n'est pas facile. Les communications sont difficiles, et l'approvisionnement n'est pas toujours ponctuel. Il faut aussi s'habituer à vivre avec le soleil de minuit une bonne partie de l'année. En 1968, les soeurs de Nicolet acceptent de transférer cette mission aux soeurs de Saint-Boniface. Ces dernières ont un accès plus facHe à Chesterfield Inlet et peuvent aussi fournir des religieuses qui parlent l'anglais. L'Hôpital Sainte-Thérèse change de vocation au milieu des années soixante-dix. Avec l'ouverture d'une clinique externe qui dispense les soins de santé, l'hôpital devient une résidence pour personnes handicapées. Encore aujourd'hui, les soeurs grises assurent les soins de santé aux résidants de l'hôpital. Dans un avenir rapproché, les soeurs grises devront quitter Chesterfield Inlet, car leur nombre est à la baisse, et leur santé déclinante.

En 1937, les oblats demandent aux soeurs grises de venire à Berens River (Manitoba) pour gérer l'Hôpital Notre-Damedes- Neiges. Les cinq soeurs affectées à l'hôpital quittent Selkirk sur le bateau Keenora qui les conduit à Berens River. Lasupérieure du groupe, soeur Marie-du-Carmel (Claudia Landry) se charge, en plus des consultations à l'hôpital, des visites à domicile. Ces visites se font à pied, en chaloupe ou encore en traîneau à chiens. Les soeurs consignent les statistiques suivantes dans leurs chroniques:

Du 7 septembre au 31 décembre 1937, nous avons
enregistré 27 malades.
Jours d'hospitalisation - 234
Prescriptions au dispensaire - 286
Pansements faits - 29
Traitements divers - 5
Dents extraites - 3
Visites à domiciles - 2215 .

De 1937 jusqu'à 1975, date de la fermeture de l'hôpital, cent dix-huit soeurs grises ont oeuvré à l'Hôpital Notre-Dame-des-Neiges.

Le 12 novembre 1986, les oblats et les soeurs grises sont ébranlés par la disparition de Mgr Omer Robidoux, de soeur Lise Turcotte et du père Théophile Didier dans un accident d'avion près de Rankin Inlet. Leur décès est un dur coup pour le diocèse de Churchill-Baie d'Hudson.

Au fil des années, les liens entre les soeurs grises et les oblats ont toujours été très forts. On pourrait sans aucun doute ajouter maints exemples et anecdotes pour montrer la fraternité qui existe entre ces deux communautés religieuses. Aujourd'hui, la collaboration prend différentes formes. Par exemple, les Archives des soeurs grises et les Archives des oblats s'échangent des informations pour continuer l'histoire des deux communautés, car il est difficile de faire l'histoire de l'une sans faire mention de l'autre.

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